Droit et justice - Pour ou contre le langage clair?



    TREMBLANT, QC, le 3 juin /CNW Telbec/ - Congrès annuel du Barreau du
Québec - Me Madeleine Lemieux, bâtonnière du Québec en 2005-2006, a donné une
définition du langage clair. "On dit d'un texte clair qu'il permet de saisir
immédiatement et sans effort la pensée de l'auteur." Elle considère toutefois
qu'il y a de nombreux obstacles à franchir avant de parvenir à cet idéal. Les
défis sont immenses, soutient-elle, et il est également primordial de se
demander à qui l'on s'adresse et de se mettre dans la peau de son auditeur. Si
elle insiste sur le fait que vulgariser ne veut pas nécessairement dire
simplifier le fond, elle remarque toutefois que les phrases courtes et la
concision facilitent grandement la communication.
    La juge Louise Mailhot partageait son avis sur ce point, soulignant que
les procédures soumises aux tribunaux étaient de plus en plus longues et ce,
de façon inutile. Egalement adepte de la concision et du mot juste, elle
ajoute cependant que ce n'est pas toujours chose aisée de bien communiquer,
quand on s'adresse, comme c'est le cas pour les juges, à un auditoire mixte,
constitué d'avocats, de clients, de journalistes, etc. Elle a d'ailleurs
conclu son intervention par la lecture d'offres de conciliation redondantes,
incompréhensibles, mais pourtant tirées de procédures bien réelles !
    Me Nathalie Roy, directrice générale de l'organisme Educaloi, bien
qu'elle avoue avoir la passion de la vulgarisation, estime que cette dernière
n'est pas toujours appropriée. "Il y a une différence entre utiliser un
langage clair et trop simplifié. Dans la pratique, il n'y a pas lieu de
vulgariser les lois, par exemple, toutefois il est nécessaire d'avoir recours
à des mots clairs. Le rôle de l'avocat consiste à décrypter différentes
notions complexes et à les expliquer à son client."
    Elle insiste sur le fait qu'il en va de "la confiance du public vis-à-vis
de la profession et qu'il est essentiel de favoriser le développement
d'aptitudes de communication chez les intervenants de la justice."
    Me Marie-Josée Belhumeur a fait valoir que de très nombreux dossiers
traités par le Fonds d'assurance responsabilité du Barreau du Québec
relevaient d'un problème de communication entre l'avocat et son client. Elle
considère que cela fait partie des responsabilités de l'avocat, de s'assurer
que tout est clair pour la personne qui a recours à ses services.
    En conclusion, France Bonneau, directrice des communications du Barreau
du Québec a donné les résultats d'un rapide sondage effectué auprès des
participants : 55 % d'entre eux se disaient en faveur d'un langage clair, et
44 % en faveur, mais toutefois avec quelques réserves.




Renseignements :

Renseignements: Sylvie Berthiaume, Coordonnatrice des communications,
Barreau du Québec, (514) 831-7811


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