Hausse des frais de scolarité : 1,1 à 2,4 milliards de dollars en moins pour les finances publiques

MONTRÉAL, le 8 nov. 2011 /CNW Telbec/ - La hausse des frais de scolarité pourrait entrainer des pertes fiscales de l'ordre de 1,1 milliard à 2,4 milliards de dollars et priver le Québec de 4000 à 9000 étudiants. C'est ce que révèle une note économique dévoilée par la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) aujourd'hui.

« Cette note démontre que l'augmentation des frais de scolarité annoncée par les libéraux va non seulement priver le Québec de milliers de diplômés, mais également le priver de recettes fiscales importantes. On savait déjà que cette hausse aurait des conséquences sur l'accès aux études, on sait maintenant qu'elle aura des conséquences graves sur les finances publiques. Il en ressort que la seule façon de relever les défis sociaux qui nous attendent est de maintenir abordables les études universitaires », explique Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.

Pour produire cette note, la FECQ a bénéficié de la collaboration spéciale de l'économiste Pierre-Guy Sylvestre. Pour l'économiste, cette note confirme ce que la littérature scientifique constate depuis plusieurs années. « Le constat est clair, augmenter les frais de scolarité va diminuer le nombre d'étudiants. C'est ce que nous révèlent les études économiques sérieuses depuis plusieurs décennies », résume Pierre-Guy Sylvestre, économiste.

La note Impact de la hausse des frais de scolarité sur la fréquentation et les finances publiques s'est basée sur les travaux d'une économiste québécoise ainsi que sur les études d'une chercheuse américaine. À l'aide de ces travaux, la FECQ a pu estimer l'impact de la hausse sur la fréquentation universitaire. La note économique conclut que la hausse de 1625$ sur 5 ans, combinée à l'augmentation des frais afférents, pourrait entraîner la perte de 4 000 étudiants lorsqu'on se fie aux études conservatrices et la perte de près de 9 000 étudiants lorsqu'on se fie aux études plus pessimistes, soit l'équivalent de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). La FECQ a ensuite estimé les impacts de cette perte d'étudiants sur les revenus fiscaux de l'état. Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé une note statistique du Ministère de l'Éducation qui évalue le total des taxes et impôts versés par un diplômé universitaire. On y conclut qu'en augmentant les frais de scolarité, l'État se prive de 1,1 milliard à 2,4 milliards de dollars sur la vie active des diplômés.

« La ministre de l'Éducation doit se rendre à l'évidence et cesser de prétendre que la hausse des frais universitaires sera sans impacts sur les étudiants et leurs familles. Nous étions déjà convaincus des conséquences graves de cette hausse sur l'accessibilité aux études, nous en avons maintenant la démonstration claire avec cette note économique. La ministre doit maintenant agir et trouver une autre façon de financer les universités », enchaîne le président de la FECQ.

Suite à cette note économique, la FECQ annonce qu'elle entamera une vaste campagne de sensibilisation auprès des familles de la région métropolitaine et de la ville de Québec. Cette campagne vise à démontrer les conséquences graves de la hausse des frais de scolarité sur les familles québécoises. « Il faut donner une chance à chaque enfant de fréquenter l'université. Cette chance passe par de bas frais de scolarité », précise Léo Bureau-Blouin.

Ces révélations arrivent à quelques jours d'une grande manifestation étudiante qui se tiendra le 10 novembre. Cette manifestation vise à convaincre le gouvernement de renoncer à la hausse de 1625$ des frais de scolarité. Pour l'occasion, plusieurs milliers d'étudiants seront en grève. De nombreux citoyens sont également attendus. « Le mouvement prend de l'ampleur. De plus en plus de familles et de travailleurs joignent leur voix à celle des étudiants, car ils se rendent compte que les projets du gouvernement Charest ne tiennent pas debout. Si on veut les meilleures universités, ça va nous prendre les meilleurs étudiants. Et pour ça, l'argent ne doit pas être un obstacle aux études », conclut Léo Bureau-Blouin.

La note économique Impact de la hausse des frais de scolarité sur la fréquentation et les finances publiques de la FECQ est disponible à l'adresse suivante : http://scr.bi/vGDrfc

L'économiste Pierre-Guy Sylvestre sera également disponible pour répondre aux questions.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente près de 60 000 étudiants réunis dans 23 associations étudiantes présentes sur l'ensemble du territoire québécois. Depuis 21 ans, elle défend et promeut les droits et intérêts des étudiants des cégeps.

SOURCE FEDERATION ETUDIANTE COLLEGIALE DU QUEBEC (FECQ)

Renseignements :

Charlotte Watson, coordonnatrice aux relations et aux communications, FECQ, bur. 514 396-3320, cell. 514 554-0576, courriel : crc@fecq.org, twitter : @charlottewats

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