Dévoilement de son premier plan d'affaires - L'industrie des communications du Québec mise sur la créativité appliquée pour se positionner à l'étranger



    MONTREAL, le 15 janv. /CNW Telbec/ - Face à un marché domestique qui
stagne, l'industrie des communications du Québec, qui représente un marché de
5,2 G $ et une force de 60 000 professionnels, compte se lancer à l'assaut des
clients potentiels hors-Québec afin d'assurer son développement. Pour ce
faire, elle mettra notamment sur pied un service de promotion dont le mandat
sera de positionner le Québec comme joueur clé de la créativité appliquée en
matière de communication-marketing.
    C'est ce qu'a annoncé, aujourd'hui, le président du conseil
d'administration du Conseil de l'industrie des communications Québec (CICQ),
M. Michel G. Desjardins, en dévoilant le premier plan d'affaires de cet
organisme qui regroupe les neuf principales associations québécoises du
domaine des communications.
    Pour réaliser cette vision, le plan d'affaires du CICQ s'appuie sur les
trois grands axes stratégiques suivants :

    
    - rassembler les forces vives de l'industrie autour d'objectifs communs ;
    - accroître les connaissances et le savoir de l'industrie et de ses
      professionnels par des activités de formation, de perfectionnement et
      de R&D ; et,
    - positionner, consolider et faire rayonner l'industrie dans ses marchés
      cibles.

    "Notre industrie veut devenir une plaque tournante de la créativité et de
l'innovation afin de positionner Montréal et le Québec comme pôles
d'excellence en créativité appliquée", a déclaré M. Desjardins.
    Le service de promotion aura pour fonction de développer et de réaliser
des projets visant à mieux positionner l'industrie des communications auprès
des décideurs et à faire rayonner davantage cette industrie, tant au Québec
qu'à l'extérieur du Québec. Les initiatives liées à ce projet comprennent
l'élaboration d'un portfolio des meilleures réalisations de firmes de Montréal
et du Québec, l'organisation d'activités de promotion commerciale auprès de
clients cibles, la promotion du Québec comme marché test et le développement
et la promotion d'une vitrine intégrée de Montréal et du Québec comme pôle
d'excellence en créativité appliquée.
    Le CICQ désire également regrouper les associations membres du CICQ au
sein de mêmes lieux physiques, et éventuellement dans une Maison des
communications, afin de favoriser la synergie entre les associations. Le CICQ
assurera une représentation des dossiers communs de l'industrie dans les
tribunes et forums publics. Le CICQ verra également à renforcer les programmes
de formation existants et à développer des programmes de perfectionnement
convergents, en mettant l'accent sur la créativité et la multidisciplinarité.

    Une industrie peu reconnue mais essentielle

    "L'industrie des communications est présentement peu reconnue au Québec,
explique M. Desjardins. Pourtant, la santé de cette industrie est essentielle
à la vitalité de l'ensemble du secteur économique québécois. C'est une
industrie qui crée de l'emploi, qui génère de l'activité économique, et qui
contribue grandement à l'identité culturelle du Québec. C'est par elle que nos
entreprises se développent et c'est par elle que notre culture subsiste. Nous
avons besoin que cette industrie demeure en santé. Or, notre plan d'affaires
constitue le premier pas de cette prise en charge par l'industrie elle-même."
    Le plan d'affaires présenté aujourd'hui constitue la suite logique aux
conclusions de la première étude d'envergure sur l'industrie des
communications du Québec, réalisée l'an dernier par le CICQ. Cette étude, qui
présentait pour la première fois un portrait détaillé de l'industrie des
communications, faisait état de l'importance de cette industrie mais également
des nombreux enjeux auxquels elle doit faire face, dont :

    - un fort déplacement des centres décisionnels vers l'extérieur du
      Québec, que ce soit par un mouvement de centralisation qui entraîne le
      démantèlement de certains services de communication et de marketing
      localisés au Québec, ou par les nombreuses fusions ou acquisitions
      d'entreprises par des intérêts étrangers;
    - la concentration des grands regroupements de médias;
    - l'évolution rapide des technologies et plateformes de diffusion;
    - l'uniformisation et la globalisation des campagnes de communication,
      qui entraîne une augmentation marquée du nombre d'adaptations et une
      stagnation du nombre de campagnes originales créées et produites au
      Québec;
    - l'évolution du comportement des consommateurs face à la publicité et
      aux relations publiques traditionnelles.
    

    La mise sur pied d'un service de promotion par le CICQ s'inspire du
modèle des grappes industrielles et de ce qui a été réalisé notamment par
l'industrie du cinéma. "Il y a quelques années, l'industrie du cinéma était un
peu comme la nôtre : fragmentée et peu reconnue, mentionne M. Desjardins, qui
est également président de l'Institut national de l'image et du son (INIS).
Or, elle a réussi à s'organiser, à se promouvoir et à emmener ici des
productions hollywoodiennes qui, en contrepartie, ont eu pour effet de
redynamiser l'industrie domestique et de l'établir comme étant de calibre
international".
    Le plan d'affaires du CICQ s'inspire aussi d'exemples de réussites
internationales, notamment celui d'Amsterdam. Cette ville est désormais
reconnue comme la capitale européenne de la créativité parce qu'elle a
notamment mis sur pied le Club of Amsterdam, un "Think Tank" qui a pour
fonction de canaliser les idées créatives sur le futur afin de mieux le
modeler. La firme québécoise Sid Lee vient d'ailleurs d'y établir son premier
bureau hors-Québec.

    L'industrie des communications au Québec

    Selon l'étude réalisée par le CICQ en 2007, l'industrie des
communications est formée d'un bassin de près de 60 000 professionnels
employés par 1 300 entreprises spécialisées, dont 1 000 comptent moins de cinq
employés. Elle représente un marché de 5,2 G$, soit 2,5 G$ en investissements
médias (création, production et achat média) et 2,7 G$ en investissements hors
médias (relations publiques, marketing relationnel, promotion, commandite,
salons et foires, sites Internet, etc.). A elles seules, les entreprises
spécialisées de publicité-marketing et de relations publiques soutiennent près
de 15 000 emplois et génèrent des retombées directes et indirectes de 941 M$.
    L'étude du CICQ révèle en outre que le contrôle des investissements en
communication-marketing pour le Québec se déplace de plus en plus à
l'extérieur de la province. Sur le plan publicitaire, une importante
proportion des budgets pour le Québec est maintenant contrôlée par les bureaux
de Toronto des grandes entreprises canadiennes et internationales. L'étude
démontre également qu'à peine plus de 50 % des budgets en communication des
clients sont confiés à des entreprises spécialisées en publicité-marketing ou
en relations publiques. Les clients-annonceurs ont de plus en plus tendance à
gérer à l'interne des services traditionnellement réservés aux entreprises de
services, notamment dans les technologies Web et le marketing relationnel.
    En regard du positionnement national et international de l'industrie,
l'étude du CICQ indique que les entreprises spécialisées en
publicité-marketing et en relations publiques au Québec exploitent timidement
les marchés extérieurs, avec moins de 15 % des revenus provenant de
l'extérieur du Québec.

    A propos du CICQ

    Créé en 2003 à l'initiative conjointe de multiples associations de
l'industrie des communications, le CICQ a pour mission de promouvoir
l'industrie des communications au Québec afin d'en assurer le rayonnement, sa
crédibilité et sa reconnaissance en tant qu'acteur important de la vie
socio-économique du Québec, auprès des milieux d'affaires, du monde
académique, des instances gouvernementales, des médias et du grand public.
    Le CICQ regroupe l'Association des agences de publicité du Québec (AAPQ),
l'Alliance des cabinets de relations publiques du Québec (ACRPQ),
l'Association des professionnels de la communication et du marketing (APCM),
l'Association du marketing relationnel (AMR), l'Association des producteurs de
films et de télévision du Québec (APFTQ), le Conseil des directeurs médias du
Québec (CDMQ), la Société des communicateurs de Québec (SOCOM), la Société
québécoise des professionnels en relations publiques (SQRRP) et la Société des
designers graphiques du Québec (SDGQ). Pour plus d'informations, veuillez
consulter le www.cicq.ca.

    
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    accompagnant ce communiqué est disponible dans l'Archive photographique
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Renseignements :

Renseignements: André Bouthillier, Communications André Bouthillier
inc., (514) 732-4114, (514) 895-0127, abouthillier@comab.ca

Profil de l'entreprise

CONSEIL DE L'INDUSTRIE DES COMMUNICATIONS DU QUEBEC

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