Dossier centre de tri de Rivière-Rouge - Les partenaires municipaux, syndicaux et communautaires vont de l'avant avec la Coopérative environnementale Antoine-Labelle



    MONT-LAURIER, QC, le 25 avril /CNW Telbec/ - Après près de trois mois de
travail acharné, les élu-es municipaux, les travailleuses et travailleurs du
centre de tri ainsi que des résidents sont fiers de présenter à la population
un projet permettant la relance des activités du centre de tri de
Rivière-Rouge. Le projet présenté cet après-midi aux municipalités de la MRC
Antoine-Labelle mise sur l'intégration d'une offre de service complète pour le
traitement des matières résiduelles domestiques, industrielles, commerciales
et institutionnelles (ICI) de la MRC Antoine-Labelle.
    Ce projet de relance est réservé uniquement aux municipalités de la MRC
Antoine-Labelle. Par ce projet, chaque municipalité est assurée que les coûts
liés à la collecte et au traitement des matières résiduelles n'augmenteront
pas. Au contraire, ils diminueront.
    Les chiffres avancés dans cette relance sont très conservateurs. Le
projet sur la table ne nécessite aucune subvention, malgré l'acquisition de
sept camions neufs et des augmentations de salaire générales de 3 % pour
l'ensemble des salarié-es.

    COMMENT LE COMITE S'Y PREND-IL ?

    En étendant son champ d'action à la collecte des ordures ménagères, la
Coopérative environnementale Antoine-Labelle bénéficie d'un financement qui,
jusque-là, échappait aux municipalités. Grâce à la formule mise en avant, les
municipalités bénéficient d'un retour substantiel sur leurs investissements
dans le transport des matières résiduelles.

    QU'ARRIVE-T-IL AVEC LES EQUIPEMENTS EXISTANTS ?

    La proposition de relance prévoit l'acquisition, par la Coopérative
environnementale Antoine-Labelle, du centre de tri, de ses équipements et du
centre de transbordement de Mont-Laurier et cela, pour la valeur au livre.

    ET LES EMPLOIS ?

    Avec la proposition mise en avant, le comité prévoit la création et le
maintien de 35 emplois pour la première année d'opération.

    UN PROJET STRUCTURANT

    Il s'agit d'un projet dans lequel les utilisateurs (municipalités,
population) maintiennent un contrôle sur les coûts d'exploitation. C'est aussi
un projet rassembleur et mobilisateur pour la communauté, puisqu'il présente à
moyen terme une solution pour la prise en charge des matières encombrantes et
des résidus putrescibles.

    UN PROJET RICHE EN POSSIBILITES

    Ce scénario préliminaire d'exploitation d'une coopérative ayant pour
mission la prise en charge des rebuts et matières recyclables permet d'établir
ces premiers constats :
    Pas moins de 35 emplois peuvent être créés à très court terme par la mise
en place d'une coopérative de gestion des matières résiduelles, et ce, avec un
investissement d'au plus 2,7 millions de dollars.
    Le scénario proposé n'inclut pas les subventions de fonctionnement
possibles de la part des organismes régionaux (CLD, CLE et autres).
    Ce scénario n'inclut pas les revenus potentiels provenant du traitement
de matières recyclables des municipalités voisines.
    Le scénario prévoit une augmentation de la masse salariale de 3 %.
    Dès la première année, cette organisation dégagerait pas moins de
960 000 $ en masse salariale dans une région aux prises avec un taux de
chômage de 12 %.
    La mise en place d'une telle organisation permettrait d'atteindre les
objectifs fixés par le ministère de l'Environnement en matière de gestion de
matières résiduelles.
    Les projections pro forma des activités démontrent clairement que des
excédents d'exploitation peuvent être générés en attribuant les activités de
cueillette et de traitement à une même organisation.
    Un excédent budgétaire de 450 000 $ représente un rendement annuel de
16,6 % sur un investissement de 2 720 000 $.
    Les revenus estimés de 103 $ la tonne pour les matières recyclées sont
basés sur les revenus enregistrés en 2006 pour la revente de matières. Cette
hypothèse est conservatrice, car les revenus réels pourraient augmenter
considérablement dans les prochaines années (prix de revente actuel du
plastique = 175 $ la tonne, prix du carton actuel = 130 $ la tonne).
    Les activités de cueillette intéressent le secteur privé, parce qu'elles
sont rentables et peuvent générer des profits intéressants. Cette rentabilité
pourrait assurer la survie et la rentabilité d'une organisation d'économie
sociale prenant en charge la collecte et le traitement des matières et non
uniquement le traitement des matières.
    Les excédents dégagés permettraient la mise en place d'une infrastructure
plus développée pour le traitement de l'ensemble des matières générées sur le
territoire, élargissant ainsi le champ d'activité de la coopérative. Il en
résulterait une plus grande création d'emplois pour le territoire et des
retombées environnementales significatives.
    Cette évaluation préliminaire d'un projet de coopérative régionale mérite
une validation par une étude de faisabilité exhaustive du sujet.
    La décision de vendre les équipements du centre de tri serait à ce
stade-ci prématurée. Seule une étude approfondie d'une activité de cueillette
et triage de matières permettrait de prendre une décision définitive et
éclairée sur la disposition des actifs de la Régie intermunicipale de
récupération des Hautes-Laurentides (RIRHL).




Renseignements :

Renseignements: Deborah Bélanger, mairesse de Rivière-Rouge, (819)
278-1500; Jean-Paul Le Bourhis, porte-parole de ON RECUP !, (819) 275-7703;
André Aubertin, porte-parole syndicat tt rirhl CSN, (8190 275-5757/2941; Mario
Bourgeois, MCE Conseils, (514) 755-5762


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