Education supérieure - L'heure est à l'investissement



    MONTREAL, le 21 oct. /CNW Telbec/ - La présidente de la CSN, Claudette
Carbonneau, déplore les propos tenus hier par le premier ministre du Québec
lors de la tenue du Conseil de la fédération, encourageant le gouvernement
canadien à éviter de faire un déficit et lui offrant une trêve en matière de
transfert des fonds fédéraux consacrés à l'éducation supérieure. "Lors de la
récente campagne électorale au fédéral, Jean Charest s'est fait un grand
défenseur des intérêts du Québec. Jamais il n'a soufflé un mot sur ses
intentions de renoncer de quelque façon à des rehaussements des transferts
fédéraux pour l'éducation supérieure. A peine les élections terminées, voilà
qu'il dévoile ses intentions. Nous nous opposons farouchement aux propositions
qu'il vient de faire au gouvernement fédéral. Bien au contraire, nous croyons
plutôt qu'un investissement en éducation supérieure constitue un élément fort
d'une stratégie de sortie de crise", de souligner la présidente de la CSN.
    "Cette capitulation totale devant Ottawa est d'autant plus aberrante que
même le gouvernement fédéral laisse entrevoir qu'il pourrait recourir à un
déficit budgétaire afin de remplir ses obligations, de renchérir le trésorier
de la CSN, Pierre Patry. Actuellement, au chapitre de son bilan budgétaire, le
Canada détient la meilleure position des pays de l'OCDE et le taux
d'endettement du Canada est le plus faible des pays du G-8. Il est, selon le
FMI, de 25,1 % pour le Canada, de 53,6 % pour la France, de 58,1 % pour
l'Allemagne, de 45 % pour les Etats-Unis et de 89,8 % pour le Japon. Rappelons
que dans chacun de ses budgets, le gouvernement Harper a réservé de 10 à 13
milliards de dollars au paiement de la dette fédérale. "Si bien que le ratio
dette/richesse collective a fondu de moitié. Ainsi, la situation financière du
Canada est bonne et nous pouvons nous permettre, en situation de crise
économique, d'entrevoir un déficit", de soutenir Pierre Patry.
    Les crises antérieures nous ont démontré que ce sont les politiques
keynésiennes qui ont contribué à se sortir de ces crises. "Il serait tout à
fait contre-productif aujourd'hui de refuser d'investir dans l'éducation
supérieure", d'ajouter Pierre Patry. Avec d'autres organisations, nous avons
réclamé du fédéral, lors de la campagne électorale, qu'il s'engage à verser au
Québec les 800 millions de dollars qui lui revient en transfert pour le
postsecondaire. "Est-il nécessaire d'ajouter qu'il y a un large consensus au
Québec des différents acteurs sociaux et des partis politiques à l'effet que
le déséquilibre fiscal n'est pas réglé et que le financement de l'éducation
supérieure en constitue un élément majeur", de conclure Pierre Patry.
    Les représentants de la CSN seront très attentifs la semaine prochaine
alors que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget devrait présenter
une mise à jour économique.

    Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 300 000 travailleuses et
travailleurs dans tous les secteurs d'activité. Dans le secteur de l'éducation
supérieure, la CSN représente environ 20 000 membres.




Renseignements :

Renseignements: Jacqueline Rodrigue, (514) 598-2139, Cellulaire: (514)
773-0060; Source: CSN


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