Hausse du salaire minimum - Sortirons-nous les travailleuses et travailleurs de la pauvreté?



    MONTREAL, le 30 avr. /CNW Telbec/ - Le Front de défense des
non-syndiquéEs (FDNS) et le Collectif pour un Québec sans pauvreté se
réjouissent que le ministre du Travail, David Whissell, ait tenu la promesse
électorale de son parti en procédant, encore cette année, à une augmentation
du salaire minimum. A partir de demain, les personnes travaillant au salaire
minimum pourront bénéficier d'une augmentation de 0,50 $ de l'heure qui fera
passer le taux horaire régulier de 8,50 $ à 9,00 $. Le taux horaire pour les
personnes à pourboire passera quant à lui de 7,75 $ à 8,00 $.

    Une augmentation quand même insuffisante

    Cette augmentation n'est toutefois pas suffisante pour permettre aux
personnes travaillant 40 heures par semaine au salaire minimum de sortir de la
pauvreté, même si elle accroît légèrement leur pouvoir d'achat en ce temps de
crise. Il est important de faire la nuance entre un ajustement à
l'augmentation du coût de la vie et une augmentation réelle. Concrètement, de
2003 à 2008, le coût de la vie a augmenté de 13.3 %, contre 16.4 %
d'augmentation pour le salaire minimum. On parle donc d'une réelle
augmentation du pouvoir d'achat de 3,1 %, entre 2003 à 2008, pour les
personnes travaillant au salaire minimum. Les gains réels en salaire ne se
font sentir que depuis l'an dernier. En effet, l'augmentation de 0,50 $ en
2008 n'a permis de gagner qu'une hausse de salaire légèrement supérieure à
l'augmentation du coût de la vie. La deuxième hausse de 0,50 $, en vigueur à
partir de demain, permettra une amélioration plus marquée.

    Un écart à combler

    "Un rattrapage progressif s'effectue. Nous demandons au gouvernement du
Québec de continuer à améliorer les conditions des personnes travaillant au
salaire minimum afin qu'elles puissent sortir de la pauvreté. Pour ce faire,
le salaire minimum devrait être fixé à 10,66 $ l'heure", a indiqué Mélanie
Gauvin, porte-parole du FDNS. Selon Ian Renaud-Lauzé, porte-parole du
Collectif, "le gouvernement doit immédiatement réitérer sa promesse de hausser
le salaire minimum de 0,50 $ le 1er mai 2010 et s'engager, dès maintenant, à
poursuivre dans cette direction les années subséquentes". Rappelons qu'à 9,00
$ l'heure, une personne travaillant 40 heures par semaine au salaire minimum
aura un revenu hebdomadaire de 360 $ et un revenu annuel de 18 720 $, ce qui
représente un écart de 15,5 % par rapport au seuil de faible revenu (SFR) de
Statistique Canada, fixé à 22 164 $, avant impôt, pour une personne seule.
Pour le Collectif et le FDNS, l'augmentation du salaire minimum est
fondamentale au bien-être et à la dignité de dizaines de milliers de
travailleuses et de travailleurs du Québec.

    Le Front de défense des non-syndiquéEs (FDNS) est une coalition qui
regroupe plus de 25 groupes populaires et syndicaux. Son principal objectif
est l'amélioration des conditions de vie et de travail des personnes
non-syndiquées. Le FDNS mène plusieurs actions contre la précarisation du
travail et pour la hausse du salaire minimum.

    Actif depuis 1998, le Collectif pour un Québec sans pauvreté regroupe 33
organisations nationales québécoises, populaires, communautaires, syndicales,
religieuses, féministes, étudiantes, coopératives ainsi que des collectifs
régionaux dans quinze régions du Québec. Il mène actuellement la campagne
MISSION COLLECTIVE : bâtir un Québec sans pauvreté, dont l'une des trois
revendications porte sur le salaire minimum. La pétition de la campagne,
appuyée par près de 100 000 personnes et plus de 1000 groupes, sera déposée à
l'Assemblée nationale le 14 mai prochain.

    Renseignements :

    Mélanie Gauvin, porte-parole nationale pour le Front de défense des non-
    syndiquéEs; 514-270-7863 poste 25

    Martin Michaud, responsable des communications, Collectif pour un Québec
    sans pauvreté; cellulaire : 418-254-7238

    Marie-Josée Magny, porte-parole de la Mauricie pour le Front de défense
    des non-syndiquéEs; 819 692-2513

    Manon Brunelle, porte-parole de l'Estrie pour le Front de défense des
    non-syndiquéEs; 819 569-9993




Renseignements :

Renseignements: Mélanie Gauvin, porte-parole nationale pour le Front de
défense des non-syndiquéEs, (514) 270-7863 poste 25; Martin Michaud,
responsable des communications, Collectif pour un Québec sans pauvreté,
cellulaire: (418) 254-7238; Marie-Josée Magny, porte-parole de la Mauricie
pour le Front de défense des non-syndiquéEs, (819) 692-2513; Manon Brunelle,
porte-parole de l'Estrie pour le Front de défense des non-syndiquéEs, (819)
569-9993


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