En réponse aux accusations gratuites, QuébecKyoto donne les faits et invite la PDG de Gaz Métro à un débat public



    MONTREAL, le 20 sept. /CNW Telbec/ - En réponse aux commentaires à
l'effet que QuébecKyoto, selon Mme Sophie Brochu, PDG de Gaz Métro, ne dit pas
la vérité aux Québécois et, selon Mme Françoise Bertrand, présidente de la
Fédération des chambres de commerce du Québec, désinforme les Québécois, la
coalition répond qu'elle ne s'en tient qu'aux faits.
    QuébecKyoto représente une coalition d'une cinquantaine de groupes de
tous horizons et au delà de 100 000 personnes répartis à l'échelle de la
province. QuébecKyoto demande un moratoire sur toute construction de port
méthanier le temps d'étudier ces projets dans l'ensemble de la stratégie
énergétique du Québec afin que l'on puisse atteindre les objectifs du
protocole de Kyoto et qu'on puisse se positionner dès maintenant en vue de
l'après-Kyoto.

    VOICI LES FAITS VERIFIES ET VERIFIABLES SUR LESQUELS NOUS APPUYONS NOTRE
ARGUMENTAIRE:

    FAIT #1: Il est impossible de démontrer rigoureusement que l'importation
massive de gaz naturel via des ports méthaniers aurait pour effet de baisser
le prix de ce combustible, ce qu'affirment les promoteurs.

    FAIT #2 : Lors des audiences précédant la construction de la centrale de
Bécancour, Robert Tessier, alors président de Gaz Métro, a affirmé au sujet de
la construction de la centrale de Bécancour : "Le gaz est un passage obligé,
(..) les impacts sur l'économie du Québec seront très douloureux, si le projet
de Bécancour ne se réalise pas." (La Presse, 20 mai 2004). Depuis, le prix du
gaz naturel a augmenté et Hydro-Québec paye l'électricité produite à 10,5
cents du kWh au lieu des 6 cents prévus. Une augmentation de 75% en 2 ans! De
plus, les émissions de gaz à effet de serre (GES) de cette centrale sont
d'environ 1 600 000 tonnes de CO2 par année ou l'équivalent de 400 000
voitures. C'est donc la construction de l'usine de Bécancour qui a eu un
impact douloureux sur l'économie du Québec et les changements climatiques de
la planète.

    FAIT #3 : Rien n'indique que le prix du gaz naturel sera concurrentiel
face à celui du mazout et puisse privilégier la conversion du mazout vers le
gaz, notamment dans le contexte de hausse mondiale du prix de l'énergie.

    FAIT #4 : Comme l'a écrit Sir Nicholas Stern, ancien chef économiste de
la banque mondiale, dans son rapport sur l'impact économique du réchauffement
de la planète publié en 2006, le marché a failli lamentablement à protéger
l'environnement et à lutter contre le réchauffement climatique et les coûts de
l'inaction seront bien supérieurs aux investissements requis afin de régler ce
problème.

    FAIT #5 : Le rapport du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du
climat (GIEC) qui sortira d'ici quelques semaines réitère que le réchauffement
de la planète est plus sérieux et se fait plus rapidement que prévu et qu'il
faudra adopter des mesures radicales de réduction d'émission de GES.

    FAIT #6 : 10 ans après l'adoption du protocole de Kyoto, les émissions de
GES du Canada ne cessent d'augmenter et le gouvernement conservateur ne veut
pas respecter les objectifs de Kyoto, qui ne sont pourtant qu'une petite
première partie de ce qu'il faut faire pour stabiliser le climat et éviter la
catastrophe mondiale.

    FAIT #7 : 5 ans après le vote UNANIME des députés de l'Assemblée
Nationale d'une résolution de respecter les objectifs du protocole de Kyoto et
plus d'an après le dépôt de plan de lutte aux changements climatiques du
gouvernement du Québec, pratiquement aucune mesure concrète n'a été mise en
application à ce jour. Les émissions de GES du Québec aussi continuent
toujours d'augmenter.
    C'est pourquoi nous demandons un moratoire sur l'autorisation d'aller de
l'avant avec les projets de terminaux méthaniers. De plus, nous exigeons du
gouvernement du Québec :

    
    - Une législation assurant un plafond obligatoire des émissions de GES ;
    - un programme obligatoire de conversion du mazout et du charbon vers des
      énergies plus propres incluant le gaz naturel; et
    - la mise en place d'un mécanisme public de reddition de compte afin de
      pouvoir suivre l'évolution des émissions de GES du Québec.
    

    Sans ces mesures, il est improbable que l'apport supplémentaire de gaz
naturel vienne réduire le bilan québécois et canadien de GES.

    De plus, nous invitons Mesdames Brochu et Bertrand à en débattre avec
nous publiquement afin que la population du Québec puisse entendre les faits
plutôt que les affirmations démagogiques dont nous faisons l'objet.
    Le 22 septembre la marche que nous organisons ne sera pas, contrairement
à ce que Mme Brochu prétend, une marche pour le mazout, mais bien une marche
pour l'avenir du Québec, de la planète et de nos enfants. ET CECI AUSSI EST UN
FAIT.




Renseignements :

Renseignements: et entrevues: Daniel Breton, porte-parole, QuébecKyoto
(Anciennement CQVK), (514) 799-3553; André Bélisle, porte-parole, AQLPA, (418)
386-6992; Suzann Méthot, QuébecKyoto, (514) 799-3553

Profil de l'entreprise

QUEBECKYOTO

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.