Fête internationale des travailleuses et des travailleurs et Journée internationale pour la liberté de la presse - Les journalistes syndiqués se mobilisent pour protéger la qualité, la diversité et l'intégrité de l'information



    MONTREAL, le 1er mai /CNW Telbec/ - En cette fête internationale des
travailleuses et des travailleurs et à la veille de la journée internationale
de la liberté de la presse du 3 mai, la Fédération nationale des
communications joint sa voix à celle de la Fédération internationale des
journalistes qui réclame des gouvernements qu'ils assument leurs
responsabilités et créent les conditions pour que la liberté de la presse soit
une réalité et pour que les journalistes soient respectés.
    La FNC tient à rappeler que les travailleurs de l'information subissent
de plus en plus de pressions des propriétaires des médias qui, pour assurer la
productivité et la rentabilité des entreprises de presse, sont prêts à
compromettre la qualité du travail journalistique et le droit du public à une
information diversifiée et intègre.
    La Fédération nationale des communications (FNC), qui représente la
majorité des journalistes syndiqués au Québec, soutient que la crise
structurelle et les virages technologiques auxquels sont confrontés les médias
ne doivent pas servir de prétexte au mépris des conditions nécessaires à
l'exercice du journalisme et à l'abandon des principes déontologiques visant à
protéger le droit du public à l'information.
    La FNC estime que l'absence de réglementation a des effets néfastes pour
l'intérêt public dans un contexte de concentration de propriété des médias et
de bouleversements profonds. "Nous assistons à une tendance lourde. La
concentration, la convergence et la commercialisation fragilisent la liberté
de la presse et le droit du public à l'information en incitant les
journalistes à faire des compromis professionnels inacceptables. Certains
groupes médiatiques qui occupent des positions dominantes dans leur marché
sont prêts à tout pour protéger et promouvoir leurs intérêts économiques au
détriment de l'intérêt public", soutient la présidente de la Fédération,
Chantale Larouche.
    La Fédération rappelle que c'est ce qui est au coeur du lock-out
déclenché par Quebecor le 24 janvier dernier, jetant à la rue les 253 employés
du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal. Quebecor
veut sabrer dans les clauses de la convention collective qui assurent le
respect des règles de déontologie journalistique, la qualité et la diversité
de l'information. L'entreprise souhaite instaurer la convergence illimitée et
utiliser dans le journal tout le contenu provenant des plateformes actuelles
et futures de Quebecor et vice versa.
    Quebecor, dont la feuille de route en matière de négociations collectives
est lourdement entachée, s'attaque également, pour les mêmes raisons, aux
conditions des employés syndiqués de l'hebdomadaire saguenéen Le Réveil, en
lock-out depuis le 4 mars.
    La situation qui prévaut actuellement au Québec est d'autant plus
inquiétante que Quebecor a non seulement le contrôle de nombreux médias
d'information qui embauchent des journalistes, mais aussi parce qu'il jouit
d'un pouvoir d'influence inoui sur la réalité quotidienne des Québécois en
raison des intérêts commerciaux multiples qu'il détient. En plus de contrôler
45,2 % du tirage des dix quotidiens de langue française, Quebecor détient le
contrôle du plus important réseau de télévision, TVA, des chaînes spécialisées
Canal Argent et LCN, du câblodistributeur Vidéotron, de plusieurs
hebdomadaires, magazines, maisons d'édition, d'Archambault Musique et d'autres
entreprises de commerce au détail.
    L'absence de règles strictes du CRTC s'ajoute aux menaces qui pèsent sur
le droit du public à l'information. Ainsi, le CRTC a autorisé TQS à exploiter
une télévision généraliste sans l'obliger à maintenir ses salles de nouvelles
à Montréal et dans les régions.
    La FNC estime qu'actuellement, les conventions collectives des
journalistes sont le dernier rempart contre le mépris du droit du public à une
information de qualité et diversifiée et exempte des pressions exercées par
les intérêts commerciaux des entreprises de presse. Les revendications
syndicales portées par les travailleuses et les travailleurs des médias
d'information sont nécessaires à l'exercice démocratique.




Renseignements :

Renseignements: Pierre Roger, secrétaire général, Fédération nationale
des communications, (514) 598-2132, (514) 971-4151


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