Enquête auprès des infirmières: elles travailleraient davantage dans une pratique mixte public-privé



    MONTREAL, le 19 juin /CNW Telbec/ - Une enquête menée par l'Institut
économique de Montréal (IEDM) auprès des infirmières révèle que le rapport de
la Table nationale de concertation sur la main-d'oeuvre en soins infirmiers
néglige un aspect important de la disponibilité des infirmières : plus de la
moitié (54 %) se montrent ouvertes à travailler pendant les jours de semaine
dans le secteur privé en supplément de leur tâche habituelle (34 heures) dans
le secteur public. Cela correspond à l'embauche de plus de 3730 infirmières en
équivalent plein temps de jour, 2210 les soirs de semaine, 1350 les fins de
semaine et 290 pendant les congés fériés. Cette capacité d'offrir du temps de
travail suggère que la pénurie d'infirmières pourrait ne pas être aussi
importante que ce qui est généralement reconnu. Les réponses apportées par les
infirmières laissent penser que la pratique dans le secteur privé n'est pas
qu'un déplacement de ressources humaines : elle peut mener à un accroissement
de l'offre, tant par une quantité supérieure d'heures travaillées que par une
atténuation de la tendance à quitter la profession.
    Pour mettre ces chiffres en perspective, soulignons qu'il manquera cette
année 2643 infirmières pour répondre aux besoins du système public, selon les
estimations du ministère de la Santé et des Services sociaux, soit 3,8 % des
membres de la profession pratiquant au Québec. Les 1420 personnes sondées par
l'IEDM (méthodologie présentée sur le site Web) ont considéré travailler en
moyenne jusqu'à 15 heures par mois dans le secteur privé, toujours en
supplément de leur tâche habituelle dans le secteur public.
    Tout en rejoignant plusieurs des constats mentionnés par l'enquête de
l'IEDM, la Table nationale de concertation sur la main-d'oeuvre en soins
infirmiers se désole que cette offre de travail de réserve se détourne du
secteur public. Cette Table, à laquelle tous les syndicats ont participé,
propose de réduire le recours à la main-d'oeuvre indépendante et au temps
supplémentaire. Pourtant, la popularité actuelle des agences de placement
semble être surtout un symptôme des problèmes de flexibilité et d'horaires
rigides de travail du secteur public, plutôt que la cause du manque
d'infirmières. En conséquence, une plus grande ouverture à la pratique mixte
pourrait s'avérer un moyen de réduire la pression sur le système de santé
québécois.
    La Note économique intitulée La disponibilité des infirmières pour la
pratique mixte a été préparée par Julie Frappier, économiste de la santé et
titulaire d'une maîtrise en économie de l'Université de Montréal.

    Le texte intégral est disponible gratuitement à www.iedm.org




Renseignements :

Renseignements: et demandes d'entrevues: André Valiquette, Directeur des
communications, Institut économique de Montréal, (514) 273-0969 p. 2225,
Cell.: (514) 574-0969, avaliquette@iedm.org, www.iedm.org


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