Encourager la formation professionnelle pour accroître l'employabilité des jeunes



    MONTREAL, le 24 sept. /CNW Telbec/ - Pour réduire la proportion de jeunes
qui abandonnent l'école sans formation leur permettant d'accéder au marché du
travail, on pourrait inciter ceux qui ne souhaitent pas obtenir un diplôme
collégial à se diriger plus tôt vers la formation professionnelle au
secondaire, en établissant un diplôme de 3e secondaire. A la suite de
l'obtention de ce diplôme, les élèves qui se destinent à l'université
compléteraient trois ans de formation préuniversitaire dans les écoles
secondaires plutôt qu'au cégep et ils entreprendraient ensuite un baccalauréat
universitaire de quatre ans. Les cégeps se concurrenceraient afin d'offrir des
programmes de formation professionnelle et technique de durée variable.
    L'auteur, Marcel Boyer, vice-président et économiste en chef de
l'Institut économique de Montréal (IEDM), dans une Note économique publiée par
l'Institut, estime qu'"en résolvant les problèmes d'aiguillage qui font perdre
du temps aux jeunes Québécois et de l'argent aux contribuables, il sera
possible de ramener le taux de diplomation dans les filières professionnelles
et techniques plus près des attentes des employeurs et de la moyenne des pays
développés".

    Les besoins du marché du travail forcent le débat

    La plupart des politiciens et des journalistes ayant fréquenté
l'université, on a souvent tendance à oublier l'importance de la formation
professionnelle dans les débats publics. Avec le vieillissement de la
population et le nombre élevé de départs à la retraite, de nombreux postes
seront à combler dans les prochaines années dans les métiers et techniques
spécialisés. Il y a des limites aux possibilités de combler ces pénuries en
retournant des adultes sur les bancs d'école.

    Faciliter les études professionnelles au secondaire

    A 15 ans, les jeunes Québécois sont parmi les mieux outillés au monde,
selon l'OCDE, pour réussir la seconde étape de leur parcours de formation. En
établissant un diplôme de 3e secondaire ouvrant aux jeunes la perspective de
parcours de formation de durée variable dès son obtention, il deviendrait
possible de rendre les parcours de formation professionnelle courts mieux
connus et plus attrayants. L'obtention de ce premier diplôme enverrait à
chaque jeune un double signal : d'abord qu'il a complété avec succès les
apprentissages fondamentaux, et ensuite que le temps est venu de choisir, sans
que ce choix soit irrévocable et irréversible, son parcours sur le marché du
travail.
    La structure du système d'éducation québécois est un des facteurs qui
favorise la formation générale au détriment de la formation professionnelle.
Au secondaire, elle est deux fois moins populaire au Québec que dans la
moyenne des pays de l'OCDE. Actuellement, seul un maigre 2 % s'oriente vers la
formation professionnelle directement après la 3e secondaire. Selon le
ministère de l'Education, les inscriptions en formation professionnelle ont
connu ici une baisse importante dans les années 1980 en raison de l'exigence
d'une formation générale plus poussée. Le diplôme d'études secondaires est
souvent considéré à tort comme un préalable à la formation professionnelle et
cette mauvaise orientation accroît les risques d'abandon. En effet, un
cinquième des jeunes de 19 ans est en situation de décrochage scolaire au
Québec.

    Mieux arrimer l'université

    Il serait opportun de faire en sorte que les élèves qui se destinent à
l'université puissent compléter trois ans de formation préuniversitaire dans
les écoles secondaires plutôt qu'au cégep, après le diplôme de 3e secondaire,
et qu'ils entreprennent ensuite un baccalauréat universitaire de quatre ans.
Cette structure reprendrait donc un modèle qui est appliqué avec succès dans
une grande partie des autres provinces et pays développés.
    Les cégeps perdraient leur clientèle préuniversitaire au profit des
écoles secondaires, mais pourraient offrir les programmes professionnels de
niveau secondaire et se spécialiser ainsi dans la formation professionnelle et
technique, dans un contexte où la concurrence entre établissements serait plus
forte. Les écoles secondaires, quant à elles, renonceraient à la formation
professionnelle afin de faire de la place pour une année supplémentaire de
formation générale destinée aux jeunes qui souhaitent poursuivre vers
l'université. Un baccalauréat de quatre ans permettrait de diminuer les taux
d'échec et de réorientation au niveau universitaire, car la première année
serait consacrée à des cours plus généraux permettant aux étudiants de se
familiariser avec l'environnement universitaire et de choisir plus précisément
le domaine de formation qui leur convient.
    La Note économique intitulée Formation professionnelle : à la recherche
du temps perdu a été préparée par Marcel Boyer, vice-président et économiste
en chef de l'IEDM, professeur titulaire de la Chaire Bell Canada en économie
industrielle de l'Université de Montréal et Fellow du CIRANO.

    Le texte intégral est disponible gratuitement à www.iedm.org




Renseignements :

Renseignements: et demandes d'entrevues: André Valiquette, Directeur des
communications, Institut économique de Montréal, (514) 273-0969 p. 2225,
Cell.: (514) 574-0969, avaliquette@iedm.org


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