D'hier à aujourd'hui, la CSN initie et soutient les luttes pour l'autonomie économique des femmes



    MONTREAL, le 8 mars /CNW Telbec/ - La Confédération des syndicats
nationaux tient à souligner la Journée internationale des femmes, en rappelant
les grandes luttes menées par la centrale syndicale depuis plus de trois
décennies. "La lutte pour l'autonomie économique des femmes est ancrée depuis
longtemps dans nos préoccupations. Dès 1976, le congrès de la CSN a adopté des
revendications qui deviendront des lignes de fond qui mèneront à des gains
importants", d'expliquer la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau. Nous
revendiquions pour un travail de valeur égale un salaire égal, le congé de
maternité et la mise en place de garderies."
    Ces trois clés essentielles permettant l'amélioration des conditions de
vie des femmes ont permis d'agir sur la valeur et la place du travail des
femmes, que ce soit par la syndicalisation, la mise en place de programmes
d'accès à l'emploi (PAE) ou la lutte pour l'obtention de lois contre la
pauvreté et l'exclusion sociale et l'équité salariale.
    L'instauration de congés de maternité dans le secteur public en 1979 va
amorcer la lutte pour l'amélioration des congés parentaux et leur
accessibilité générale : une lutte qui durera près de 10 ans et qui permettra
l'avènement de nouveaux congés parentaux avec l'entrée en vigueur de la Loi
québécoise sur l'assurance parentale en janvier 2006.
    Quant aux services de garde, la création d'un formidable réseau de
centres à la petite enfance (CPE) a simplifié la vie des parents québécois et
des femmes en particulier, tout en offrant aux tout-petits un environnement
propice à leur développement. "Une décennie plus tard, Québec doit respecter
son engagement et compléter de façon urgente les 20 000 places manquantes.
Avant de songer à demander aux parents de piger dans leur poche, le
gouvernement libéral doit tenir sa promesse", affirme la leader syndicale.

    Pour une véritable égalité

    "Beaucoup a été accompli, mais beaucoup reste à faire pour que l'égalité
des femmes et des hommes dépasse l'égalité de droit et s'inscrive vraiment
dans les faits", de poursuivre la présidente de la CSN. Le gouvernement
devrait accorder un véritable statut aux droits économique et sociaux prévus à
la charte québécoise des droits et libertés. A l'heure actuelle, ils ne sont
que des voeux pieux. Pourtant, ce sont ces droits qui peuvent permettre la
réalisation de l'égalité des femmes et des hommes.
    Pour la CSN, une véritable égalité passe par l'autonomie financière et la
lutte à la pauvreté. Elle passe par l'adoption de mesures concrètes de
conciliation famille-travail-études et une application intégrale de la Loi sur
la santé et la sécurité du travail à tous les secteurs d'activités et non aux
seuls groupes prioritaires très majoritairement masculins. Une véritable
égalité en emploi passe par une égalité de traitement de tous les salarié-es
et suppose des chances comparables de formation continue. "Il est inadmissible
que la législation du travail tolère encore des disparités de traitement en
fonction du statut d'emploi. Il s'agit de clauses "orphelin" déguisées qui
privent des milliers de femmes et de jeunes, d'assurance collective,
d'épargne-retraite, voire même d'un salaire égal à leur collègue à temps
complet", estime la présidente de la CSN. Finalement une véritable égalité en
emploi passe par le droit de se syndiquer, droit qui a été retiré par le
gouvernement libéral à deux groupes presque exclusivement féminins (lois 7
et 8).

    La proposition de l'ADQ irresponsable

    "Il ne faut pas baisser la garde. Plus que jamais, la lutte pour
l'autonomie financière des femmes demeure d'une brûlante actualité", ajoute
Claudette Carbonneau. La CSN rappelle la fragilité des acquis des femmes en
matière d'autonomie financière. "La proposition de l'ADQ de rémunérer les
parents qui n'utilisent pas les garderies subventionnées en est un exemple
choquant et irresponsable. Ce sont les femmes que l'on vise sans les nommer au
risque de compromettre leur intégration au marché du travail et de les
pénaliser leur vie durant. L'argument de la liberté ne tient pas la route. Il
sert à masquer l'énorme trappe de la pauvreté qui menace particulièrement les
femmes", de conclure la leader syndicale.
    La CSN appuie les revendications du Collectif du 8 mars, soit,
l'augmentation du salaire minimum, l'égalité de traitement de tous les
salarié-es peu importe leur statut d'emploi, la pleine reconnaissance des
diplômes et des acquis des femmes d'ici et d'ailleurs et une véritable
politique de conciliation famille-travail-études.

    La Confédération des syndicats nationaux compte plus de
300 000 travailleuses et travailleurs, tant dans le secteur privé que dans le
secteur public. Plus de 52 % des membres des syndicats affiliés sont des
femmes.




Renseignements :

Renseignements: Michelle Filteau, directrice du Service des
communications de la CSN, bureau: (514) 598-2162, cellulaire: (514) 894-1326


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