Examen périodique du Canada à l'ONU - La situation des peuples autochtones dénoncée par 35 états



    GENEVE, le 5 févr. /CNW Telbec/ - L'image du Canada comme grand défenseur
des droits de l'homme ne tient pas la route quand il est question des droits
des Premières Nations. Avant-hier, dans le cadre de l'examen périodique
universel du Conseil des droits de l'homme, le représentant du gouvernement
canadien a été incapable de défendre et de justifier les nombreuses
négligences du Canada à l'endroit des Premières Nations. Sur les 47 pays qui
ont pu interroger le représentant du Canada, quelque 35 ont soulevé des
inquiétudes profondes à l'égard du sort des peuples autochtones au Canada.
    De nombreux pays, dont l'Autriche, le Mexique et la Norvège, ont
vertement critiqué le Canada et l'ont sommé de revenir sur sa décision de ne
pas appuyer la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones,
adoptée en 2007. Le Canada avait été l'un des quatre pays à voter contre le
document. Par la suite, le Danemark a eu droit à un silence de la part du
Canada, lorsque celui-ci a été questionné à propos d'une lettre signée par
cent avocats canadiens qui remettaient en doute leurs raisons de ne pas
appuyer la Déclaration.
    Pour sa défense, le représentant du Canada a affirmé que la Déclaration
"ne prévoit pas un équilibre entre les droits des Autochtones et des
non-Autochtones". "Cette position est grotesque et farfelue", a répliqué le
Chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL),
Ghislain Picard, soulignant que les lois, les politiques et les programmes du
Canada, et plus particulièrement du ministère des Affaires indiennes, ont créé
et maintenu depuis très longtemps de nombreuses injustices envers les
Autochtones. "Si le gouvernement Harper n'aime pas la Déclaration, c'est bien
parce qu'elle respecte nos droits fondamentaux", a précisé le Chef Picard.

    Violence subie par les femmes autochtones

    L'adoption de la déclaration onusienne n'a pas été l'unique préoccupation
mise de l'avant à l'égard des Premières Nations. De nombreux Etats ont aussi
questionné le Canada sur la violence que subissent les femmes autochtones,
alors qu'au-delà de 500 d'entre elles sont portées disparues ou ont été tuées
jusqu'à tout récemment au Canada. A ce sujet, le représentant du Canada avait
aussi peine à expliquer que les femmes autochtones au Canada sont cinq fois
plus à risque que le reste de la population féminine d'être victimes de
violence conjugale ou de mourir d'une mort violente.
    "Le grand nombre de questions posées par les autres pays démontre qu'en
ce qui concerne les droits des peuples autochtones, le Canada n'a pas l'image
de champion des droits de l'homme", a affirmé John Martin, conseiller
politique de l'APNQL, présent à Genève. "Nous souhaitons que cette pression
internationale amène le Canada à changer ses façons de faire et à reconnaître
nos droits", a-t-il déclaré au nom de l'APNQL.

    L'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador est
l'organisme régional qui regroupe les Chefs des Premières Nations du Québec et
du Labrador.




Renseignements :

Renseignements: Alain Garon, agent des communications, APNQL, (418)
842-5020, Cellulaire: (418) 956-5720


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