Durant l'intervention de Pierre Karl Péladeau - Les lock-outés du Journal de Montréal manifestent devant le congrès du RJCCQ à l'hôtel Delta de Trois-Rivières



    TROIS-RIVIERES, QC, le 5 juin /CNW Telbec/ - Les 253 membres du Syndicat
des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM-CSN)
manifestent actuellement devant l'hôtel Delta de Trois-Rivières où le pdg de
Quebecor, Pierre Karl Péladeau, prononce une allocution dans le cadre du
congrès du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec qui se
déroule jusqu'à dimanche.
    Cette manifestation s'inscrit dans le cadre de la campagne qu'ils mènent
pour inviter la population à ne plus lire ni acheter un journal fait sans ses
artisans et pour ramener leur employeur à la table de négociation. On se
souvient que ce dernier a mis fin à la négociation le 22 janvier en rejetant
une contre-proposition qui aurait pu éviter le conflit et relancer la
négociation.
    Pour le STIJM-CSN, le thème de l'intervention du PDG de Quebecor détonne
singulièrement avec la réalité. Ce dernier intervient sur Cultive ton
leadership en période de crise. "Mais de quel leadership s'agit-il lorsque
Quebecor a mis 14 syndicats en lock-out en autant d'années depuis que PKP
siège à la direction de l'empire des communications ? ont questionné les
porte-parole syndicaux. Il démontre que l'entreprise qu'il dirige est un chef
de file en matière de mauvaises relations de travail au Québec."
    En outre, accuse le STIJM-CSN, pour produire le journal, Quebecor utilise
des briseurs de grève. Le syndicat a constitué une preuve qu'il présente
actuellement devant la Commission des relations du travail.
    "Depuis le 24 janvier, au moment où Pierre Karl Péladeau nous a jetés sur
le trottoir, le Journal de Montréal continue d'être publié par, nous dit-on,
25 cadres et des chroniqueurs, a indiqué les porte-parole du STIJM. Tout le
monde sait bien qu'une telle chose est impossible. Un quotidien de l'envergure
du Journal de Montréal, avec une centaine de pages, dont son contenu est
normalement alimenté par plus de 80 journalistes, des chefs de secteur, des
chefs de pupitre, 15 photographes et 1 caricaturiste, ne peut être publié sans
l'apport de scabs."
    Le STIJM demande à la population de cesser de lire le quotidien de la rue
Frontenac pour exercer une pression économique sur l'empire des
communications. C'est pourquoi ses membres multiplient les actions devant
toutes les tentacules de Quebecor pour faire connaître les enjeux de cette
négociation et pour ramener l'employeur à la table de négociation.
    Depuis le lock-out, le 24 janvier, l'employeur a rejeté toutes les
demandes de reprises de négociation formulées par le syndicat. Selon le STIJM,
cette attitude démontre l'arrogance et le peu de respect qu'a l'héritier de
ses employé-es, de ses lecteurs et de ses annonceurs.
    En fait, la façon de négocier de Quebecor est simple : étirer le conflit
pour forcer les travailleuses et les travailleurs à accepter des reculs.
Depuis le début des discussions, en octobre, la direction de Quebecor n'a
jamais bronché de son plan d'affaires de charcuter dans la convention
collective, malgré toutes les ouvertures syndicales. Il a déposé un projet de
quelque 230 demandes qui visent notamment à

    
    - éliminer une centaine de postes, occupés par une majorité de femmes
      dont plusieurs comptent plus de 30 ans d'ancienneté, en favorisant la
      sous-traitance ;
    - réduire de 20 % les avantages sociaux ;
    - diminuer les clauses professionnelles de la convention collective qui
      assurent la qualité de l'information et le respect de règles d'éthique
      journalistique.
    

    L'entreprise se comporte comme si elle était près de la faillite. "Au
contraire, explique le président du STIJM, nous estimons que le Journal de
Montréal a engrangé plus de 50 millions de dollars de profits sur un chiffre
d'affaires de 200 millions, l'an dernier. Le Journal fait vraiment beaucoup
d'argent."
    Le syndicat invite la population à s'informer plutôt en consultant le
média sur le Web qu'il a lancé, RueFrontenac.com, où on retrouve de vrais
professionnels de l'information, dont les chroniqueurs chevronnés, qui ont
fait du Journal de Montréal le quotidien numéro 1 au Québec. "Mais ça, c'était
avant le 24 janvier 2009", ont conclu les porte-parole.




Renseignements :

Renseignements: Louis-Serge Houle, Information-CSN, (514) 792-0795;
Source: Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal
(CSN)


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