Equité salariale - La loi doit être renforcée



    MONTREAL, le 19 fév. /CNW Telbec/ - "Certes la Loi sur l'équité salariale
a produit des résultats, mais nous pouvons qualifier ceux-ci de mitigés. Sans
un renforcement de la loi, jamais nous ne pourrons prétendre avoir mis fin à
la discrimination salariale que vivent les femmes", a déclaré la présidente de
la CSN, Claudette Carbonneau, lors de la présentation du mémoire de la
centrale à la Commission de l'économie et du travail, titré Loi sur l'équité
salariale : un outil indispensable à parfaire.
    Bien qu'il n'existe pas de moyen pour mesurer précisément les résultats
obtenus par la mise en place de la loi, la Commission de l'équité salariale a
constaté que six ans après l'échéance du 21 novembre 2001, 50 % des
entreprises qui comptaient dix salarié-es ou plus ne s'étaient toujours pas
conformées à la loi. Avant même d'aborder la question des changements
législatifs, la présidente de la CSN a dénoncé cette situation : "Il est
impératif que le gouvernement et la Commission de l'équité salariale envoient
un signal clair aux employeurs à l'effet que le maintien de structures
salariales discriminatoires est illégal et que cette situation ne sera plus
tolérée".
    En ce qui a trait aux modifications législatives, il faut agir dès
maintenant afin d'atteindre les objectifs visés par la loi et ainsi assurer
une réelle reconnaissance du travail des femmes. La CSN privilégie
essentiellement deux axes, soit renforcer les obligations des employeurs et
assurer une plus grande participation des travailleuses et des travailleurs.
Ces nouvelles obligations devraient s'appliquer pour les nouvelles entreprises
ou dans le processus de révision qui assure le maintien de l'équité salariale.
    Quant aux obligations des employeurs, nous considérons que la loi devrait
prévoir la mise en place de programme d'équité salariale dans toutes les
entreprises. Ces programmes apparaissent comme le seul moyen pour s'assurer
qu'un exercice rigoureux a vraiment été réalisé, soit un exercice qui permette
d'établir des catégories d'emplois féminines et masculines, puis de les
comparer entre elles.
    Au chapitre de la participation des travailleuses et des travailleurs,
nous le disions il y a dix ans, nous le répétons encore aujourd'hui, il s'agit
d'une condition essentielle à l'atteinte de l'équité salariale. Dans ce
contexte, il est impératif que soit inscrit à la loi ce droit des
travailleuses et des travailleurs de participer aux démarches d'équité
salariale, et ce, particulièrement dans le processus de révision aux quatre
ans dont fait état le document de consultation. Il va sans dire que nous
souhaitons cette participation des travailleuses là où il y aura de nouveaux
programmes et dans le cadre des processus de maintien de l'équité salariale.
    On ne saurait conclure sans aborder une question importante de justice.
En effet, la CSN a demandé au gouvernement d'agir dès maintenant pour les
milieux de travail exclusivement féminin et de reconnaître à ces travailleuses
les mêmes droits que ceux prévus pour toutes les autres travailleuses quant
aux dates de paiement des rajustements salariaux. Nous ne pouvons pas croire
qu'une fois de plus, le gouvernement attende une décision des tribunaux pour
agir.
    Finalement, une attention particulière doit être portée aux travailleuses
non syndiquées. La CSN invite la Commission de l'équité salariale à développer
un véritable plan d'action pour rejoindre ces femmes. "Il faut aussi que le
gouvernement finance et supporte un organisme spécialisé en matière d'équité
salariale qui soit consacré aux travailleuses non syndiqués", soutient la
présidente de la CSN.
    Si nous pouvons saluer l'initiative que le gouvernement a pris en
procédant à cette consultation, la présidente de la CSN a voulu rappeler au
membre de la Commission de l'économie et du travail et à ceux du gouvernement
que "l'égalité des femmes ne pourra pas se concrétiser par la seule lutte pour
l'équité salariale, des mesures pour faciliter l'accès à la syndicalisation,
le rehaussement du salaire minimum, les programmes d'accès à l'égalité et
l'égalité de traitement indépendamment du statut d'emploi sont quelques
exemples de moyens sur lesquels le gouvernement peut et doit agir".

    La CSN regroupe 300 000 membres répartis dans les secteurs privé et
public.




Renseignements :

Renseignements: Jacqueline Rodrigue, Service des communications - CSN,
Cellulaire: (514) 773-0060; Source: CSN


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