Fermeture de l'usine Aleris de Trois-Rivières - La CSN met les pendules à l'heure



    MONTREAL, le 15 juill. /CNW Telbec/ - La CSN souhaite toujours une
reprise des pourparlers avec la direction de l'usine de transformation
d'aluminium Aleris à Trois-Rivières. Les représentants de la CSN sont
également outrés de constater que la direction de la multinationale tente
aujourd'hui de faire porter l'odieux de cette fermeture éminente sur le dos
des travailleurs et de la CSN.
    Depuis le début du conflit, le syndicat a toujours négocié de bonne foi
et tenté de trouver un terrain d'entente satisfaisant pour les deux parties.
"A deux reprises, la CSN a demandé l'intervention d'un conciliateur pour faire
avancer le dossier. Chaque fois, l'employeur a refusé d'écouter les
propositions syndicales et s'est borné à répéter ses offres sous des menaces
de fermeture. Malgré toutes les concessions que le syndicat était prêt à faire
pour sauver l'usine, jamais nous n'avons senti une volonté réelle de la part
de l'entreprise de maintenir ses activités au Québec. Aujourd'hui, ce sont des
centaines d'employé-es et toute une région qui écope", a souligné Pierre
Patry, trésorier et membre de l'exécutif de la CSN, lors d'un point de presse
à Trois-Rivières. M. Patry a rencontré les syndiqué-es de l'usine plus tôt
dans la journée.
    "Malgré tout, nous demeurons toujours disponibles à poursuivre les
discussions dans le but de sauvegarder les emplois dans la région de la
Mauricie. Nous lançons un appel public à l'entreprise de s'inscrire dans une
démarche de médiation spéciale", a assuré le président du syndicat, Daniel
Goyette.
    Le président de la Fédération de la métallurgie de la CSN, Alain Lampron,
estime également que ses membres ont toujours été prêts à faire des compromis.
"Nous avons fait d'importantes concessions au niveau de nos conditions de
travail. Nous n'étions pas si loin du but. Nous sommes prêts à aller le plus
loin possible et à reprendre les pourparlers, à la seule condition que
l'entreprise offre de réelles garanties quant au maintien de l'emploi et aux
investissements nécessaires à la survie de l'usine. Malheureusement, ces
garanties ne sont jamais venues." Cela expliquerait pourquoi jeudi, les
travailleuses et les travailleurs de l'usine ont rejeté, dans une proportion
de 80 %, les dernières offres patronales.
    Les avis de fermeture, qui doivent être transmis au ministère du Travail,
n'ont toujours pas été acheminés, ce qui laisse tout de même entrevoir une
lueur d'espoir. "On ne se contera pas d'histoires, estime Claudette
Carbonneau, présidente de la CSN. Si la compagnie veut fermer, elle le fera.
Mais si elle souhaite poursuivre ses activités à Trois-Rivières, la CSN est
tout à fait disposée à analyser une offre qui comporte une once de bonne
volonté. Mais pour l'instant, il semble que la compagnie cherche plutôt des
prétextes pour fermer son usine, comme elle l'a fait précédemment à Toronto.
Nous avons tout fait pour que l'usine demeure ouverte et nous continuerons à
nous battre tant que la fermeture ne sera pas officielle." La balle est donc
dans le camp d'Aleris.




Renseignements :

Renseignements: Pierre-Luc Bilodeau, service des communications CSN,
(514) 774-0775; Source: CSN


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