Etudes économiques Scotia: les ventes de véhicules à l'échelle mondiale fléchissent, mais continuent d'aller bon train dans les pays BRIC



    TORONTO, le 30 juill. /CNW/ - C'est un fait largement reconnu que les
marchés émergents, en particulier la Chine, détiennent la clé du maintien de
la croissance de l'industrie automobile. Toutefois, la progression des ventes
en Amérique du Sud et en Europe de l'Est est plus rapide que la croissance
enregistrée en Chine cette année. Dans ces deux régions, les achats ont bondi
de plus de 24 % d'une année à l'autre au premier semestre de 2008,
comparativement à une progression de 17 % en Chine, selon le dernier rapport
sur le secteur mondial de l'automobile publié aujourd'hui par Etudes
économiques Scotia.
    "En Chine, en 2008, la progression des ventes a ralenti par rapport à
l'augmentation moyenne annuelle de 30 % pendant la décennie, les hausses du
prix de l'essence ayant modéré l'ardeur des acheteurs", remarque Carlos Gomes,
économiste principal et spécialiste du secteur de l'automobile à la Banque
Scotia. "Les gouvernements de la Chine et des autres pays émergents
subventionnent les prix du carburant pour protéger leurs consommateurs des
effets de la hausse du prix du pétrole. Cependant, le gouvernement chinois a
augmenté le prix du carburant de presque 10 % en novembre dernier et de 18 %
de plus en juin, ce qui a freiné la progression des ventes."
    Malgré un recul de 3 % des ventes de voitures dans les marchés établis de
l'Europe de l'Ouest en raison du ralentissement de la croissance économique,
les hausses de 10 % et plus dans les pays de l'Europe de l'Est ont fait
grimper les ventes européennes totales de 4 % pendant le premier semestre de
2008.
    Le rapport indique que la Russie est le plus grand marché de l'Europe de
l'Est et que ce pays s'impose rapidement comme l'un des principaux marchés en
expansion pour l'industrie automobile. En Russie, les ventes d'automobiles ont
grimpé de 34 % l'année dernière, soit 2,3 millions d'unités vendues, et elles
ont grimpé encore de 40 % au premier semestre de 2008. Au total, pendant le
premier semestre, 1,45 million d'unités ont été vendues, ce qui place la
Russie au deuxième rang des marchés européens, derrière l'Allemagne où 1,63
million d'unités ont été vendues. En fait, la Russie s'apprête à devenir, en
2009, le plus important marché de l'automobile en Europe et le quatrième dans
le monde, avec des volumes annuels de 3,7 millions d'unités.
    "La Russie est le plus grand exportateur d'énergie au monde et l'envolée
des revenus qu'elle tire de ses exportations de pétrole et de gaz fait marcher
l'économie. La croissance économique a bondi à 8,5 % au premier trimestre et
les salaires réels augmentent à un taux supérieur à 10 % depuis le milieu de
2005, ce qui stimule la demande intérieure", souligne M. Gomes.
    Le rapport indique par ailleurs que la hausse du prix du pétrole a peu
d'effet sur le marché automobile brésilien, le plus important d'Amérique du
Sud, qui représente 60 % du volume des ventes dans la région.
Quatre-vingt-huit pour cent des véhicules neufs vendus au Brésil sont des
modèles polycarburant qui peuvent fonctionner à l'éthanol moins coûteux qui
est fabriqué au pays à partir de la canne à sucre. Ainsi, les achats
continuent d'être stimulés par une croissance économique vigoureuse qui s'est
chiffrée à 5,8 % au premier trimestre. Les ventes sont également soutenues par
un taux de croissance de l'emploi de plus de 6 % d'une année sur l'autre, un
taux de chômage qui est le plus bas en six ans et une croissance du crédit de
plus de 25 % d'une année sur l'autre.
    "Compte tenu de la solide progression des ventes au Brésil et partout en
Amérique du Sud, la production automobile brésilienne a augmenté de 23 %
depuis le début de l'année et elle va continuer de progresser, car les
constructeurs automobiles investiront 5 G$ US en 2008 et jusqu'à 20 G$ US
d'ici 2010", poursuit M. Gomes. "Même avant ces investissements, le Brésil se
classait déjà au septième rang des constructeurs automobiles en 2007,
devançant le Canada et l'Espagne, et il est sur le point de dépasser la France
et peut-être la Corée du Sud en 2008."

    Ventes de véhicules à l'échelle mondiale

    Au premier semestre de 2008, les ventes mondiales d'automobiles ont
progressé de 1,5 %, mais le ralentissement est manifeste. Le volume des ventes
a chuté en mai et en juin, conséquence des prix record du pétrole, qui se
situent en moyenne à 130 $ US le baril. Les marchés établis des Etats-Unis, de
l'Europe de l'Ouest et du Japon sont responsables de la baisse, tandis que les
achats dans les marchés émergents continuent d'afficher une croissance
supérieure à 10 %. Cependant, au cours du second semestre de 2008, on s'attend
à un certain essoufflement dans ces pays, car plusieurs banques centrales ont
commencé à augmenter leurs taux d'intérêt pour contenir l'inflation, à une
période où la croissance mondiale a perdu son caractère effréné.
    "Malgré le recul des ventes d'une année sur l'autre pendant les derniers
mois, nous nous attendons à ce que les ventes pour l'ensemble de 2008
établissent un septième record annuel consécutif, en raison de la vigueur
actuelle du marché automobile au Brésil, en Russie, en Chine et en Inde",
remarque M. Gomes. "En fait, les ventes d'automobiles dans ces pays devraient
dépasser les achats de voitures aux Etats-Unis en 2009. Il n'y a pas si
longtemps, en 2005, les ventes aux Etats-Unis dépassaient celles de la zone
BRIC de plus de 10 millions d'unités."
    Les perspectives de vente sont particulièrement sombres aux Etats-Unis :
les prix record du pétrole et la chute de la valeur des maisons y ont entraîné
une baisse des ventes de VUS et de camionnettes de près de 30 % sur 12 mois,
ainsi qu'un déclin de plus de 10 % des ventes globales de camions légers au
cours du premier semestre de 2008.
    "Dans un contexte où le renforcement des mesures incitatives ne suffit
plus à soutenir les ventes et où plusieurs constructeurs automobiles
abandonnent la location, nous nous attendons à ce que l'affaiblissement des
facteurs fondamentaux contribue à réduire les ventes de véhicules de promenade
à 14,1 millions d'unités pour l'ensemble de l'année 2008", précise M. Gomes.
"Les perspectives demeurent sombres pour 2009 : les achats devraient se
maintenir à un niveau relativement bas, soit autour de 14,3 millions d'unités.
En comparaison, au cours de la dernière décennie, ils s'établissaient en
moyenne à 16,7 millions d'unités. Si ces perspectives se confirment, il
s'agira des pires résultats pour deux années consécutives depuis 1993."
    Le rapport souligne également que les achats se portent mieux au Canada.
Les volumes y ont augmenté de 2,5 % au premier semestre malgré un certain
ralentissement au cours des derniers mois à la suite de la hausse record du
prix de l'essence, à près de 1,40 $ le litre. Les ventes de véhicules au
Canada devraient avoisiner en moyenne 1,67 million d'unités jusqu'en 2009, ce
qui constitue une hausse par rapport aux quelque 1,60 million d'unités ayant
trouvé preneur annuellement au cours des cinq dernières années. Cette hausse
témoigne du caractère plus abordable des véhicules, les constructeurs
automobiles ayant revu leurs prix à la baisse afin qu'ils correspondent
davantage à ceux en vigueur aux Etats-Unis. La croissance la plus notable des
ventes a été observée en Saskatchewan. Dans cette province, le prix record des
céréales a contribué à hausser de 66 % le revenu des agriculteurs au cours de
la dernière année, l'une des plus importantes hausses à ce jour.
    Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de
change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et
gouvernementales.




Renseignements :

Renseignements: Carlos Gomes, Etudes économiques Scotia, (416) 866-4735,
carlos_gomes@scotiacapital.com; Deborah Spence, relations publiques, Banque
Scotia, (403) 254-6830, deborah.spence@scotiabank.com

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