Ecoutez les étudiants; interdisez l'amiante, disent des organismes dans le domaine de la santé, de l'environnement et de la justice sociale



    OTTAWA, le 1er juin /CNW Telbec/ - Vingt organismes sanitaires,
environnementaux et syndicaux de premier plan du Canada pressent les
parlementaires de prêter une oreille attentive à l'appel à l'interdiction de
l'amiante chrysotile, lancé à Ottawa par trois élèves de 10e année du nord de
la Colombie-Britannique. Les élèves, Hayley McDermid, Claire Hinchliffe et
Chloe Staiger, ont rédigé un projet de loi pour mettre fin à l'exploitation
minière et à l'exportation d'amiante du Canada vers les pays en développement.
Leur député, Nathan Cullen, présente aujourd'hui leur projet de loi à la
Chambre des communes.
    "Nous apportons tout notre appui aux élèves", déclare Diana Daghofer,
coprésidente de Prevent Cancer Now. "Et nous espérons que les dirigeants
politiques du Canada les écoutent et qu'ils sont aussi sensibles à l'appui
massif, tant au pays qu'à l'étranger, envers l'interdiction de la production,
de l'utilisation et de l'exportation de cette substance meurtrière."
    "Les Canadiens devraient se sentir très fiers de l'initiative de ces
étudiants", ajoute Kathleen Cooper, de l'Association canadienne du droit de
l'environnement. "Nous devons aussi consacrer des ressources et de l'aide aux
communautés affectées au Canada et arrêter de soutenir une industrie toxique
et moribonde."
    "Il est temps d'arrêter de faire deux poids deux mesures - d'arrêter
d'exporter un produit qu'on refuse d'utiliser au Canada parce qu'on sait très
bien qu'il représente une menace pour la santé publique", explique Kathleen
Ruff, du Rideau Institute on International Affairs.
    "Les maladies liées à l'exposition à l'amiante constituent la principale
source de mortalité professionnelle au Canada", précise le Dr. James Brophy,
spécialiste de la santé au travail. "Nous devons arrêter d'exploiter l'amiante
et de l'exporter; nous devons établir un registre national et nous devons
aider ceux qui vivent une tragédie à cause d'une maladie de l'amiante."

    Appuyé par : Prevent Cancer Now, Bannir l'amiante au Canada, Action
cancer du sein de Montréal, Association canadienne des médecins pour
l'environnement, Association canadienne des professeures et professeurs
d'université, Association canadienne du droit de l'environnement, Clean
Production Action, Ecojustice, Fédération canadienne des enseignantes et des
enseignants, Fondation David Suzuki, Institut canadien du droit et de la
politique de l'environnement, l'Institut Rideau, Mines Alerte Canada, Ontario
College of Family Physicians, Fédération des enseignantes et des enseignants
de l'Ontario, Saunders-Matthey Cancer Prevention Coalition, Sierra Club
Canada, Toxic-Free Canada, Travailleurs et travailleuses canadien(ne)s de
l'automobile, Women's Healthy Environments Network

    
                             NOTES DOCUMENTAIRES

    - Les trois élèves de 10e année de Smithers, en C.-B., ont remporté un
      concours organisé par le député Nathan Cullen, Create Your Canada, dont
      l'objectif visait à impliquer les jeunes dans la procédure
      parlementaire canadienne. Parmi les 80 dossiers soumis, un panel
      composé de chefs de file communautaires était chargé de sélectionner un
      projet d'une école primaire et d'une école secondaire.
    - Le gouvernement continue de défendre le commerce de l'amiante du
      Canada, arguant que, même si notre amiante constitue une cause de
      cancer avérée, il existe des normes de sécurité rigoureuses dans les
      pays en développement vers lesquels le Canada exporte plus de 95 % de
      son amiante et qu'il ne pose donc aucun risque.
    - Une étude de deux ans publiée par le gouvernement du Québec révèle que,
      dans les quelques installations industrielles du Québec qui ont encore
      recours à l'amiante, on a constaté un taux de non-conformité aux normes
      de sécurité de 100 %. "Si dans une société moderne, réglementée et
      industrialisée comme le Québec, on observe une absence absolue
      d'application des contrôles de sécurité, peut-on vraiment déclarer sans
      rougir que ces contrôles sont effectués dans les pays en
      développement?", demande Ramsey Hart, de Mines Alerte.
    - Au Canada, les maladies reliées à l'exposition à l'amiante sont le
      principal facteur de mortalité professionnelle. Un rapport de 2004 a
      mis en lumière que les taux de mésothéliome chez les hommes était 9,5
      fois supérieur au Québec que dans le reste du Canada et que celui des
      femmes comptait parmi les plus élevés au monde.(1) On estime que, rien
      qu'en Colombie-Britannique, 1 500 travailleurs mourront d'une maladie
      de l'amiante au cours des cinq prochaines années. L'amiante continue à
      représenter une menace pour la santé, particulièrement dans les écoles,
      ainsi que dans de nombreuses maisons en cours de détérioration sur les
      réserves des Premières Nations.
    - La Banque mondiale vient de publier des directives pour ne plus
      utiliser d'amiante dans aucun des projets qu'elle finance dans le monde
      entier. Le Conseil du bâtiment durable du Canada, dans ses normes LEED
      (Leadership in Energy & Environmental Design), interdit également
      l'emploi d'amiante pour toute construction nouvelle. Le gouvernement
      canadien s'est engagé à respecter ces normes et dépense des millions de
      dollars pour retirer l'amiante de la Chambre des communes.
    - La dernière mine d'amiante en activité, la LAB Chrysotile Inc., s'est
      récemment placée sous la protection de la loi sur les faillites. Une
      étude menée par des étudiants de l'Université Laval, qui vient d'être
      rendue publique, expose le succès impressionnant de la région minière
      riche en amiante du Québec pour diversifier son économie en se
      détournant de l'amiante. Cette région, qui vient de se rebaptiser
      Appalaches, emploie actuellement 400 travailleurs, c.-à.-d. 7 pour cent
      de ses effectifs, dans les mines d'amiante, comparativement au tiers
      des personnes employées dans l'industrie en 1970.

    Pour plus de renseignements, entre autre la position des divers partis
politiques, veuillez visitez le site www.preventcancernow.ca

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    (1) INSPQ, Epidémiologie des maladies reliées à l'exposition à l'amiante
        au Québec, 2003; 
http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/222-EpidemiologieExpositionAmiante.pdf
    




Renseignements :

Renseignements: Kathleen Ruff, l'Institut Rideau et Bannir l'amiante au
Canada, (250) 847-1848, kruff@bulkley.net; Diana Daghofer, Prevent Cancer Now,
(250) 364-8894, diana@wspring.ca

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