DEVELOPPEMENT ET PAIX livre un message sans équivoque au gouvernement Harper : il faut agir pour des compagnies minières canadiennes responsables



    MONTREAL, le 24 oct. /CNW Telbec/ - DEVELOPPEMENT ET PAIX livre
aujourd'hui un important message au gouvernement Harper de la part de plus de
cent mille personnes à travers le pays qui exigent que les compagnies minières
canadiennes mènent leurs activités à l'étranger de façon responsable.
    Des représentants de DEVELOPPEMENT ET PAIX vont en remettre près de
153 000 lettres d'action signées au député Deepak Obhrai, secrétaire
parlementaire de Maxime Bernier, ministre des Affaires étrangères. Ces lettres
exhortent le gouvernement à refuser toute aide aux compagnies minières qui ne
respectent pas les normes internationales en matière de droits humains et
d'environnement.
    Dans le cadre de la deuxième année de sa campagne de sensibilisation
"Agissons pour des compagnies minières responsables", Développement et Paix
organise aussi une séance d'information sur la colline parlementaire à
l'intention des députés et des sénateurs. Cette rencontre portera sur
l'importance d'adopter des mécanismes de reddition de comptes pour les
compagnies minières canadiennes qui ont des activités en Afrique, en Amérique
latine et en Asie.
    Il y aura des présentations de monsieur Abu Brima, directeur général du
Réseau pour la justice et le développement (NMJD) en Sierra Leone, un leader
de la campagne pour mettre fin au commerce des diamants de la guerre, et de la
députée néo-démocrate Alexa McDonough qui s'est récemment rendue au Honduras.
Lors de sa visite dans ce pays avec DEVELOPPEMENT ET PAIX, elle a pu prendre
connaissance de la dégradation de l'environnement et des impacts négatifs de
l'exploitation de la mine à ciel ouvert de Entre Mares, une filiale de la
compagnie canadienne Goldcorp Inc.
    M. Abu Brima pour sa part met l'accent sur le cas de Koidu Holdings
(jusqu'en mai 2007 propriété à 40 % de Energem Ressources de Vancouver) qui
exploite des mines de diamants dans le district de Kono dans l'est du pays.
"Koidu Holdings a restreint l'accès à l'eau potable des résidents des
collectivités locales. La compagnie n'a pas délocalisé les 5 000 personnes
directement touchées par le dynamitage et n'a pas dédommagé adéquatement les
paysans dont les plantations ont été endommagées", explique M. Brima. "Les
compagnies minières canadiennes se doivent de respecter les droits humains
fondamentaux et l'environnement dans leurs opérations à l'étranger."
    DEVELOPPEMENT ET PAIX demande aux parlementaires de faire pression auprès
du gouvernement Harper pour qu'il fasse de la mise en oeuvre des
recommandations des Tables rondes nationales sur la responsabilité sociale des
entreprises et les industries extractives canadiennes dans les pays en
développement une priorité.
    "Aujourd'hui, il s'est écoulé 209 jours depuis le dépôt de ce rapport qui
recommande l'adoption de mesures importantes et concrètes pour améliorer le
rendement des entreprises canadiennes d'extraction", indique Mary Durran,
chargée de programme de plaidoyer et de recherche de Développement et Paix.
    Ce rapport, résultat d'un consensus sans précédent des organisations de
la société civile, de l'industrie minière et du milieu universitaire,
recommande la mise en oeuvre d'un cadre canadien de travail en matière de
responsabilité sociale des entreprises et la création d'un poste d'ombudsman
des mines.
    La campagne d'éducation et de sensibilisation 2007-2008 de Développement
et Paix porte d'ailleurs sur cette revendication visant la nomination d'un ou
d'une ombudsman qui permettrait aux collectivités du Sud d'être entendues
lorsque leurs droits et leur environnement sont menacés par les activités de
compagnies minières canadiennes.
    "Les Canadiennes et les Canadiens ont déjà indiqué très clairement qu'ils
veulent que notre gouvernement agisse et réponde à ces conflits en mettant en
place des normes et un mécanisme efficace pour la reddition de comptes et la
résolution des plaintes", ajoute Siobhan Rowan, coordonnatrice des programmes
du Service de l'éducation de DEVELOPPEMENT ET PAIX "C'est simple, nous voulons
que le gouvernement Harper passe à l'action."

    Développement et Paix est l'organisme officiel de solidarité
internationale de l'Eglise catholique au Canada et le membre canadien de
Caritas Internationalis. Depuis 40 ans, nous collaborons directement avec des
organisations qui regroupent ou représentent des personnes pauvres ou
marginalisées dans les pays du Sud. Nous avons acheminé 500 millions de
dollars afin d'appuyer financièrement plus de 15 000 projets en Afrique, en
Amérique latine, en Asie et au Moyen-Orient. Nous collaborons actuellement
avec environ 200 partenaires dans 28 pays. Au Canada, Développement et Paix
est un organisme démocratique oeuvrant à la promotion de la solidarité
internationale, éduquant la population aux causes fondamentales de la pauvreté
et mobilisant l'action sociale en faveur du changement. Développement et Paix
regroupe près de 13 000 membres d'un bout à l'autre du pays.




Renseignements :

Renseignements: Louise Charbonneau, (514) 257-8710, poste 309,
louise.charbonneau@devp.org; Wanda Potrykus, (514) 257-8710, poste 365,
wanda.potrykus@devp.org


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.