Horaires de faction et temps de réponse en région - Les ambulanciers-paramédics augmentent leurs moyens de visibilité - Ils réclament des engagements fermes des partis politiques



    MONTREAL, le 18 mars /CNW Telbec/ - Sur le coup de 9 h 30, le lundi
19 mars, les sirènes des ambulances de 55 localités, ou municipalités, ou
zones du Québec retentiront durant cinq minutes. S'ensuivra un silence de
5 minutes. Dix minutes en tout, dix minutes pour nous conscientiser sur le
temps perdu en attente d'une ambulance, temps perdu en raison des horaires de
faction. C'est là un des moyens de visibilité que déploieront, durant la
dernière semaine de la campagne électorale, le Rassemblement des employés
techniciens ambulanciers-paramédics du Québec (RETAQ-CSN) et l'Association des
travailleurs du préhospitalier (ATPH-CSN) pour sensibiliser les partis
politiques à l'urgence de transformer les horaires de faction encore en
vigueur dans les services ambulanciers-paramédicaux en horaires réguliers.

    Un appel aux partis politiques

    En conférence de presse, ce matin à Montréal, le vice-président de la
Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN (FSSS-CSN),
Jeff Begley, a réclamé des chefs des partis politiques qu'ils s'engagent
fermement et publiquement, cette semaine, à transformer les horaires de
faction en horaires réguliers dans les services ambulanciers-paramédicaux dans
55 zones, là où ce n'est pas fait. On retrouve encore des horaires de faction
en Abitibi-Témiscamingue-Ungava, dans le Bas Saint-Laurent, au Coeur du
Québec, sur la Côte-Nord, en Estrie, en Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, dans
les Laurentides, dans Lanaudière, en Montérégie, en Outaouais, dans
Québec-Chaudière-Appalaches et au Saguenay-Lac Saint-Jean.

    Des gestes concrets à court terme

    Accompagné à la rencontre de presse par le vice-président du RETAQ-CSN,
Dino Emond, le représentant de la FSSS-CSN a aussi demandé aux chefs des
partis politiques de concrétiser, à court terme, la mise en place, dans trois
régions du Québec, des projets pilotes de transformation de ces horaires de
faction. "Ca nous permettrait de réduire le temps d'attente des ambulances à
Baie-Comeau, dans Portneuf et au Saguenay-Lac Saint-Jean", a-t-il dit.
    "Nous voulons que les chefs des partis politiques s'engagent en faveur
des trois projets pilotes avant la fin de la campagne électorale. Nous allons
être là pour leur rappeler", a affirmé pour sa part Dino Emond.

    Un ambulancier-paramédic de Baie-Comeau

    Participant à la conférence de presse, Claude Lafrance, un
ambulancier-paramédic de Baie-Comeau, a illustré l'impact des horaires de
faction sur les services à la population. "Selon notre expérience dans un
secteur particulier à Baie Comeau, en comparaison d'un horaire à l'heure, 16 à
17 minutes supplémentaires sont nécessaires, avec un horaire de faction, avant
d'être  auprès de la personne en détresse.".

    Un comité de travail

    "A la demande des syndicats et de notre fédération, le ministre de la
Santé et des Services sociaux du Québec a mis sur pied, en décembre dernier,
un comité de travail pour revoir toute la question des services
préhospitaliers, dont les horaires de faction. Le comité a accompli jusqu'ici,
y compris la semaine dernière, de bons travaux, encourageants, mais les
résultats qui auraient pour effet d'améliorer les services à la population
tardent à se concrétiser. D'où le pressant appel que nous lançons aux partis
politiques, et plus particulièrement à leurs chefs", a aussi déclaré
Jeff Begley.
    Déjà en campagne sur ce sujet, le RETAQ et l'ATPH seront donc forts
actifs en cette dernière semaine de campagne électorale. Ils augmenteront
leurs moyens de visibilité dans le but de continuer à sensibiliser les partis
politiques à l'importance de ce dossier.

    Les horaires de faction

    L'existence d'horaires de faction dans plus d'une cinquantaine de zones
urbaines et semi-urbaines a pour effet d'ajouter inutilement des délais de
plusieurs minutes à ceux normalement requis en situation d'urgence. Les
ambulanciers-paramédics affectés à de tels horaires ne sont pas dans leurs
véhicules à attendre les appels, mais bien à leurs domiciles, contrairement à
leurs collègues des centres urbains. En clair, les paramédics en faction sont
en attente chez eux, 24 heures sur 24, jusqu'à sept jours consécutifs. Avant
de répondre à un appel, ils doivent donc se rendre à la caserne où se situe
l'ambulance. Ce délai s'ajoute à celui normalement requis.

    Moyens de visibilité

    Sirènes et silence : sur le coup de 9 h 30, le lundi matin 19 mars, les
sirènes des ambulances se feront donc entendre durant cinq minutes. Puis 
elles se tairont cinq minutes. Dix minutes pour nous conscientiser sur le
temps perdu en attente d'une ambulance, temps perdu en raison des horaires de
faction.
    La caravane : la caravane spéciale des paramédics, active durant la
campagne électorale, continuera de sillonner certaines régions du Québec pour
rappeler l'importance d'améliorer les services ambulanciers directs en région.
    Un rassemblement : le vendredi 23 mars, la caravane des paramédics
s'arrêtera à Québec. Des paramédics de tous les coins du Québec convergeront
alors vers un grand rassemblement. L'endroit et l'heure demeurent à
déterminer.

    Rappel de quelques faits

    Décembre 2006 : mise sur pied, à la demande du RETAQ-CSN, de l'ATPH-CSN
et de la FSSS-CSN, du comité de travail pour revoir les services
préhospitaliers.
    Automne 2006 : le RETAQ-CSN, l'ATPH-CSN et la FSSS-CSN rencontrent le
ministre de la Santé et des Services sociaux et lui soumettent un plan visant
à améliorer les services préhospitaliers.
    Eté 2006 : 35 000 personnes ont signé une pétition demandant que l'on
réduise les longs délais de réponse des ambulanciers-paramédics en région en
raison des horaires de faction.
    Décembre 2000 : le rapport du Comité national sur la révision des
services préhospitaliers, appelé aussi rapport Dicaire, recommande la
transformation des horaires de faction, selon un échéancier s'étalant de juin
2001 à décembre 2005.
    1988 : Mise en place, pour une période "temporaire", disait-on, des
horaires de faction dans les régions urbaines et semi-urbaines.

    Représentation syndicale

    Le RETAQ-CSN et l'APTH-CSN représentent plus de 3 000 paramédics,
employé-es de soutien, répartitrices et répartiteurs du Québec. Ils sont
affiliés à la FSSS-CSN, qui compte plus de 110 000 membres oeuvrant dans le
réseau de la santé et des services sociaux. La CSN regroupe plus de 300 000
travailleuses et travailleurs évoluant dans tous les secteurs d'activité.




Renseignements :

Renseignements: Michel Crête, CSN-Information, (514) 703-0775 ou (450)
743-9135; Yves Coderre, responsable de l'information du RETAQ-CSN, (514)
795-0582; Source: Confédération des syndicats nationaux (CSN)


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