Désinfection des eaux usées - La Ville de Montréal favorise le procédé par ozonation



    MONTREAL, le 30 janv. /CNW Telbec/ - Le maire de Montréal, M. Gérald
Tremblay, est heureux d'annoncer un grand pas dans l'amélioration de la
qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent au bénéfice des Montréalais et des
résidants en aval de la métropole. Le maire a expliqué qu'après des années
d'analyses et d'expérimentation, le comité exécutif a entériné l'ozonation,
comme le seul choix technologique approprié pour traiter les eaux usées de
Montréal.
    L'administration montréalaise accepte ainsi les recommandations d'un
comité tripartite d'experts regroupant des représentants de la Direction de
l'épuration des eaux usées de la Ville de Montréal, du ministère du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) et du ministère
des Affaires municipales et des Régions (MAMR). Créé en 1997, ce comité avait
pour mandat de faire le point sur les enjeux de la désinfection des eaux usées
à la Station d'épuration de la Ville de Montréal, d'effectuer une analyse
comparative de divers procédés de désinfection et d'élaborer un plan d'action
définissant les différentes étapes nécessaires vers la mise en place du
procédé retenu.
    "Je suis heureux d'annoncer une avancée majeure pour Montréal et le
Québec en matière d'environnement et sur le plan de la gestion de l'eau.
Aujourd'hui, mon Administration pose un geste responsable pour le fleuve et,
plus globalement, pour l'environnement. Nous nous étions engagés à mener à
terme la désinfection des eaux usées de Montréal, je vous annonce que nous
sommes désormais en mesure d'aller de l'avant avec la technologie de
l'ozonation", de souligner le maire de Montréal.
    M. Sammy Forcillo, responsable des infrastructures, de la voirie et de la
gestion de l'eau au comité exécutif de la Ville de Montréal, a renchéri. "Les
recommandations du Comité sont hautement documentées et appuyées par des
essais pilotes et des études d'impacts sérieux", a déclaré M. Forcillo. "Les
travaux de recherche supplémentaires que nous avons autorisés ont fait que la
solution que nous retenons, la désinfection à l'ozone, rencontre les exigences
particulières des eaux usées de Montréal en plus d'être la technologie capable
de traiter les produits émergents. En définitive, nous proposons une solution
novatrice qui fera de Montréal une pionnière dans la désinfection des eaux
usées par ozonation."
    La Station d'épuration des eaux usées de Montréal traite quotidiennement
2,5 millions de mètres cubes par jour, ce qui représente près de 50 % de
toutes les eaux usées du Québec. Le procédé de désinfection retenu s'inscrit
dans une vision à long terme, et prend en compte l'élimination des virus et
des bactéries, des nouveaux composés en émergence, notamment les produits
pharmaceutiques, de même que des agents tensioactifs (les détergents).
    Dans l'élaboration d'une solution pour améliorer la qualité de l'eau du
fleuve Saint-Laurent, la Ville avait mis en place un laboratoire afin de
réaliser un programme de suivi écotoxicologique des eaux usées de la Station
d'épuration, conjointement avec l'Institut national de la recherche
scientifique (INRS-Armand-Frappier) et le Centre Saint-Laurent d'Environnement
Canada. Ce programme visait au départ à établir l'effet des eaux usées de la
Station sur le système endocrinien de la faune aquatique. Par la suite, les
travaux d'analyse ont été associés au projet pilote afin de déterminer la
technologie la plus "environnementalement" souhaitable quant aux différentes
alternatives de désinfection, dans une perspective de suivi et de
développement durable.
    L'administration montréalaise a endossé les analyses des avantages et des
inconvénients de chacun des systèmes de désinfection existant, ozone et UV,
effectuées par le comité tripartite. Ainsi, en comparant la similarité
relative des coûts des deux modes de désinfection, et considérant les
bénéfices environnementaux associés à l'ozonation, celle-ci a été retenue pour
la désinfection des eaux usées à la Station d'épuration de la Ville de
Montréal.

    Historique

    Dès sa conception, la Station d'épuration de Montréal comprenait une
phase de désinfection de traitement des eaux usées avant le rejet vers le
fleuve Saint-Laurent. Le procédé était basé sur la chloration. Toutefois, ce
type de désinfection a été proscrit à la fin des années 80 par le MDDEP
puisque l'effet du chlore comportait un caractère nocif sur la faune aquatique
et des risques pour la santé publique. Deux moyens de désinfection pour des
villes d'envergure sont désormais admis par le MDDEP : l'irradiation par
ultraviolet et l'ozonation. Le procédé par lagunage est aussi utilisé pour de
petites concentrations urbaines.
    Au cours des années, la Ville a développé des partenariats avec divers
organismes universitaires et instituts de recherche afin de déterminer un mode
de désinfection qui réponde aux caractéristiques particulières des eaux
industrielles de Montréal et qui puisse également s'attaquer à la
problématique des produits émergents que sont les produits pharmaceutiques.
Ainsi, depuis 2005, des essais pilotes structurés et encadrés ont été menés
afin d'évaluer l'efficacité des deux principales technologies de désinfection.
Parallèlement, des études écotoxicologiques ont été réalisées pour évaluer les
effets de ces méthodes sur la faune aquatique. Avec l'ozonation, les résultats
sont probants car le procédé ne menace en rien la faune ou la flore.

    Poursuite du dossier

    Au cours des prochaines semaines, le rapport du Comité tripartite sera
déposé au comité permanent du développement durable de l'agglomération et
soumis en audience publique à l'hiver 2008. Ce dernier comité fera ensuite
état de ses recommandations finales qui tiendront compte des avis émis en
consultation.
    Après cette étape, des essais additionnels seront menés afin de préciser
les critères de conception et de réalisation de systèmes d'injection d'ozone,
et d'établir le montage financier nécessaire pour négocier les ententes de
financement avec le gouvernement du Québec. Les coûts estimés sont de l'ordre
de 200 M$. Les coûts annuels anticipés d'opération de la désinfection à
l'ozone pourraient se chiffrer autour de 9 M$ par année.
    "C'est pour l'ensemble des Montréalaises et des Montréalais que nous
passons à l'action. Notre choix d'investir dans un système de désinfection
aura un impact majeur pour tous nos partenaires des régions en bordure du
fleuve et de leurs résidants. Je pense également aux générations futures qui
vont pouvoir bénéficier d'un fleuve en meilleur état", de conclure le maire
Tremblay.




Renseignements :

Renseignements: Philippe Sabourin, chargé de communication, Division des
relations avec les médias, (514) 872-5537; Source: Renée Sauriol, Cabinet du
maire et du comité exécutif, (514) 872-4894


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