Des résultats prometteurs en matière de sécurité des patients dans les hôpitaux canadiens



    MONTREAL, le 28 mars /CNW Telbec/ - Dr Ross Baker, de l'University of
Toronto, une des sommités canadiennes dans le domaine de la sécurité des
patients, a annoncé aujourd'hui que les équipes membres de la Campagne
nationale Soins de santé plus sécuritaires maintenant! (SSPSM) et la Campagne
partenaire québécoise -Ensemble, améliorons la prestation sécuritaire des
soins de santé! - réduisent l'incidence des blessures évitables et des décès
dans les hôpitaux canadiens. Dr Baker a déclaré que le nombre des événements
indésirables, tels que les infections nosocomiales et les erreurs de
médication, peut être radicalement réduit par la mise en oeuvre cohérente de
pratiques exemplaires fondées sur des données probantes.
    Les résultats préliminaires de la phase I de la Campagne SSPSM indiquent
que des améliorations réelles en matière de sécurité des patients sont
possibles dans les hôpitaux canadiens. Cependant,
    Dr Baker prend soin d'apporter cette nuance : "Pour que les patients
puissent bénéficier pleinement de la Campagne Soins de santé plus sécuritaires
maintenant!, une plus grande participation des fournisseurs de soins de santé
à travers le pays est requise, de même qu'un engagement soutenu à l'égard de
l'utilisation de ces pratiques exemplaires".
    Lancée en juin 2005, la Campagne Soins de santé plus sécuritaires
maintenant! représente la plus grande initiative d'amélioration des soins de
santé dans toute l'histoire du Canada. Plus de 600 équipes représentant plus
de 180 organisations de soins de santé ont participé à cette Campagne
pancanadienne qui vise à réduire les événements indésirables dans les
hôpitaux. La Campagne québécoise - Ensemble, améliorons la prestation
sécuritaire des soins de santé! - lancée en avril 2006, travaille en
collaboration avec la Campagne SSPSM. A ce jour, 30 équipes représentant 15
organisations de soins de santé se sont inscrites au Québec. Les équipes qui
participent aux deux campagnes se sont engagées à améliorer les résultats pour
leurs patients en mettant en oeuvre une ou plusieurs des six stratégies
suivantes :

    
    - Déploiement d'équipes d'intervention rapide (EIR) - réagir dès les
      premiers signes de détérioration de la santé des patients

    - Soins améliorés en cas d'infarctus aigu du myocarde (IAM) - prévenir
      les décès chez les patients hospitalisés en cas d'infarctus aigu du
      myocarde

    - Prévention des événements iatrogènes médicamenteux (EIM) - utiliser le
      bilan comparatif des médicaments (BCM)

    - Prévention des infections reliées aux cathéters intravasculaires
      centraux (CIC)- mettre en oeuvre un ensemble d'interventions fondées
sur
      l'expérience clinique pour améliorer l'insertion et l'entretien des
      cathéters

    - Prévention des infections du site opératoire (ISO) - prendre des
      mesures avant, pendant et après une chirurgie pour protéger les
      patients contre des infections susceptibles de prolonger leur séjour à
      l'hôpital

    - Prévention de la pneumonie sous ventilation assistée (PVA) - protéger
      les patients déjà vulnérables dans les unités de soins intensifs (USI)
      contre une infection virtuellement mortelle

    Certains résultats du rapport préliminaire indiquent ce qui suit :

    - Les infections nosocomiales touchent entre 5 % et 15 % des patients
      hospitalisés et peuvent conduire à des complications chez 25 à 33 % des
      patients admis dans une unité de soins intensifs (USI). Une des
      principales causes est la pneumonie associée à une ventilation
      mécanique. La pneumonie a longtemps été considérée comme une
      conséquence occasionnelle, mais inévitable, de la ventilation assistée.
      Un certain nombre d'équipes qui travaillent à réduire l'incidence de la
      pneumonie sous ventilation assistée (PVA) participent à la Campagne
      SSPSM et à la Collaboration canadienne des soins intensifs. Certaines
      de ces équipes ont déclaré des réductions considérables de la PVA,
      allant jusqu'à 50 % et plus. De nombreuses équipes ont commencé à
      mesurer "le temps entre les infections", puisque la PVA est maintenant
      un événement rare dans leurs unités. Par exemple, les organisations
      suivantes n'ont pas eu de cas de PVA depuis un certain nombre de mois :
      South Shore District Health Authority, à Bridgewater, en Nouvelle-
      Ecosse (14 mois); Valley Regional Hospital, à Kentville, en Nouvelle-
      Ecosse (9 mois); Palliser Health Region, à Medicine Hat, en
      Alberta (20 mois); et St. Paul's Hospital, à Saskatoon, en
      Saskatchewan (10 mois).

    - Les patients qui contractent des infections du site opératoire ont une
      hospitalisation plus longue et, forcément, plus coûteuse. Ils risquent
      deux fois de décéder et cinq fois plus d'être réadmis à l'hôpital que
      les patients qui n'ont pas d'infection du site opératoire. Aussi, 60 %
      de ces patients risquent de séjourner dans une USI. En 2005, au Québec
      seulement, on estime que les coûts associés au traitement de patients
      qui ont contracté des infections du site opératoire évitables se sont
      élevés à 10 millions de dollars.

      En appliquant le modèle du Québec aux données de l'Alberta, où il y a
      eu environ 81 000 chirurgies (qui ont donné lieu à une infection du
      site opératoire chez 3 % des patients), et en mettant en oeuvre des
      pratiques fondées sur des données probantes, on constate qu'une
      réduction de 10 % de l'incidence des infections résulterait en des
      économies de 4,4 millions de dollars et que, si la réduction était de
      50 %, les économies atteindraient 22 millions de dollars. (Rapport
      annuel de 2006 de Health Costing in Alberta) Le Sunnybrook Health
      Sciences Centre, à Toronto (Ontario), a réduit de 35 % les infections
      du site opératoire dans son unité de chirurgie cardiaque.

    - Environ 22 % des patients qui subissent un arrêt cardiaque ou
      respiratoire sont réanimés avec succès. Des équipes spécialement
      formées de professionnels de la santé, appelées "équipes d'intervention
      rapide", peuvent intervenir dès les premiers signes d'un problème
      potentiel afin de stabiliser les patients avant un arrêt cardiaque ou
      respiratoire. Peu après la mise en oeuvre de la stratégie EIR, le
      Darmouth General Hospital, en Nouvelle-Ecosse, a noté une diminution de
      30 % du nombre d'arrêts cardiaques et respiratoires.

    - Les erreurs de médication durant l'hospitalisation surviennent selon
      une fréquence inquiétante. Plus de 50 % de ces erreurs se produisent
      lorsque les patients sont transférés d'un endroit à un autre dans les
      établissements hospitaliers. (Rozich & Resar, 2001) Il a été démontré
      qu'un processus de bilan comparatif des médicaments, qui implique
      l'élaboration et la diffusion d'une liste complète et précise des
      médicaments que les patients prennent, réduit considérablement les
      erreurs de médication. A l'aide du processus de bilan comparatif des
      médicaments, les équipes de la Campagne Soins de santé plus
      sécuritaires maintenant! à travers le Canada identifient et réduisent
      les divergences entre les médicaments que les patients prennent et
      ceux qu'ils devraient prendre conformément aux soins qu'ils reçoivent.
    

    "Les résultats préliminaires de la phase 1 de la Campagne Soins de santé
plus sécuritaires maintenant! ont indiqué qu'une meilleure qualité de soins et
que des résultats améliorés pour les patients sont possibles", a affirmé Dr
Baker. "Ces indicateurs montrent que les stratégies de la Campagne peuvent
réduire les préjudices causés aux patients. Avec une plus grande participation
et la mise en oeuvre des six stratégies, et dans la mesure également où tous
les hôpitaux mesurent et présentent leurs résultats, nous pouvons progresser
et réduire l'incidence des blessures et des décès associés aux événements
indésirables."
    "Malgré les meilleurs efforts déployés par les professionnels de la santé
pour fournir les meilleurs soins possibles à leurs clients, en matière de
sécurité des patients, nos hôpitaux ne sont pas aussi sécuritaires qu'ils le
pourraient", déclare pour sa part Philip Hassen, président du Comité directeur
national de la Campagne SSPSM et directeur général de l'Institut canadien pour
la sécurité des patients (ICSP). "Les équipes qui participent à la Campagne
prouvent que des améliorations spectaculaires peuvent être apportées, qu'une
meilleure qualité des soins est possible et que le statu quo n'est plus
acceptable."
    "La sensibilisation en matière de sécurité des patients fournit
l'occasion d'apporter des changements dans les pratiques qui peuvent réduire
considérablement le nombre de blessures et de décès évitables causés par des
événements indésirables", ajoute Philip Hassen. "Un engagement à l'égard des
pratiques fondées sur des données probantes et préconisées par la Campagne
Soins de santé plus sécuritaires maintenant! peut améliorer la sécurité des
patients dans nos hôpitaux. Cette sensibilisation, combinée à un engagement
accru des gouvernements, des directeurs généraux, des conseils
d'administration et de tous les cadres supérieurs, jumelée également à un
leadership clinique, en particulier parmi les médecins, contribuera à assurer
les Canadiens que nos hôpitaux sont sécuritaires."
    "Les professionnels de la santé à travers le Canada se sont engagés à
fournir une meilleure qualité de soins à leurs patients", dit Philip Hassen.
Les patients sont invités à en apprendre davantage au sujet de la Campagne
Soins de santé plus sécuritaires maintenant! et à demander à leur organisation
de soins de santé locale si elle participe à la Campagne."

    Au sujet de la Campagne SSPSM

    La Campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! et la Campagne
québécoise Ensemble, améliorons la prestation sécuritaire des soins de santé!
s'inspirent de la campagne 100,000 Lives de l'Institute for Healthcare
Improvement (IHI), aux Etats-Unis. La campagne américaine et les campagnes
canadiennes sont axées sur six stratégies ou interventions fondées sur des
données probantes qui visent à améliorer des secteurs cibles dans les soins de
santé. Le Comité directeur national de la Campagne SSPSM, composé de chefs de
file dans le domaine de la sécurité des patients au Canada, a consulté l'IHI
pour obtenir de précieuses informations sur la manière d'élaborer et de
coordonner une campagne nationale.
    Les équipes sont appuyées par les synapses de l'Atlantique, de l'Ontario
et de l'Ouest, de même que par la Campagne québécoise (Ensemble, améliorons la
prestation sécuritaire des soins de santé!). Ces équipes reçoivent également
le soutien clinique de la Collaboration canadienne des soins intensifs, de
l'Institut pour l'utilisation sécuritaire des médicaments du Canada (ISPM
Canada) et de l'Association canadienne des centres de santé pédiatriques
(ACCSP).
    La phase I de la Campagne Soins de santé plus sécuritaires maintenant! ne
se termine pas ici. Les équipes continueront à améliorer la qualité des soins
qu'elles fournissent à leurs patients et à diffuser ces pratiques dans leurs
organisations. Au cours des prochains mois, le Comité directeur national de la
ampagne SSPSM examinera d'autres interventions qui pourraient être mises en
oeuvre dans d'autres établissements de soins de santé, des centres de santé
communautaire et des établissements de soins de longue durée. Ces stratégies
seront annoncées en juin. Quant à la phase II de la Campagne, elle sera
officiellement lancée à l'automne 2007.

    Pour de plus amples informations sur les six stratégies de la Campagne
SSPSM, veuillez consulter le document d'information ou visionner les fichiers
vidéos mettant en vedette des histoires de réussites réalisées par des équipes
de la campagne sur notre site Web à :  <a href="http://www.soinsplussecuritairesmaintenant.ca/">www.soinsplussecuritairesmaintenant.ca</a>




Renseignements :

Renseignements: John Tuckwell, Directeur des communications, Institut
canadien pour la sécurité des patients, (780) 409-8090, Cell.: (780) 718-4841,
jtuckwell@cpsi-icsp.ca; Vanda Killeen, Agente des communications, Institut
canadien pour la sécurité des patients, (780) 409-8090, vkilleen@cpsi-icsp.ca;
Cristiane Doherty, Conseillère principale, Delta Média inc., (613) 233-9191,
1-888-473-3582, cristiane@deltamedia.ca; Nathalie Forgue, Conseillère en
communication, Centre Hospitalier de l'université de Montréal, (514) 890-8000,
poste 15380, Nathalie.forgue.chum@ssss.gouv.qc.ca


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