Études économiques Scotia : La réduction de l'offre sur le marché de la revente dope le prix des voitures d'occasion

TORONTO, le 3 nov. 2011 /CNW/ - La reprise des ventes de voiture à l'échelle de la planète se maintient malgré les craintes exprimées récemment à propos d'un possible ralentissement de l'économie mondiale, peut-on lire dans le dernier rapport sur le marché mondial de l'automobile publié aujourd'hui par Études économiques Scotia. En septembre, le volume des ventes mondiales a enregistré un gain de 6 % en glissement annuel, augmentation la plus vigoureuse depuis février. Les données préliminaires provenant des pays dans lesquels près de la moitié des ventes mondiales sont réalisées indiquent que cette tendance s'est poursuivie en octobre.

« Les prix des voitures d'occasion constituent un important indicateur de la santé du marché de l'automobile dans son ensemble, et leur majoration indique aussi que la demande s'accélérera en 2012 », affirme Carlos Gomes, économiste principal et spécialiste du secteur automobile, Études économiques Scotia. « L'indice du prix des voitures d'occasion de la Banque Scotia affiche, en septembre, une hausse de 7,4 % en glissement annuel, gain le plus élevé depuis avril 2010, et surtout attribuable à des augmentations à deux chiffres du prix des modèles de trois et de quatre ans. »

Cette vigueur du prix des voitures d'occasion de trois à quatre ans au Canada met en évidence la forte réduction du nombre de véhicules entrant sur le marché de la revente. Cette réduction s'explique par le recul, depuis 2008, du nombre de véhicules loués ou de véhicules composant les parcs automobiles. Au cours des deux dernières années, le nombre annuel de nouveaux véhicules loués ne représentait plus que 250 000 unités, soit 60 % de moins que la moyenne des dix années précédentes. De plus, les achats de voitures neuves et de camions légers par les parcs automobiles au Canada ont chuté à quelque 200 000 unités par année depuis 2008, soit près de 100 000 unités de moins que la moyenne des dix dernières années.

Ce recul conduit à une forte réduction du nombre de véhicules d'occasion mis en vente sur le marché canadien. En fait, la réduction de l'offre sur ce marché se fera sentir sur plusieurs années et devrait conduire, au Canada, à des prix plus élevés pour ce type de voitures pendant une période assez longue.

« Contrairement aux forts gains enregistrés pour les véhicules d'au moins trois ans, le prix des modèles d'un an n'a que peu augmenté au cours des derniers mois, conséquence des rabais toujours plus alléchants offerts pour les nouveaux modèles », poursuit M. Gomes. « Nous estimons que ces rabais plus élevés consentis pour les voitures et les camions légers de l'année ont fait chuter les prix de ces véhicules d'environ 2 % depuis le printemps, brusque revirement par rapport aux fortes augmentations qui avaient marqué les premiers mois de 2011. Dans les faits, les rabais élevés consentis cette année ont conduit à la chute la plus marquée du prix des nouvelles voitures au Canada depuis le repli économique mondial de 2008. »

Aux États-Unis, le prix des véhicules d'occasion, mesuré par l'indice Manheim, grimpe lui aussi depuis mai 2009, juste avant le début de la reprise économique mondiale. Cependant, contrairement à ce qui s'observe au Canada, on a assisté aux États-Unis à un essoufflement de l'augmentation des prix au cours des derniers mois, conséquence d'une augmentation du nombre de véhicules provenant des parcs de location après la reprise des achats, par ces mêmes parcs, au deuxième semestre de 2010. Malgré cette petite anomalie temporaire, l'offre de véhicules d'occasion reste relativement faible aux États-Unis après la brusque chute des ventes de véhicules neufs au cours des dernières années.

On notera tout particulièrement que le nombre de véhicules auparavant loués et remis sur le marché aux États-Unis retraitera fortement en 2012 puisque seules 1,8 million d'unités ont été louées par année depuis 2008, soit près de 50 % de moins que la moyenne des dix dernières années. Les effets de cette diminution se font déjà sentir sur le nombre de véhicules d'occasion américains importés au Canada.

« Cette réduction du nombre de voitures et de camions légers d'occasion importés des États-Unis se fait surtout sentir en Colombie-Britannique », conclut M. Gomes. « C'est en effet en Colombie-Britannique qu'environ le quart de tous les véhicules d'occasion importés des États-Unis sont vendus, proportion équivalant à plus du double de la part de cette province sur le marché de l'automobile canadien. La part disproportionnée de la province dans les importations américaines s'explique par la proximité du Lower Mainland, densément peuplé, de grandes villes américaines, comme Seattle. »

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports Economiques

Renseignements :

Carlos Gomes, Études économiques Scotia, 416-866-4735, carlos_gomes@scotiacapital.com; Patty Stathokostas, Relations avec les médias, Banque Scotia, 416-866-3625, patty_stathokostas@scotiacapital.com.

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