Equité salariale - Pour la CSQ, un nouveau pas à franchir pour l'avenir



    QUEBEC, le 26 fév. /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec
(CSQ) se montre globalement en accord avec les pistes de réflexion soumises
dans le rapport du ministre du Travail qui soutiennent que la Loi sur l'équité
salariale est un acquis à maintenir. Elle salue également la décision du
gouvernement de maintenir la Commission de l'équité salariale, car il est
évident qu'elle a toujours un rôle essentiel à jouer dans l'atteinte de nos
objectifs collectifs en cette matière, notamment auprès des travailleuses non
syndiquées et auprès des petites et des moyennes entreprises.
    "S'il est vrai que la loi s'est implantée d'une manière inégale selon les
milieux, aujourd'hui, rares sont les personnes qui en dénient le bien-fondé et
qui songent à la remettre en question ou à l'abolir. Toutefois, le bilan nous
démontre que les principaux progrès en matière d'équité salariale ont eu lieu
dans les grandes entreprises et dans les milieux de travail syndiqués et ces
progrès sont dus à la ténacité des femmes et des hommes qui ont cru à la loi
et qui se sont battus pour son application. A preuve, le long combat dans les
secteurs public et parapublic qui aura duré 10 ans", affirme Louise Chabot,
1re vice-présidente de la CSQ et responsable politique du dossier de l'équité
salariale, à l'occasion de la consultation générale concernant le rapport du
ministre du Travail sur la mise en oeuvre de la Loi sur l'équité salariale.

    Un effort supplémentaire pour les entreprises non syndiquées

    Si l'on ne donne pas un sérieux coup de barre pour que les entreprises
non syndiquées mettent sur pied des programmes d'équité salariale pour se
conformer à la loi et si l'on ne se préoccupe pas davantage des difficultés
particulières des travailleuses de ces entreprises, nous aurons échoué dans
notre objectif de contribuer à améliorer l'autonomie économique des femmes et
de mener la lutte à la discrimination salariale dans la société québécoise.

    Mieux soutenir les travailleuses non syndiquées

    Pour la CSQ, il faut mieux soutenir les travailleuses non syndiquées qui
se retrouvent majoritairement dans des emplois précaires et moins bien
rémunérés. Ces femmes doivent faire face à des difficultés particulières qui
les empêchent de bien comprendre leurs droits et de bien les faire
reconnaître. De plus, d'autres facteurs sont à considérer, que ce soit
l'immigration, une moins bonne connaissance du français ou des problèmes
d'analphabétisme. "Il est essentiel que la Commission intensifie ses campagnes
d'information, et ce, dans toutes les régions du Québec, multiplie l'accès à
des services de formation et développe des liens avec les organismes
représentant ou oeuvrant auprès des personnes analphabètes et des personnes
immigrantes afin d'adapter ses moyens de communication et ses contenus de
formation à l'intention des personnes non syndiquées appartenant à ces
groupes", ajoute Louise Chabot.

    S'assurer que les petites et les moyennes entreprises se sentent
    concernées

    Selon les évaluations de la Commission, les entreprises de 10 à
49 personnes salariées sont celles qui accusent leur plus important retard. La
CSQ est sensible au fait que les petites et les moyennes entreprises n'ont pas
nécessairement l'expertise, les moyens techniques et financiers ou encore les
ressources humaines pour réussir l'exercice d'équité salariale. Toutefois,
comme elles composent majoritairement notre marché du travail, cela constitue
un défi qu'il nous faut relever et, pour cela, des améliorations au travail de
la Commission d'équité salariale et à la loi sont indispensables. Il faut
prévoir l'introduction d'un mécanisme permettant de valider l'information
relative à la taille de l'entreprise, les données à utiliser aux fins de
l'exercice d'équité salariale et l'évaluation des emplois dans une perspective
d'élimination de biais sexistes.
    "Le gouvernement doit prendre les moyens de renforcer la loi, notamment
pour favoriser la pleine participation des personnes salariées à l'exercice
d'équité salariale au sein de comités d'équité salariale qui doivent devenir
permanents de manière à assurer le maintien de l'équité dans les entreprises.
Il faut relever le défi d'améliorer la Loi sur l'équité salariale. C'est un
pas pour l'avenir qu'il nous faut franchir et non un retour en arrière",
conclut Louise Chabot de la CSQ.

    Vous pouvez consulter le mémoire de la CSQ Relever le défi d'améliorer la
Loi sur l'équité salariale, présenté à la Commission de l'économie et du
travail concernant le rapport du ministre du Travail sur la mise en oeuvre de
la Loi sur l'équité salariale sur le site Web www.csq.qc.net.

    Profil de la CSQ

    La CSQ représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le
secteur public, la grande majorité dans le secteur de l'éducation. Elle est
présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services
de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des
communications.




Renseignements :

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Tél.
cell.: (514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net


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