Echec des négociations à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) - La souveraineté alimentaire pour sortir l'OMC de l'impasse



    LONGUEUIL, QC, le 30 juill. /CNW Telbec/ - Le porte-parole de GO5,
Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l'offre et
président de l'Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), M. Christian
Lacasse, a réagi à l'annonce de l'arrêt des négociations agricoles de l'OMC.
"L'absence d'accord est préférable à la conclusion d'un mauvais accord. Nous
soutenons l'adoption d'une entente multilatérale, car il faut des règles pour
encadrer le commerce. Mais, l'agriculture et l'alimentation sont des secteurs
trop importants pour les laisser aux seuls intérêts du marché, des
multinationales et des commerçants" a affirmé M. Lacasse.
    Le porte - parole des agriculteurs québécois souligne que cet arrêt ne
laisse pas le commerce mondial sans règles. "Les ententes déjà négociées
continuent de s'appliquer. Il faut saisir l'occasion pour relancer les
discussions sur des bases nouvelles, qui reconnaîtraient le droit des peuples
à la souveraineté alimentaire".
    "Ce sont les tentatives de l'OMC de s'immiscer dans les politiques
agricoles internes des pays qui ont conduit à l'impasse actuelle. Toute
entente sur le commerce agricole devrait reconnaître le droit des peuples à
déterminer leurs propres politiques en matière d'agriculture et d'alimentation
nationales. L'OMC doit se contenter d'encadrer ce qui est commercé sur le
marché international", estime le président de la Fédération des producteurs de
lait du Québec (FPLQ), M. Marcel Groleau. Ce dernier rappelle que moins de
10 % des aliments produits dans le monde sont commercés entre les pays. Même
au Canada, qui est pourtant le quatrième plus important exportateur mondial de
produits agricoles, 70 % des revenus agricoles proviennent du marché
intérieur.
    "Cette libéralisation des marchés agricoles que propose l'OMC menace
notre capacité de nourrir d'abord notre population avec notre propre
production, alors que nos concitoyens demandent de plus en plus des aliments
frais, de qualité et produits localement pour les besoins du pays", a prévenu
le président des Eleveurs de volaille du Québec (EVQ), M. Martin Dufresne. "De
plus, cette libéralisation imposée aux pays les plus pauvres a détruit
l'agriculture à la base de leur alimentation nationale et les a rendus
dépendants du marché mondial. Une plus grande libéralisation aurait pour effet
d'aggraver la crise alimentaire qui afflige actuellement une bonne partie de
la planète", a ajouté le président de la Fédération des producteurs d'oeufs de
consommation du Québec (FPOCQ), M. Serge Lefebvre.
    "Les pays industrialisés, notamment les Etats-Unis et l'Union européenne,
ne laisseront jamais tomber leurs subventions. Les propositions de l'OMC ne
réduiraient qu'une partie des subventions non permises alors que pour les
subventions permises, c'est le bar ouvert. Le problème serait donc loin d'être
réglé. La seule façon d'éviter le dumping et de soutenir l'agriculture des
pays en développement, c'est de permettre la mise en place de politiques
favorisant la souveraineté alimentaire, telle la gestion de l'offre pratiquée
au Canada dans les productions de lait, d'oeufs et de volaille" a conclu
M. Gyslain Loyer, président du Syndicat des producteurs d'oeufs d'incubation
du Québec (SPOIQ).
    Or, la proposition qui était sur la table de négociation et à partir de
laquelle les dirigeants de l'OMC espéraient parvenir à une entente, prévoyait
des mesures incompatibles avec la souveraineté alimentaire et compromettait le
maintien de la gestion de l'offre. Les productions sous gestion de l'offre ne
reçoivent aucune subvention et se concentrent sur le marché intérieur. Les
réductions de tarifs aux frontières proposées les auraient exposées à la
concurrence déloyale de produits étrangers, largement subventionnés.
    Les quelque 8 000 fermes québécoises sous gestion de l'offre - laitières,
avicoles et d'oeufs de consommation et d'incubation - font vivre quelque
15 000 producteurs et leurs familles. La valeur de la production à la ferme
s'élève à 2,6 milliards de dollars. Les secteurs sous gestion de l'offre
génèrent près de 4 milliards de dollars de PIB et plus de 70 000 emplois. Pour
plus d'information sur l'OMC, la gestion de l'offre et la coalition GO5 :
www.go5quebec.ca




Renseignements :

Renseignements: Eliane Hamel, Directrice des communications, Union des
producteurs agricoles, (450) 679-0540, poste 8235, Cellulaire: (514) 971-3699;
François Dumontier, Conseiller, Relations publiques et gouvernementales,
Fédération des producteurs de lait du Québec, (450) 679-0540, poste 8704,
Cellulaire: (514) 713-0530

Profil de l'entreprise

GO5 Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l'offre

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