Grand rassemblement syndical à Trois-Rivières - Plus de 500 chauffeurs d'autobus scolaire réclament un financement adéquat



    MONTREAL, le 24 mars /CNW Telbec/ - Plus de 500 chauffeurs d'autobus
scolaire, membres de la Fédération des employées et employés de services
publics (FEESP-CSN), ont sensibilisé les partis politiques aux problèmes du
sous-financement du transport écolier au Québec. Après avoir marché dans les
rues du centre-ville de Trois-Rivières, ce matin, les membres de la Fédération
des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) se sont réunis à la
salle Le Maquisart, pleine à craquer, pour entendre leurs porte-parole et
discuter de la poursuite de leur plan d'action pour amener le prochain
gouvernement à agir concrètement.
    La FEESP-CSN représente plus de 2000 conductrices et conducteurs
d'autobus scolaire, soit la moitié des syndiqué-es de ce secteur, dans
39 syndicats aux quatre coins du Québec. Ces derniers sont mobilisés pour
obtenir un financement adéquat de leur secteur. Depuis le début de la campagne
électorale, ils rencontrent les députés et les candidats des différentes
formations politiques, dans les régions où sont présents les syndicats, pour
leur faire part des difficultés qu'ils rencontrent au quotidien. Si les
candidats se montrent sensibles à l'état de la situation qu'ils décrivent, il
faut maintenant aller plus loin et obtenir un engagement ferme à hausser le
financement de ce secteur.
    Les chauffeurs d'autobus gagnent un salaire annuel moyen d'environ
16 000 $, soit un taux horaire de 12 à 14 $. C'est bien peu compte tenu de
leurs responsabilités. Après tout, ils ne transportent que des enfants !
    De plus, le sous-financement des commissions scolaires crée d'autres
problèmes, car ces dernières détournent à d'autres fins des sommes dévolues au
transport scolaire versées par le ministère de l'Education. En effet, le
financement des commissions scolaires ne prévoit plus, comme c'était le cas
avant 1996, des enveloppes budgétaires fermées dédiées exclusivement au
transport des élèves. Il est donc tentant pour les commissions scolaires de
puiser dans les sommes destinées au transport. Le processus d'appel d'offres
public pour le choix du transporteur scolaire par les commissions scolaires
peut aussi exercer une pression à la baisse sur les conditions de travail du
personnel.
    Les chauffeurs d'autobus doivent aussi composer, dans bien des
commissions scolaires, avec des règles de sécurité déficientes durant le
transport des écoliers. La conduite d'un autobus scolaire nécessite une grande
concentration et il n'est pas rare que les chauffeurs deviennent des préfets
de discipline.
    C'est pourquoi, ils revendiquent :

    
    - une enveloppe fermée dédiée au transport écolier;

    - le maintien du renouvellement des contrats de gré à gré entre un
      transporteur et la commission scolaire;

    - l'indexation au coût de la vie des sommes dévolues au transport
      scolaire;

    - l'injection d'un montant de 15 millions de dollars par année de
      financement;

    - l'instauration d'une politique nationale et uniforme sur la santé, la
      sécurité et la discipline dans le transport scolaire et ce, dans toutes
      les commissions scolaires.
    




Renseignements :

Renseignements: Louis-Serge Houle, Service de l'information de la CSN,
(514) 598-2157; Source: Fédération des employées et employés de services
publics (CSN)


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