Il est minuit moins une: le gouvernement canadien doit s'objecter rapidement au projet d'accord discuté à l'OMC



    GENEVE, Suisse, le 26 juill. /CNW Telbec/ - L'Union des producteurs
agricoles (UPA) s'objecte fortement au projet d'accord sur le commerce
agricole, concocté en catimini vendredi soir par les 7 principales puissances
commerciales (Australie, Brésil, Chine, Etats-Unis, Inde, Japon, Union
européenne) et circulant depuis parmi les 153 autres pays représentés à l'OMC.
    L'UPA demande au gouvernement canadien d'annoncer publiquement qu'il
refuse d'entériner ce projet. "Le gouvernement canadien a pris l'engagement
formel de ne pas signer d'accord menaçant l'intégralité des productions
agricoles canadiennes sous gestion de l'offre, soit le lait, les oeufs et la
volaille. Il doit être conséquent, passer de la parole aux gestes et indiquer
clairement à ses partenaires commerciaux que le projet lui est inacceptable
dans sa forme actuelle. Il est minuit moins une et le gouvernement canadien
doit agir rapidement", a déclaré de Genève le président de l'UPA, M. Christian
Lacasse.
    La position de négociation canadienne, conformément à une motion unanime
adoptée par la Chambre des communes en novembre 2005, était de n'accepter
aucune réduction tarifaire et aucune augmentation de l'accès au marché des
productions sous gestion de l'offre dans un éventuel accord à l'OMC. Le
ministre canadien du Commerce international, M. Michael Fortier, a d'ailleurs
réitéré publiquement cette position cette semaine. "Nous avons en rencontre
bilatérale et en assemblée avec tous les autres pays affirmé que nous étions
résolument engagés envers la gestion de l'offre. Nos partenaires le savent, ce
n'est pas une position qui est nouvelle pour le Canada, et nos partenaires
aussi, commerciaux, savent que c'est une position qui a été, qui est appuyée
par le Parlement du Canada et c'est donc une position qui est bipartisane et
qui a fait l'objet de plusieurs motions au Parlement du Canada", a déclaré le
ministre Fortier. Pourtant, le gouvernement canadien est resté silencieux
jusqu'à maintenant quant au projet circulant depuis vendredi.
    Le projet d'entente discuté actuellement prévoit d'importantes réductions
des tarifs douaniers qui laisseraient libre cours au dumping, sur le marché
canadien, de produits laitiers et avicoles étrangers. Le projet d'entente
permettrait également à ces mêmes pays étrangers de maintenir leurs
importantes subventions agricoles en ne réduisant qu'une partie des
subventions non permises. Pour les subventions permises, c'est le bar ouvert.
    "Si le gouvernement canadien signait le projet d'accord actuel, il
mettrait à risque plus de 40 % des recettes agricoles québécoises et,
conséquemment, quelque 70 000 emplois directs et indirects à la ferme et dans
la transformation. Ce n'est pas seulement l'avenir de nos fermes, c'est la
stabilité économique de nos régions qui est en jeu. De plus, ce qui est sur la
table menace également les programmes de sécurité du revenu dans les autres
productions. Ce projet est nuisible pour l'ensemble de l'agriculture
québécoise et canadienne. Voilà autant de raisons de rejeter un aussi mauvais
projet d'accord", a continué M. Lacasse.
    Les quelque 8 000 fermes québécoises sous gestion de l'offre - laitières,
avicoles et d'oeufs de consommation et d'incubation - font vivre quelque
15 000 producteurs et leurs familles. La valeur de la production à la ferme
s'élève à 2,6 milliards de dollars. Les secteurs sous gestion de l'offre
génèrent près de 4 milliards de dollars de PIB et plus de 70 000 emplois. Pour
plus d'information sur l'OMC, la gestion de l'offre et la coalition GO5 :
www.go5quebec.ca




Renseignements :

Renseignements: François Dumontier, Conseiller, Relations publiques et
gouvernementales, (450) 679-0540, poste 8704, Cellulaire: (514) 713-0530;
Source: Eliane Hamel, Directrice des communications, Union des producteurs
agricoles


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