Fin de la session parlementaire de l'Assemblée Nationale - L'APTS est plus que déçue



    MONTREAL, le 18 juin /CNW Telbec/ - La session parlementaire qui s'achève
aujourd'hui à Québec a laissé l'Alliance du personnel professionnel et
technique (APTS) sur sa faim en ce qui concerne les dossiers des cliniques
médicales spécialisées et des PPP, les modifications à la loi sur l'équité
salariale ainsi que les modifications au Code des professions dans le dossier
de la santé mentale et des relations humaines.

    Projet de loi no 34 : Confirmation du développement d'un réseau privé
    parallèle

    Avec le projet de loi no 34. Loi modifiant diverses dispositions
législatives concernant les centres médicaux spécialisés et les laboratoires
d'imagerie médicale générale, le ministre Bolduc veut entre autres répondre
aux contestations juridiques qui ont été entreprises, notamment par le
Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) à la suite de l'entrée
en vigueur des dispositions réglementaires qui ciblent plus d'une cinquantaine
de chirurgies qui pourront être réalisées dans un Centre médical spécialisé
(CMS). Ce projet de loi vise aussi à resserrer les règles quant à la structure
corporative des CMS et des laboratoires d'imagerie médicale. "Le projet de loi
no 34 ne fait que confirmer essentiellement la logique marchande introduite
par les lois 33 et 95 et qui favorise le développement d'un réseau de soins de
santé privé parallèle", soutient Dominique Verreault, présidente de l'APTS.
    De plus, l'APTS est sceptique quant aux solutions vers lesquelles se
tourne le ministère de la Santé et des Services sociaux pour réduire les
délais d'attente en radiologie. Alors que le ministère inscrit les cliniques
de radiologie privées en complémentarité avec le réseau public, l'APTS
favorise un réinvestissement en radiologie au sein des établissements publics.
"En janvier dernier, le ministre Bolduc se disait préoccupé par les délais
d'attente en imagerie médicale mais six mois plus tard, on constate qu'il n'y
a toujours rien de fait", déplore madame Verreault.

    Projet de loi no 25 : Un recul des droits que l'on ne peut passer sous
    silence

    Le projet de loi no 25, Loi modifiant la Loi sur l'équité salariale, a
été adopté le 27 mai dernier et a pour objectif d'apporter certaines
modifications à la loi sur l'équité salariale adopté 10 ans plus tôt. Ce
projet de loi visait entre autres à mettre en place une évaluation
quinquennale du maintien de l'équité, à en déterminer les modalités et à
imposer aux employeurs qui ne se sont pas encore soumis à la loi de le faire
avant le 31 décembre 2010.
    Toutefois, malgré certaines avancées, nous ne pouvons passer sous silence
les lacunes majeures qu'il contient quant à l'obligation de maintenir l'équité
salariale de façon continue. Pour madame Verreault, "par le retrait de la
clause de rétroactivité, cette loi permet le retour de la discrimination
salariale et l'APTS n'acceptera pas que le droit à l'équité salariale soit
ainsi bafoué".

    Projet de loi no 21 : Préserver l'accessibilité et la qualité des
    services

    L'APTS partage les principaux objectifs du projet de Loi modifiant le
Code des professions et d'autres dispositions législatives dans le domaine de
la santé mentale et des relations humaines, soit la protection du public et la
dispensation des services par des professionnels qualifiés. Cependant, elle
demeure sceptique quant à la nécessité de professionnaliser davantage le
travail des intervenants travaillant dans le réseau pour assurer la protection
du public. Elle s'interroge d'ailleurs quant aux réelles intentions à
l'origine de ce projet de loi. En effet, alors que la protection du public est
l'une des principales responsabilités des établissements du réseau, la
professionnalisation à outrance risque au contraire de déresponsabiliser les
établissements face à cette obligation, ceux-ci ayant tendance à s'en remettre
à l'obligation d'appartenir à un ordre professionnel. Pour la présidente de
l'APTS, "le projet de loi doit garantir que son application n'engendrera pas
de graves répercussions sur l'accessibilité et sur la qualité des services".
En ce sens, l'APTS accueille favorablement la mise en place d'une table de
travail sur le personnel de niveau technique avant l'entrée en vigueur des
dispositions de la loi qui le concernent.

    Les PPP : il est toujours temps de se raviser

    Malgré la multiplication des voix qui s'élèvent contre le recours au mode
du partenariat public-privé (PPP) pour les grands chantiers, notamment ceux
des centres hospitaliers universitaires, le gouvernement libéral tarde à
annoncer un retour à la construction en mode conventionnel. Alors que le
contexte financier, en affaiblissant les grands consortiums privés pressentis
comme partenaires, a retiré toute pertinence aux projets réalisés en PPP
puisque le privé n'est plus en mesure d'assumer le risque, les porte-parole
gouvernementaux parlent encore d'évaluer le meilleur scénario. Au cours des
dernières semaines, les ordres et associations d'architectes, d'ingénieurs, de
constructeurs en bâtiment et les fédérations médicales ont ajouté leur voix à
celle des syndicats pour réclamer du gouvernement qu'ils reviennent sur sa
décision d'opter pour le mode PPP. "A part les lobbies de droite, il n'y a
plus personne pour défendre les PPP, constate la présidente de l'APTS. Le
gouvernement ne peut aller de l'avant contre un aussi large consensus
citoyen."

    A propos de l'APTS

    L'APTS est une organisation syndicale qui regroupe plus de 27 000
personnes, diplômées de niveaux universitaire et collégial, oeuvrant dans 117
établissements de santé et de services sociaux à travers le Québec. Ce sont,
entre autres, des technologues en radiologie, des technologistes médicales,
des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des thérapeutes en réadaptation
physique, des travailleurs sociaux, des psychologues, des techniciennes en
diététique et des diététistes. L'APTS est membre du Secrétariat intersyndical
des services publics (SISP), un regroupement de près de 262 000 personnes
syndiquées des secteurs public et parapublic.




Renseignements :

Renseignements: Chantal Mantha, conseillère en communication et
relations publiques, (450) 670-2411, 1-866-521-2411, (514) 236-9287 (cell.)


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