GRÈVE DES PROCUREURS - FACE AUX PROPOS MENSONGERS DE LA MINISTRE COURCHESNE, LES PROCUREURS RÉCLAMENT L'INTERVENTION IMMÉDIATE DU PREMIER MINISTRE

MONTRÉAL, le 19 févr. /CNW Telbec/ - La campagne de désinformation menée par la ministre Courchesne dans les dernières semaines a irrémédiablement brisé le lien de confiance et l'Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) réclame aujourd'hui l'intervention du Premier ministre afin d'entamer une réelle négociation.

Lors d'une entrevue télévisée et diffusée le 19 février 2011 sur les ondes de Radio-Canada, la ministre Courchesne a déclaré notamment ce qui suit:

"Les procureurs et les juristes n'ont pas accepté de négocier une seule fois les conditions de travail." Cette déclaration est simplement mensongère.

Depuis le 13 avril 2010, un cahier de demandes a été déposé afin de régler les nombreux problèmes à la Couronne. Plus récemment, du 31 janvier au 6 février 2011, les procureurs de la Couronne et les mandataires de la ministre ont eu de nombreuses rencontres afin de discuter des conditions de travail. Les procureurs ont toujours démontré une ouverture à moduler leurs importantes mais légitimes demandes et proposer plusieurs solutions afin d'en arriver à une entente négociée.

Lors de la même entrevue, elle affirme que "les offres déposées avant la grève par la partie patronale n'avaient pas été retirées" et qu'il avait "toujours été clair que les offres  devaient se limiter aux paramètres salariaux du Front commun." Cette déclaration est également mensongère.

Rattrapage

D'une part, le principe du rattrapage salarial a été accepté à la Table de négociations et reconnu sur toutes les tribunes par Mme Courchesne et M. Fournier. Ce rattrapage a fait l'objet de discussions et le Trésor a offert avant la grève un rattrapage de 12% à l'échelle.

Après le début de la grève, les représentants de la ministre ont retiré leurs offres. Malgré cela, Mme Courchesne et M. Fournier continuaient à dire que les offres étaient toujours sur la Table et que la question était maintenant de savoir en combien de temps le rattrapage devait être fait. Devant le double discours, une rencontre a été demandée avec Mme Courchesne pour lui faire clarifier la position du gouvernement.

Elle a invité les parties à un blitz pour bonifier les offres sur le rattrapage et dit aujourd'hui qu'il n'en a jamais été question. L'APPCP ne se serait jamais engagée à un blitz de négociations pour obtenir moins que ce qui avait été préalablement offert. 

D'autre part, lorsque la ministre indique qu'elle doit se limiter aux paramètres de la Fonction publique, elle évacue toute forme de rattrapage qui est pourtant un enjeu majeur dans ce conflit de travail et qui ne l'était pas pour le Front commun.

Par ses déclarations, Mme Courchesne confirme qu'elle ne veut pas négocier puisqu'elle ne veut pas dépasser les paramètres du Front commun.

Enfin, lors de la même entrevue, la ministre Courchesne a   affirmé que "l'APPCP avait laissé sur la table 22% d'augmentation." C'est encore faux. 

Ce chiffre est inexact et constitue ni plus ni moins que de la désinformation.. La dernière offre ne comprend aucun rattrapage salarial et ne pourrait toucher qu'une très faible proportion de procureurs. Elle implique une augmentation des heures travaillées équivalente à 7%.  Elle inclut également les montants consentis au Front commun de la fonction publique d'environ 6% et des primes pour lesquelles très peu de procureurs seraient éligibles. Le salaire réel d'un procureur au sommet de l'échelle n'augmentera pas et l'écart entre lui et le reste de ses collègues des autres provinces continuera de se creuser.

Dès le déclenchement de la grève, le 8 février dernier, la Ministre Courchesne claironnait que le gouvernement se lançait dans le "jeu de la négociation" avec les procureurs de la Couronne.  Dans cette lutte pour la survie du système judiciaire, les seuls  qui jouent avec les faits et les chiffres, ce sont Madame Courchesne et M. Fournier ministre de la Justice et Procureur général du Québec. 

Au lendemain du dépôt du rapport Bastarache, le Premier Ministre déclarait que son gouvernement prendrait toutes les mesures nécessaires pour préserver l'intégrité du système judiciaire et rétablir la confiance du public. Le lien de confiance avec les représentants du gouvernement a été brisé et l'APPCP interpelle directement le Premier ministre Charest afin qu'il intervienne personnellement et respecte son engagement.

SOURCE ASSOCIATION DES PROCUREURS AUX POURSUITES CRIMINELLES ET PENALES

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