Grâce à des chercheurs de Québec - Une percée majeure dans le domaine de la maladie bipolaire et la dépression



    QUEBEC, le 7 fév. /CNW Telbec/ - Après plus de trente ans d'utilisation
du lithium comme principal traitement de la maladie bipolaire, ou syndrome
maniaco-dépressif, son mode d'action est progressivement mis à jour. Le
Dr Martin J. Beaulieu, détenteur d'une chaire de recherche du Canada au Centre
de recherche Université Laval Robert-Giffard (CRULRG) à Québec, et ses
collègues de l'équipe du Dr Marc G. Caron, de l'Université Duke à Durham en
Caroline du Nord, ont récemment publié dans la prestigieuse revue scientifique
Cell un mécanisme cellulaire qui pourrait enfin expliquer le mode d'action du
lithium sur le comportement. Cela pourrait mener à de nouvelles formes de
traitement. De plus, ces résultats trouvent un prolongement dans une autre
découverte, celle-ci sur l'action de la sérotonine, publiée aussi en janvier
par le Dr Beaulieu et ses collaborateurs de Duke dans le Proceedings of the
National Academy of Sciences des Etats-Unis (PNAS). Cette deuxième publication
démontre des mécanismes d'actions communs entre le lithium et la sérotonine,
un neurotransmetteur modulé par les antidépresseurs.
    "C'est véritablement une percée majeure que celle du Dr Beaulieu,
souligne le Dr Michel Maziade, directeur scientifique du CRULRG et président
de la NeuroCité. Ces nouvelles technologies mèneront à de nouvelles formes de
traitement de cette maladie qui touche 1 % de la population québécoise et
canadienne. Nous sommes d'autant plus fiers d'avoir cette année rapatrié des
Etats-Unis ce jeune chercheur québécois de renom afin de pousser la recherche
sur le neurone, le cerveau et les maladies du cerveau."
    "Le Dr Beaulieu a désormais accès, grâce au CRULRG et à la NeuroCité, à
un réseau de chercheurs d'élite, des partenariats et associations uniques
entre l'entreprise privée, le milieu universitaire et la communauté
scientifique", poursuit le Dr Maziade.

    La découverte

    Lorsqu'ils sont activés par la dopamine, les récepteurs dopaminergiques
de type D2 induisent une cascade d'événements moléculaires responsables de la
réponse du neurone, notamment en conduisant à la formation d'un complexe de
signalisation composé du récepteur D2, de kinases et de phosphatases maintenus
ensemble par une protéine appelée béta-arrestin 2. Les chercheurs ont montré
que le lithium affecte le comportement de souris modifiées génétiquement en
interférant avec des mécanismes de signalisation induits par l'activation des
récepteurs dopaminergiques. Les comportements exhibés par ces souris modifiées
génétiquement rappellent ceux observés chez un patient ayant pris des drogues
comme les amphétamines, une drogue employée pour simuler les comportements
maniaques et psychotiques.
    Utilisant une lignée de souris dépourvues de béta-arrestin 2, les
chercheurs ont observé que plusieurs des effets liés à l'activation du
récepteur D2 avaient disparu. "Nous avons alors cherché à savoir si les effets
du lithium résultaient d'une interaction avec le complexe récepteur-
kinases-phosphatases, lui-même dépendant de la béta-arrestin 2, souligne le Dr
Beaulieu. Et nous avons observé que le lithium déstabilise de manière
sélective ce complexe."
    "Bien que ce mécanisme d'action n'explique pas tous les effets
thérapeutiques du lithium, cette découverte représente une avancée très
importante pour le développement de médicaments au mode d'action similaire,
mais sans les désagréables effets secondaires du lithium", ajoute le
Dr Beaulieu.
    En plus de sa chaire de recherche du Canada, le Dr Beaulieu bénéficie
d'octrois des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et de la
National Alliance for Research on Schizophrenia and Depression (NARSAD).

    A propos du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard

    Le CRULRG a pour mission d'accélérer le développement de la science et de
la technologie sur le neurone, le cerveau et les maladies du cerveau. Les
activités du CRULRG ont plus que doublé depuis cinq ans, elles atteignent
10 M$ par an en octrois scientifiques obtenus nationalement et
internationalement. Le CRULRG compte 400 membres chercheurs, étudiants en
formation à la maîtrise et au doctorat et personnel hautement qualifié.

    A propos de la NeuroCité

    La NeuroCité est un complexe privé, industriel et académique de calibre
international, en interaction avec le Centre de recherche Université Laval
Robert-Giffard. La NeuroCité vise à accroître le retour sur l'investissement
sociétal en science et ses applications, en diminuant la durée de
développement de nouvelles technologies afin d'accélérer leur entrée sur les
marchés commerciaux. La NeuroCité agit comme catalyseur des activités
scientifiques déjà solidement implantées dans le secteur d'Estimauvile de la
ville de Québec.




Renseignements :

Renseignements: Geneviève Déry, Conseillère, HKDP Communications et
affaires publiques, (514) 395-0375 poste 232, Cellulaire: (514) 219-2764,
gdery@hkdp.qc.ca; Source: La NeuroCité

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