Greenpeace publie un rapport sur l'aquaculture mondiale



    Gros plan sur une industrie qui doit modifier urgemment ses pratiques

    MONTREAL, le 28 janv. /CNW Telbec/ - Même si près de la moitié (43 %) de
tous les poissons consommés dans le monde proviennent désormais de
l'aquaculture, cette technique ne constitue en rien une solution à
l'épuisement des réserves sauvages de poissons et fruits de mer. C'est ce que
conclut Greenpeace, dans un rapport international publié ce matin, où l'on
peut aussi apprendre qu'au contraire, plusieurs fermes d'aquaculture menacent
sérieusement les écosystèmes marins, la sécurité alimentaire mondiale ainsi
que les droits de la personne dans de nombreux pays côtiers.
    Ce rapport a été dévoilé à Barcelone, en Espagne, à l'occasion d'une
importante rencontre internationale de l'Alliance sur les produits de la mer.
Intitulé Une industrie mise au défi : Vers une aquaculture durable, il est
l'oeuvre des scientifiques du laboratoire de Greenpeace de l'université
d'Exeter, en Grande-Bretagne. Ceux-ci rappellent le besoin urgent pour cette
industrie et les gouvernements de remplacer les pratiques destructrices
d'aujourd'hui par des pratiques plus durables. A la lumière de ce rapport,
Greenpeace demande aux supermarchés, marchés et restaurants du pays de bannir
de leurs activités commerciales tous les produits d'aquaculture issus de
pratiques non durables et d'exiger de l'industrie de l'aquaculture qu'elle
assainisse sa production.
    On peut lire dans ce rapport qu'une ferme de saumons qui compte 200 000
poissons libère une quantité de matières fécales aussi importantes que les
nutriments rejetés dans les eaux usées d'une localité de 65 000 personnes. En
Colombie-Britannique, plusieurs fermes de saumon du nord-ouest contiennent
quatre à cinq fois ce nombre de poissons, soit jusqu'à 1 000 000. "Les grandes
installations d'aquaculture sont l'équivalent des mégaporcheries dans
l'intensité de leurs rejets", affirme Beth Hunter, coordonnatrice de la
campagne Océans de Greenpeace.

    Au-delà des effets les mieux connus de l'aquaculture - pollution,
épuisement des réserves de poissons -, les chercheurs ont examiné les
conséquences sur la chaîne alimentaire que peuvent avoir les poissons
d'élevage qui s'échappent de leur environnement confiné. Ils notent entre
autres une réduction de la biodiversité à proximité des installations
d'aquaculture. En effet, ils ont observé que très peu d'espèces peuvent
survivre dans l'environnement aquatique privé d'oxygène que créent les
déjections et rejets de moulée des poissons d'élevage.
    Des recherches à proximité de fermes d'aquaculture de la baie de Fundy,
au Nouveau-Brunswick, ont également démontré qu'après seulement cinq ans
d'aquaculture, la diversité chutait de façon importante jusque dans un rayon
de 200 mètres des unités de production. Les chercheurs ont également relevé
des abus aux droits humains dans 11 pays où la culture de la crevette est
pratiquée. Seulement au Bengladesh, on note qu'environ 150 meurtres
directement ou indirectement liés à l'aquaculture ont jusqu'à ce jour été
commis.
    Plusieurs solutions sont proposées par les chercheurs de l'université
d'Exeter dans ce document, tels que la pratique de l'aquaculture
multitrophique (plusieurs espèces à la fois : poissons, coquillages,
algues...) ou de la culture aquaponique (en recyclant les eaux usées de
l'aquaculture) afin de cultiver, à titre d'exemple, des légumes dans un
système à boucle d'eau fermée. A l'heure actuelle, ces deux types de cultures
sont pratiqués au Canada.
    Selon Greenpeace, les consommateurs d'ici comme ailleurs se font tromper
sur le véritable coût de leurs poissons et fruits de mer préférés. "Nous ne
payons pas, à titre de consommateurs, le prix réel de la production des
poissons et fruits de mer qui proviennent de l'aquaculture", soutient Beth
Hunter. "Ce sont les écosystèmes marins et les communautés qui en dépendent
qui règlent la facture".
    Greenpeace estime que l'aquaculture et les pêcheries industrielles ne
peuvent être durables que si une approche de gestion basée sur les écosystèmes
est adoptée dans le cadre d'un réseau de réserves marines entièrement
protégées couvrant 40 % des océans du monde.

    Veuillez noter :

    Une version française du rapport sur l'aquaculture mondiale de Greenpeace
est disponible en ligne à l'adresse suivante :
http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/lancement-rapport-aquaculture.
    Photos haute résolution également disponible.




Renseignements :

Renseignements: Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques,
Greenpeace, (514) 212-5749; Beth Hunter, Campagne Océans, Greenpeace, (514)
569-8391


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