Discours inaugural - Appel au premier ministre - Abattre les préjugés contre la formation professionnelle

QUÉBEC, le 23 févr. /CNW Telbec/ - En prévision du discours inaugural que prononcera le premier ministre Jean Charest à l'Assemblée nationale aujourd'hui, la FCSQ publie une lettre ouverte de la présidente, Josée Bouchard, dans laquelle elle exprime les attentes des commissions scolaires.

Voici le texte de la lettre :

    Appel au premier ministre
Abattre les préjugés contre la formation professionnelle

Monsieur le Premier Ministre,

Alors que vous vous apprêtez à livrer un discours inaugural qui portera essentiellement sur l'économie, et que votre gouvernement prépare une rencontre sur la formation professionnelle et technique en adéquation avec le marché de l'emploi, permettez-moi de vous demander de ne pas perdre de vue les valeurs des Québécois et des Québécoises à l'occasion de ce rendez-vous et de leur parler avec votre cœur.

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) adhère entièrement à l'objectif du gouvernement qui est de favoriser la croissance économique du Québec afin d'augmenter la richesse collective. Vous avez affirmé à plusieurs reprises, notamment lors de la Rencontre économique de Lévis en janvier 2010, que la richesse et la prospérité de la société passent par l'éducation, et j'en suis très heureuse. Mais j'aimerais vous mettre en garde contre la tentation de vouloir soumettre à tout prix les décisions et les priorités en éducation aux diktats du marché de l'emploi. Il faut plutôt miser sur l'équilibre.

Le premier geste à poser en ce sens est d'enfin reconnaître le diplôme d'études professionnelles comme une solide formation de base, et non pas comme une qualification répondant uniquement à un besoin spécifique sur le marché du travail. Tout comme le diplôme d'études secondaires, notre formation professionnelle vise avant tout à offrir le bon coffre à outils à l'élève pour qu'il devienne un citoyen à part entière et contribue pleinement au développement économique du Québec. La formation professionnelle contribue au développement intégral de la personne et ne répond pas uniquement à un besoin économique. De plus, avec un taux de diplomation de 86 %, elle encourage la persévérance scolaire. Notre premier ministre doit porter haut et fort cette valorisation de la formation professionnelle.

La rencontre des partenaires sur la formation professionnelle et technique devra donc être l'occasion d'abattre les préjugés contre la formation professionnelle, qui s'affichent de différentes façons. Comment par exemple, le gouvernement peut-il parler de valorisation de la formation professionnelle alors que pour un poste d'agent de bureau au Conseil du Trésor, il demande un diplôme d'études secondaires comme exigence minimale plutôt qu'un diplôme d'études professionnelles en secrétariat ?

Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas prêts à relever le défi économique, au contraire. Les commissions scolaires ont précisément développé les attestations d'études professionnelles et les services aux entreprises pour répondre aux besoins d'adéquation avec le marché de l'emploi. Et pour que ce rôle soit encore mieux rempli, nous proposons des solutions qui portent sur les mécanismes de financement de la formation professionnelle. Ainsi, la FCSQ souhaiterait que les élèves qui s'inscrivent dans une formation menant à une attestation d'études professionnelles aient accès aux prêts et bourses. Nous demandons également au gouvernement d'assouplir les règles de fonctionnement pour la formation professionnelle à temps partiel, afin qu'elle soit accessible à un plus grand nombre, mais aussi qu'elle assure une liberté de choix. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, les règles actuelles empêchent certaines personnes qui le souhaiteraient d'avoir accès à la formation professionnelle. Les commissions scolaires sont aussi prêtes à en faire davantage pour ce qui est des besoins de formation en entreprise.

Je fais donc appel à notre sagesse à tous, afin que nous ne sortions pas divisés lorsque viendra le temps de discuter de la formation professionnelle et technique en adéquation avec le marché de l'emploi. C'est un défi difficile à relever car le secteur de l'emploi et le réseau de l'éducation ont des missions distinctes. À nous de trouver les points de convergence. Car s'il y a 700 000 emplois à combler d'ici 2014, il y a autant de jeunes qui doivent trouver la voie de leur épanouissement personnel. Nous comptons sur vous, Monsieur le Premier Ministre, pour y arriver.

Josée Bouchard, présidente
Fédération des commissions scolaires du Québec

SOURCE FEDERATION DES COMMISSIONS SCOLAIRES DU QUEBEC (FCSQ)

Renseignements :

Caroline Lemieux
Attachée de presse
Fédération des commissions scolaires du Québec
Tél. : 418 651-3220
Cell. : 418 570-9716
clemieux@fcsq.qc.ca

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