Développement du secteur minier au Québec - LE GOUVERNEMENT LIBERAL A PERDU LE CONTROLE



    QUEBEC, le 22 mai /CNW Telbec/ - A l'occasion d'une interpellation ayant
lieu à l'Assemblée nationale sur le secteur minier québécois, le député de
Roberval et porte-parole de l'opposition officielle en matière de forêts et de
mines, Denis Trottier, a reproché au ministre délégué aux Ressources
naturelles et à la Faune, Serge Simard, le laisser-aller du gouvernement
libéral dans sa gestion du secteur minier québécois. Lors de ce débat, M.
Trottier était accompagné du député de L'Assomption et porte-parole en matière
d'environnement, Scott McKay, et du député d'Ungava et porte-parole en matière
de développement nordique, Luc Ferland.
    "Depuis qu'il est au pouvoir, le gouvernement libéral se préoccupe peu du
respect des lois, particulièrement eu égard au secteur minier. Qu'on ne s'y
trompe pas : le sous-sol du Québec est riche, le Québec a tout un potentiel.
Les Québécois ont avantage à tirer profit de cette richesse. Or, il faut le
faire intelligemment et malheureusement, cette notion échappe au gouvernement
libéral qui se refuse à exiger les redevances minières pourtant prévues selon
les lois en vigueur", a dénoncé Denis Trottier.
    Le député de Roberval s'est dit renversé de l'excuse évoquée par le
ministre délégué, Serge Simard, qui estime que, parce que les employés d'une
compagnie minière paient des impôts, la compagnie minière elle-même n'est pas
obligée d'en payer, ni les redevances pourtant exigées. "C'est absolument
incroyable qu'un ministre du gouvernement accepte, sans broncher, que des
compagnies puissent contrevenir à des lois! Le récent rapport du Vérificateur
général est éloquent : le gouvernement libéral ferme les yeux sur des
illégalités flagrantes! La réponse du gouvernement est renversante : si des
compagnies ne paient pas leurs impôts, consolons-nous chers Québécois, les
travailleurs de ces compagnies en paient. C'est quoi cette logique? Le
ministre Serge Simard a la responsabilité de faire appliquer la loi et non
d'autoriser certaines compagnies à l'ignorer", a rappelé Denis Trottier.

    POURQUOI AVOIR ABOLI LE FONDS DE PROSPECTION MINIERE?

    Pour sa part, le député d'Ungava et porte-parole en matière de
développement nordique, Luc Ferland, a questionné le ministre Simard afin de
connaître les raisons qui ont mené le gouvernement libéral à abolir le fonds
de prospection minière. "Le gouvernement libéral dit aujourd'hui avoir un Plan
Nord mais semble avoir oublié qu'il a mis fin à un important fonds
d'exploration. Au cas où le ministre Simard l'ignorait, il doit savoir que le
premier chaînon de l'exploitation minière, c'est l'exploration. C'est la
source première du développement minier mais son gouvernement y a mis fin", a
ajouté le député d'Ungava. M. Ferland a profité de l'occasion pour réclamer
une direction régionale du MDDEP dans la région Nord-du-Québec. "C'est 55 % du
territoire géographique du Québec. C'est inconcevable que dans une région
aussi importante pour l'exploitation des ressources, on ne retrouve aucune
présence du MDDEP pour accompagner les intervenants socioéconomiques du
milieu", a fait valoir Luc Ferland.

    LES SITES MINIERS ABANDONNES : A QUI LA FACTURE?

    Le Parti Québécois trouve franchement ridicule l'amende prévue pour une
compagnie qui ne dépose pas un plan de restauration avant le début de
l'exploitation minière. "L'amende maximale n'atteint même pas 7000 $. Encore
plus choquant, le gouvernement libéral ne l'a même pas exigée dans plusieurs
cas", a signalé Denis Trottier.
    De son côté, le député Scott McKay a vivement dénoncé que le gouvernement
libéral n'ait rien fait, au cours des dernières années, pour que les
compagnies minières restaurent le site, une fois la mine exploitée.
"Actuellement, tous les citoyens du Québec doivent payer la facture pour
restaurer les sites abandonnés, après qu'une compagnie minière ait vidé notre
sous-sol québécois. C'est inacceptable. Quand le gouvernement libéral va-t-il
enfin mettre ses culottes et exiger que ces compagnies versent, selon la loi,
de l'argent dans un fonds pour restaurer le site une fois exploité?", a
demandé Scott McKay. A cet égard, le ministre Simard n'avait aucune réponse
intelligente à fournir.
    Scott McKay s'est par ailleurs dit outré que le ministère des Ressources
naturelles et de la Faune ait passé outre plusieurs avis du ministère du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
    "Il semble que la notion de développement durable ne soit pas du tout
comprise au gouvernement. Quand un ministère se fiche du propos et des avis
d'un autre ministère, c'est signe que le malaise et le problème existent.
C'est le cas du ministre Simard qui semble peu soucieux des avis du ministère
de l'Environnement, lorsqu'il s'agit d'approuver les plans de restructuration
et de réaménagement des sites miniers. En matière de développement durable,
c'est inconcevable. Mais c'est pourtant toléré par la ministre de
l'Environnement, Line Beauchamp. Où est-elle? Que fait-elle? Qu'attend-t-elle?
Pourquoi ferme-t-elle les yeux sur un enjeu aussi important que de s'assurer
d'une exploitation du territoire québécois en conformité avec les règles en
vigueur?" s'est demandé le député de L'Assomption.
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 643-2743


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