Des scabs au Journal de Québec? - Quinze personnes visées dans une nouvelle plainte déposée à la Commission des relations du travail



    QUEBEC, le 15 oct. /CNW Telbec/ - Les syndicats (SCFP-FTQ) représentant
les 252 travailleurs en conflit du Journal de Québec ont déposé leur deuxième
plainte à la Commission des relations du travail (CRT) concernant
l'utilisation de travailleurs illégaux par Quebecor.
    La plainte vise 14 photographes et journalistes, ainsi qu'un messager.
Selon les syndicats, ils agissent comme scabs. Ces personnes font du travail
qui, avant le conflit, était réalisé par les travailleurs que Quebecor a mis à
la rue. Ces photographes et journalistes écrivent des textes ou prennent des
photos qui sont par la suite reproduits dans le Journal de Québec.
    Cette seconde plainte déposée la semaine dernière pourra permettre aux
syndicats de démontrer encore une fois au public que Quebecor tient des propos
mensongers lorsqu'elle affirme que l'actuel Journal de Québec est produit par
des cadres. Quebecor a mis en place une structure temporaire sans laquelle
l'entreprise serait incapable de produire le quotidien. Malgré tout, ce
journal est en train de perdre la crédibilité bâtie par ses artisans depuis
40 ans.
    Pour Quebecor, il s'agira d'un second test devant la CRT concernant les
dispositions du Code du travail concernant les briseurs de grève.
    Rappelons que le 23 août, Quebecor avait échoué ce test de loyauté envers
les employés qu'elle a jetés sur le trottoir. Quatre scabs utilisés pour
remplacer les syndiqués en conflit ont alors fait l'objet d'une ordonnance de
la CRT. Les personnes que les syndicats avaient identifiées comme scabs et qui
sont visées par cette ordonnance du mois d'août sont Dominique Turcotte,
directrice adjointe de la promotion, Patrick Daigle et David Gaudreault,
messagers, ainsi que Mathieu Roy. Ce dernier signait des chroniques de chasse
et pêche et de camping dans le Journal de Québec.
    Depuis ce jour, tout le Québec sait que Quebecor a triché, que
l'entreprise ne joue pas franchement. Cela est d'autant plus déplorable que
c'est Quebecor qui a préparé ce conflit et qui refuse depuis des mois
d'entreprendre une véritable négociation avec ses employés.

    Rappel du lock-out au Journal de Québec

    Les employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont sous
le coup d'un lock-out décrété par l'employeur le 22 avril. En solidarité avec
leurs collègues jetés sur le trottoir, les employés de l'imprimerie ont voté
la grève à 97 %. Avant le déclenchement du lock-out, aucun des trois syndicats
n'avait même demandé de mandat de grève à leurs membres.
    Depuis le 24 avril, les employés en conflit publient et distribuent cinq
jours semaine le MédiaMatinQuébec, un quotidien gratuit, pour rappeler leur
cause à la population de Québec. Aucun piquet de grève n'a été érigé par les
syndiqués. Depuis la fondation du Journal de Québec en 1967, aucun conflit de
travail n'avait eu lieu. Il y a un an et demi, tous les employés syndiqués du
Journal avaient accepté de reconduire la convention collective pour un an en
partenariat avec l'employeur qui faisait face à un concurrent, Le Soleil, qui
passait au format tabloid pour mieux le concurrencer.
    Malgré le conflit, le Journal de Québec continue d'être publié. Dans une
décision rendue le 23 août 2007, en application de l'article 109 du Code du
travail (dispositions anti-scabs), la Commission des relations du travail
(CRT) du Québec a ordonné à la direction du Journal de Québec de cesser de
recourir aux services de quatre personnes qui remplissaient les fonctions de
salariés en conflit.
    Quebecor/Corporation Sun Media a entrepris plusieurs recours légaux pour
empêcher la publication du MédiaMatinQuébec. Toutes ces démarches ont échoué.
    Les employés salariés du Journal de Québec sont tous membres du Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) En plus des employés du Journal,
le SCFP compte 7000 membres dans les communications au Québec et est présent
dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et les services sociaux,
les universités, l'éducation, les transports urbain et aérien, les sociétés
d'Etat et organismes publics québécois, l'hydroélectricité et les
municipalités. Avec près de 100 000 membres, le SCFP reste le plus important
affilié de la FTQ qui, elle-même, est la plus imposante centrale syndicale au
Québec avec 500 000 membres.




Renseignements :

Renseignements: Denis Bolduc, porte-parole des syndiqués en conflit,
(418) 564-8772; Robert Bellerose, Information SCFP, (514) 247-9266; Source:
Syndicat Canadien de la Fonction Publique (FTQ)


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