D'importantes dépenses en immobilisations au Québec compenseront la faiblesse du secteur manufacturier, selon des économistes de la Banque Scotia



    TORONTO, le 21 fév. /CNW/ - Ce sont les activités de construction du
secteur public et l'industrie des services qui seront à la base de la
croissance économique de 1,5 pour cent prévue au Québec en 2008 et qui
aideront à compenser la faiblesse des secteurs manufacturier et forestier,
selon le dernier rapport des perspectives économiques provinciales publié par
Etudes économiques Scotia.
    "Le Québec a beaucoup investi dans la capacité hydroélectrique dans le
cadre de projets audacieux dans les secteurs de l'énergie", selon David
Hamilton, économiste, Banque Scotia. "De nouvelles dépenses sont prévues dans
des programmes de transport, y compris les transports en commun, dans
l'éducation, la santé et autres infrastructures. Des projets d'investissement
du secteur privé dans les mines de minerai de fer, de zinc et de nickel sont
en cours et soutiendront de nouvelles dépenses en immobilisations dans la
province.
    "Alors que le secteur manufacturier continuera de subir le contrecoup du
ralentissement de l'économie américaine et de la vigueur soutenue du dollar
canadien, les perspectives pour le secteur de l'aérospatiale s'annoncent très
positives en raison d'une forte demande à l'échelle mondiale", ajoute M.
Hamilton. "La production de pâtes et papiers sera également freinée en 2008
puisque les importants secteurs du bois d'oeuvre et du papier journal du
Québec connaissent encore des jours difficiles."
    Selon le rapport, une réunion de facteurs, dont la concurrence étrangère
accrue, l'envol du huard et, plus récemment, le ralentissement de l'économie
américaine, gène la performance économique dans son ensemble au Canada et
notamment dans l'industrie manufacturière, le secteur le plus durement touché.
Il est prévu que la croissance de la production canadienne fléchira d'une
moyenne de 2,6 pour cent affichée en 2007 à 1,9 pour cent en 2008.
    En revanche, et parallèlement à ce qui précède, la vigueur de la
construction non résidentielle et des industries de service dans toutes les
provinces contrebalance les facteurs de ralentissement. Les activités de la
construction notamment sont fortement soutenues par les secteurs privé et
public, principalement par les dépenses en infrastructures.
    Les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux ont annoncé
d'importants investissements pluriannuels en infrastructures. Déjà confronté à
la nécessité de remettre en état les routes, les ponts et les systèmes de
traitement de l'eau, le Canada doit aussi faire face aux défis que
représentent une économie et une population en expansion. Au niveau
provincial, la Colombie-Britannique, l'Ontario et le Québec proposent
d'ambitieux projets à long terme touchant les transport en commun. L'Alberta
doit rapidement améliorer les infrastructures reliées aux sables bitumineux.
Le Québec a engagé des sommes considérables pour la construction de grands
hôpitaux, en plus d'investissements dans les installations de production et de
transport d'électricité. Sur la côte Est, le projet de Porte d'entrée de
l'Atlantique vise l'accroissement de l'activité portuaire ainsi que
l'amélioration du réseau de transport.
    "Alors que la majorité des provinces connaîtront un certain
ralentissement de leur croissance en 2008, d'importantes différences
persisteront entre les provinces de l'Ouest, le centre du Canada et les
provinces Atlantiques", a déclaré M. Hamilton.
    Dans une perspective régionale, c'est l'Ouest canadien qui, à 3 pour
cent, affichera la plus forte croissance, grâce au dynamisme de ses secteurs
énergétiques et miniers. Le centre du Canada sera à la traîne de la moyenne
nationale avec une croissance de 1,4 pour cent, en raison de la faiblesse de
ses entreprises manufacturières exportatrices qui ne semble pas s'estomper.
Tout comme dans l'Ouest, la croissance moyenne de 1,8 pour cent prévue dans
les provinces de l'Atlantique sera étayée par la vague de prospérité émanant
de l'exploitation de ses richesses naturelles.

    Les Etudes économiques Scotia fournissent aux clients une analyse
approfondie des facteurs qui façonnent l'avenir du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés des
changes et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie,
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, budgétaires et
gouvernementales.





Renseignements :

Renseignements: David Hamilton, Etudes économiques Scotia, (416)
866-4212; Bernard Boileau, Affaires publiques, Banque Scotia, (450) 420-4595

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