Dévoilement d'une étude sur la déficience visuelle - Après le cancer et l'Alzheimer, la peur de perdre la vue est la plus grande crainte des personnes âgées



    MONTREAL, le 4 juill. /CNW/ - Dans le cadre de la 9e Conférence
internationale sur la déficience visuelle, Dr Olga Overbury, professeure à
l'Ecole d'optométrie de l'Université de Montréal et coprésidente du comité
scientifique du congrès, dévoile les résultats d'une vaste étude qu'elle a
conduite sur la déficience visuelle. L'objectif de la recherche était de
comprendre pourquoi une grande majorité des 120 000 Québécois ayant une
déficience visuelle n'ont pas recours aux services de réadaptation, tels que
ceux offerts par l'Institut Nazareth et Louis-Braille. En effet, environ 90 %
des personnes âgées qui ont un handicap visuel ne profitent pas de l'aide dont
ils ont besoin.
    L'étude menée auprès de 419 patents de quatre grands hôpitaux montréalais
(Hôpital général juif, Hôpital général de Montréal, Royal Victoria et
Notre-Dame) sur une période d'un an départage la clientèle en trois groupes :
ceux qui ne savaient pas qu'ils avaient une déficience visuelle ; ceux qui le
savaient mais n'allaient pas chercher l'aide nécessaire et ceux qui le
savaient et allaient chercher l'aide nécessaire. Les trois groupes ont ensuite
été classés selon le niveau de déficience : légère, modérée et sévère.

    L'étude nous apprend notamment que :

    
    - Près de 30 % des personnes âgées ayant une déficience visuelle ignorent
      leur situation ;
    - Près de 40 % des gens ont eu des symptômes pendant plus de 3 ans avant
      de consulter dans un centre de réadaptation ;
    - En raison de l'impact de la déficience visuelle sur l'état dépressif
      des personnes âgées, les services d'aide psychologiques devraient être
      intégrés à leur réadaptation.
    

    "Les médecins de famille dirigent rarement les patients vers un
ophtalmologiste et encore moins vers un centre de réadaptation lorsque cela
s'avère nécessaire, indique la professeure Overbury. Si une personne fait une
rechute ou se blesse, l'orientation vers un physiothérapeute est un réflexe,
mais l'orientation vers un spécialiste n'est pas souvent proposée dans le cas
de troubles de la vue." Le projet visait donc à savoir si les patients qui ont
des problèmes visuels en sont conscients et s'ils sont bien dirigés vers les
établissements d'aide. La particularité de l'étude réside dans le fait que
Dr Overbury a choisi de sonder les patients plutôt que les spécialistes.
    Les données de l'enquête démontrent que la moitié des personnes qui sont
dirigées vers des centres de réadaptation ont vécu plus de trois ans avec une
déficience visuelle. Or, si ces personnes utilisaient les services de
réadaptation dès le début d'une perte de vision, cela pourrait les aider
davantage à surmonter leur déficience visuelle. De plus, il en ressort que les
gens affectés par des troubles de la vue risquent de souffrir de dépression.
En effet, l'incidence de la dépression serait trois fois plus élevée chez les
aînés aux prises avec un déficit de vision comparativement à ceux dont la vue
est normale. "On peut comprendre pourquoi car pour beaucoup d'entre eux, la
perte de la vue signifie la perte de l'autonomie et l'isolement", signale Olga
Overbury.
    Il s'agit en effet d'un obstacle important puisque la peur de perdre la
vue fait partie des trois problèmes de santé que craignent le plus les
personnes âgées, derrière le cancer et la maladie d'Alzheimer. Par ailleurs,
plus de la moitié des individus qui ont une déficience visuelle sont âgés de
65 ans et plus. "Avec le vieillissement de la population, le nombre de cas de 
déficience visuelle va augmenter de 52 % d'ici 20 ans. Il est donc primordial
de faire comprendre l'importance de la réadaptation", souligne Line Ampleman,
directrice générale de l'Institut Nazareth et Louis-Braille.
    L'étude de Dr Overbury est rendue publique dans le cadre de la
9e Conférence internationale sur la déficience visuelle (Vision 2008) qui
s'ouvre officiellement le 7 juillet à Montréal. L'événement permettra de
sensibiliser tant les spécialistes que la population en général sur la
déficience visuelle et également à l'importance des services de réadaptation.

    A PROPOS DE VISION 2008

    L'Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB) et l'Ecole d'optométrie de
l'Université de Montréal, forts de leur partenariat de plus de 10 ans sur la
recherche et la réadaptation en déficience visuelle, ont permis à Montréal
d'être la ville d'accueil de la 9e Conférence internationale sur la déficience
visuelle, Vision 2008. Cette prestigieuse conférence se déroulera du 7 au
11 juillet 2008 au Palais des congrès. Elle rassemblera 1 200 participants de
60 pays qui entendront plus de 500 communications et verront plus de
270 affiches scientifiques portant sur des projets et des réalisations à la
fine pointe de la connaissance en matière de déficience visuelle.




Renseignements :

Renseignements: Marie-Claude Leroux, Morin Relations Publiques, (514)
289-8688 poste 224, (514) 705-5897 (cellulaire), marieclaude@morinrp.com;
Mariane Maltais-Guilbault, Morin Relations Publiques, (514) 289-8688 poste
236, (514) 705-5897 (cellulaire), mariane@morinrp.com; Source: Institut
Nazareth et Louis-Braille et Ecole d'optométrie de l'Université de Montréal

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