Gazprom révèle le vrai visage de Rabaska: les masques tombent



    ILE D'ORLEANS et LEVIS, QC, le 13 janv. /CNW/ - Son mariage avec Gazprom
avait d'abord forcé Rabaska à sortir du placard et avouer ce qu'il avait
toujours nié : sa raison d'être serait d'abord une ouverture vers le marché
des Etats-Unis. De plus en plus, la présence du partenaire russe permet de
lever le voile et de découvrir le vrai visage du controversé projet.
    Affecté par la situation économique mondiale actuelle, Gazprom ne pourra
livrer l'approvisionnement en gaz naturel de Rabaska avant 2017, voire 2020.
Disparue donc cette "urgence" ayant "forcé" le gouvernement Charest à
outrepasser ses lois et règlements, notamment la Loi sur la protection du
territoire agricole.
    De plus, la création prochaine d'un cartel des pays producteurs de gaz
vraisemblablement mené par Moscou fixera dorénavant un prix mondial pour le
gaz naturel. "L'ère du gaz bon marché est révolue", affirme le premier
ministre russe, Vladimir Poutine. Ainsi s'envole le mirage d'un prix de faveur
pour le Québec, tel que promis par Gaz Métro.
    Enfin, cette fâcheuse tendance qu'a la Russie de mêler la politique à ses
contrats d'énergie, allant jusqu'à "violer tous les accords passés...ce qui
est totalement inacceptable" aux dires du premier ministre français François
Fillon, n'augure rien de bon pour les états dépendant de Gazprom et leur
approvisionnement gazier. Les actuelles et répétitives coupures dans
l'acheminement du gaz russe vers l'Europe le démontrent clairement : la Russie
n'est pas un partenaire fiable. Alors que son approvisionnement n'est pas
menacé et que le Québec est en voie de devenir lui-même producteur de gaz
naturel, comment faut-il comprendre cet acharnement qu'a mis le gouvernement
libéral à favoriser la création de cette nouvelle dépendance énergétique et
envers la Russie de surcroît ?
    Tel des masques qui tombent, disparaissent une à une les justifications
de Gaz Métro pour tenter de légitimer la construction d'un terminal méthanier
en zone habitée face à l'île d'Orléans. Suite à ces révélations, comment Gaz
Métro peut-il encore plaider pour son projet destructeur d'environnement et
dangereux pour la population, si ce n'est pour son seul profit au mépris du
reste? Et surtout, comment le gouvernement québécois pourra-t-il seulement
continuer de tolérer le projet Rabaska, sachant désormais que les
justifications n'existent plus, que les controverses l'entourant sont de plus
en plus évidentes et l'opposition de plus en plus affirmée ?
    Dans ce contexte, le Collectif Stop au méthanier fait une fois de plus
appel à la raison : Gaz Métro doit retirer son projet définitivement et le
gouvernement annuler le décret l'ayant autorisé.




Renseignements :

Renseignements: Jacques Levasseur; Normand Gagnon, coordonnateurs,
Collectif Stop au méthanier, (418) 655-4319, (418) 833-3680

Profil de l'entreprise

COLLECTIF STOP AU METHANIER (SAM)

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