Etre en communauté, pour l'école, avoir le pouvoir de décider



    "La reconnaissance de l'identité de l'école commence par son intégration
    dans la communauté." - Serge Morin

    ANJOU, QC, le 20 fév. /CNW Telbec/ - La Fédération québécoise des
directions d'établissement d'enseignement (FQDE) défend les droits des élèves
dans un contexte d'une réelle démocratie devant la ministre de l'Education, du
Loisir et du Sport, Madame Michelle Courchesne, lors du Forum sur la
démocratie et la gouvernance en éducation qui se tient aujourd'hui même et
demain.

    Dans le cadre du premier thème abordé quant au rôle éducatif, social,
    culturel et économique de la commission scolaire dans sa région, la FQDE
    présente une réflexion dans le sens suivant :

    Les opérations politiques des commissions scolaires limitent le
développement de l'école car, dû à ses particularités, l'établissement devrait
être en mesure de traiter directement avec les partenaires et la communauté.
Prenons en exemple le volet de l'enseignement professionnel très en lien avec
le développement économique d'une région. L'établissement devrait pouvoir
traiter directement avec les employeurs et ce, dans le but de mieux répondre
aux exigences du marché du travail. La multiplication des intervenants dans ce
type de dossier irrite le monde du travail.
    Le trop grand espace occupé dans certaines régions par les commissions
scolaires fait-il en sorte que l'école perd son identité ? Dans la réalité,
certains établissements ne peuvent être rejoints par les parents autrement que
par le réseau téléphonique de la commission scolaire. Les parents
inscrivent-ils les enfants à l'école ou à la commission scolaire? Jusqu'où la
commission scolaire peut-elle s'approprier le grand rôle de l'Ecole des écoles
et assujettir ses établissements ? Une vraie question demeure : l'école
doit-elle être au service de l'élève ou de la commission scolaire ?

    Au coeur du deuxième thème qu'est la démocratie scolaire et la
valorisation de la participation aux élections, la FQDE s'interroge sur la
responsabilité véritable de l'école, sur sa mission et sur la place
qu'occupent les décideurs dans le contexte où c'est l'école qui assume sa
mission éducative, sociale, culturelle et communautaire. Dans ce sens, la FQDE
affirme qu'il convient de responsabiliser d'abord son conseil d'établissement
et le personnel de l'établissement afin de dynamiser la démocratie scolaire.
    C'est à l'école à rendre des comptes, au plan éducatif, à la communauté
locale et à l'Etat québécois. C'est à l'école d'afficher ses couleurs comme
établissement et non de les laisser se fondre dans un collectif d'écoles. Le
sentiment d'appartenance d'un élève se développe en fonction de son école et
non de la commission scolaire.

    En ce qui a trait au troisième thème qui traite de la transparence et de
la rigueur de la gestion dans les commissions scolaires en vue d'une reddition
de comptes axée sur les résultats, la FQDE, soucieuse d'une démarche cohérente
au niveau du fonctionnement de l'école, énonce que c'est à l'école de devoir
rendre des comptes dans la réalisation de sa mission éducative, sociale,
culturelle et communautaire. L'actuelle standardisation par une majorité de
commissions scolaires annihile la mobilisation et l'action de l'école. De
plus, elle empêche le développement de sa personnalité et limite son action
dans la communauté.

    Dans le cadre du quatrième thème abordant toute la question du
financement des commissions scolaires et de la fiscalité scolaire, la FQDE se
questionne également sur l'envahissement de la mission de l'école par les
politiques et la planification stratégique de la commission scolaire ainsi que
sur les sommes qui y sont allouées. "Le mode d'attribution des allocations par
le ministère nous semble tout à fait équitable au départ. Cependant, la
multiplication des paliers avant l'arrivée de l'allocation à l'établissement
dénature les principes d'équité établis par le ministère", de dire Serge
Morin.
    L'enseignement collégial et universitaire est déjà assumé par l'Etat. N'y
a-t-il pas lieu de croire que les ordres d'enseignement (primaire, secondaire,
formation professionnelle et formation générale des adultes) puissent être
considérés de la même façon d'autant plus que le primaire et le secondaire
sont à la fois un droit et un service de base ?

    La FQDE est le principal organisme professionnel représentant plus de
2400 directions d'établissement d'enseignement (formation générale,
professionnelle et des adultes) provenant de 23 associations régionales. La
mission de la Fédération est de promouvoir le développement professionnel et
l'excellence dans la direction des établissements d'enseignement au Québec,
sans oublier de défendre les droits des directeurs, directrices, directeurs
adjoints, directrices adjointes d'établissement d'enseignement.




Renseignements :

Renseignements: Julie Lussier, Conseillère aux communications et à la
vie associative, FQDE, (514) 353-7511, Cellulaire: (514) 717-7511


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