Droits des peuples autochtones: La Déclaration de l'ONU doit être appuyée par les gouvernements



    MONTREAL, le 15 mai /CNW Telbec/ - L'Assemblée des Premières Nations du
Québec et du Labrador (APNQL) réitère son invitation aux gouvernements
québécois et canadien pour qu'ils appuient la Déclaration de l'ONU sur les
droits des peuples autochtones. Cette invitation est lancée dans le cadre de
la publication d'une lettre ouverte commune de l'APNQL, la CSN, Femmes
Autochtones du Québec, le Regroupement des centres d'amitié autochtones du
Québec, le Front d'action populaire en réaménagement urbain, Amnistie
Internationale, FIQ, Fédération des femmes du Québec, CCMM, Chantier de
l'économie sociale et la Ligue des droits et des libertés. "Il est urgent de
respecter et de mettre en oeuvre la Déclaration afin de rendre pleinement
accessibles les droits humains aux peuples autochtones du Québec" souligne la
lettre ouverte.

    Importants appuis de la société civile

    Les nombreux appuis de la société civile encouragent fortement l'APNQL à
poursuivre ses démarches envers les gouvernements. Les représentants des
Premières Nations sont non seulement appuyés par d'importants groupes
québécois de défense des droits, mais aussi par le chanteur Richard
Desjardins, la juriste de renommée mondiale et ancienne haute-commissaire au
Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Louise Arbour et Me
Jean-Paul Lacasse, avocat et professeur émérite à l'Université d'Ottawa,
spécialisé en droit autochtone. "De concert, nous demandons aux gouvernements
qu'ils prennent leurs responsabilités et signent la Déclaration", a affirmé
Ghislain Picard, Chef de l'APNQL. A maintes reprises et sans succès, ce
dernier a invité les parlementaires de l'Assemblée nationale à appuyer la
Déclaration et à prendre leur distance de la position humiliante d'Ottawa.

    Adoptée à l'ONU en 2007 par une majorité écrasante, la Déclaration des
Nations Unies sur les droits des peuples autochtones est toujours ignorée par
trois états réfractaires : le Canada, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande.
Selon la présidente de l'Instance permanente sur les questions autochtones,
Victoria Tauli-Corpuz, "les pays (qui ont signé) se sont réconciliés avec leur
douloureux passé et ont décidé de continuer leur marche vers l'avenir sur le
chemin des droits humains". L'Australie, qui faisait autrefois partie de ce
groupe récalcitrant, a décidé de se joindre à la Déclaration cet hiver. De
plus, de nombreuses rumeurs courent à propos d'une adhésion de la part des
Etats-Unis et de la Nouvelle-Zélande à la Déclaration, ce qui isolerait de
manière honteuse le Canada sur la scène internationale.

    L'APNQL à l'ONU

    Ghislain Picard a profité de la conférence de presse d'aujourd'hui pour
souligner que l'APNQL entreprend la semaine prochaine une importante mission
diplomatique à l'ONU. Cette mission inclut la promotion de souveraineté des
Premières Nations et de la signature de la Déclaration des droits des peuples
autochtones, l'organisation d'un événement parallèle et la rencontre de
nombreuses organisations autochtones de différentes régions du monde.
    De nombreux Chefs des Premières Nations seront présents à l'ONU et quatre
événements parallèles y seront organisés. L'APNQL, Femmes Autochtones du
Québec, le Conseil en éducation des Premières Nations et le Conseil des Innus
de Pessamit présenteront les événements suivants :

    
    Le lundi 18 mai :     L'analyse de la Déclaration des Nations Unies sur
                          les droits des peuples autochtones au regard des
                          femmes autochtones
    Le lundi 18 mai :     L'autodétermination des Peuples du Nitassinan
    Le mercredi 20 mai :  Notre identité distincte - Nos institutions : Un
                          droit inaliénable
    Le jeudi 21 mai :     Nos Terres, Nos Droits : les droits politiques,
                          juridiques et territoriaux des Premières Nations du
                          Québec
    Le vendredi 22 mai :  L'APNQL rencontre le Rapporteur spécial de l'ONU
                          sur la situation des droits de l'homme et des
                          libertés fondamentales des populations autochtones,
                          Professeur James Anaya.
    




Renseignements :

Renseignements: Alain Garon, Agent aux communications, APNQL, (418)
842-5020, (418) 956-5720


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