Hausses de loyer pour 2008: le FRAPRU incite les locataires à se prévaloir de leurs droits



    MONTREAL, le 28 janv. /CNW Telbec/ - "Faute d'un contrôle efficace des
loyers, la Loi reconnaît au moins aux locataires le droit de refuser les
hausses qu'ils jugeraient exagérées, tout en demeurant dans leur logement.
C'est la seule façon d'obliger les propriétaires à se montrer plus
raisonnables ou à devoir justifier leurs demandes à la Régie du logement".
C'est la mise en garde que le coordonnateur du Front d'action populaire en
réaménagement urbain, François Saillant, fait suite à la publication par la
Régie de ses taux d'ajustements pour 2008. Le FRAPRU précise que, même si ces
taux ne sont fournis qu'à titre indicatif, ils peuvent aider les locataires à
se faire une idée de ce qui est acceptable ou non comme augmentation de loyer.

    
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    LOGEMENTS CHAUFFES PAR LES LOCATAIRES MEMES                      0,7 %
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    LOGEMENTS CHAUFFES PAR LES PROPRIETAIRES
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        A l'électricité                                              0,8 %
    -------------------------------------------------------------------------
        Au gaz                                                       0,5 %
    -------------------------------------------------------------------------
        Au mazout                                                    1,3 %
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    Le FRAPRU ajoute que les taux doivent être majorés dans les cas de
hausses de taxes et-ou de travaux de rénovation majeure. Il conseille aux
locataires de s'adresser à leur comité logement ou leur association de
locataires pour les aider à évaluer la hausse pour leur propre logement, ainsi
que pour les assister dans leurs démarches futures.

    Trop, c'est trop !

    "Les années 2000 sont dures pour les locataires", estime
François Saillant qui appuie ses dires sur les chiffres publiés dans le
Rapport sur le marché locatif émis en décembre dernier par la Société
canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Celle-ci révélait que le coût
moyen d'un logement de deux chambres à coucher est passé de 509 $ à 647 $ par
mois dans la région métropolitaine de Montréal entre 2000 et 2007, pour une
hausse de 27 %. A Québec, l'augmentation moyenne a été de 24 %. Elle a été de
22 % à Gatineau, de 21 % à Sherbrooke, de 18 % à Trois-Rivières et de 12 % à
Saguenay. Le FRAPRU ajoute le coût a augmenté encore davantage dans les grands
logements familiaux de trois chambres à coucher et plus.
    L'organisme estime que cet accroissement a des conséquences bien
concrètes pour les locataires. Il a, par exemple, calculé qu'un parent seul
avec un enfant devrait travailler pas moins de 62 heures au salaire minimum
pour payer le coût moyen d'un 4 1/2 dans la région de Montréal, sans y
consacrer plus que la norme de 30 % de ses revenus. C'est cinq heures de plus
que ce qui était nécessaire en 2000. A Québec, la différence est de 4 heures.
A Gatineau, elle est de 3 heures. Le FRAPRU a aussi évalué que le loyer moyen
d'un 3 1/2 dans la région de Montréal représentait 84 % de la prestation
moyenne reçue par une personne seule à l'aide sociale contre 77 % en 2000.

    En 2006 et 2007, les hausses ont été supérieures aux indices de la Régie

    Marie-José Corriveau, organisatrice au FRAPRU, affirme quant à elle que
de nouvelles données publiées par la SCHL démontrent qu'en 2006 et 2007, les
hausses moyennes de loyer subies dans les logements déjà existants ont été
respectivement de 2,7 % et de 2,5 % au Québec.
    Selon Mme Corriveau, "ces chiffres sont bien supérieurs aux indices de la
Régie du logement". Elle explique ce phénomène par le faible pourcentage de
demandes de fixation à la Régie. En 2006-2007, ce nombre n'a été que de 8869,
ce qui représente tout juste 0,7 % de l'ensemble des logements locatifs du
Québec.
    Le FRAPRU ajoute par contre que les augmentations subies par l'ensemble
des locataires sont supérieures à celles accordées par la Régie du logement,
quand elle a l'occasion de se prononcer. En 2006, les augmentations accordées
par la Régie ont été de 1,7 %, alors que les loyers de l'ensemble des
locataires ont augmenté de 2,7 %. C'est 1,0 % de moins. Marie-José Corriveau
estime qu'en publiant les statistiques de la Régie ce matin, la Corporation
des propriétaires immobiliers du Québec s'est tirée dans le pied : "La CORPIQ
vient tout simplement de démontrer que les locataires gagnent à se défendre et
à refuser les augmentations exagérées"




Renseignements :

Renseignements: François Saillant, (514) 522-1010, (514) 919-2843
(cellulaire); Marie-José Corriveau, (514) 522-1010, (514) 386-1040
(cellulaire)

Profil de l'entreprise

Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)

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