Des Québécois demandent un élargissement du rôle des psychologues - Le but étant d'amender le projet de loi 50 de façon à refléter les pratiques ayant cours en Amérique du Nord



    MONTREAL, le 10 juin /CNW Telbec/ - Près de 1300 Québécois ont signé une
pétition par voie électronique demandant que les psychologues détenant un
doctorat et spécialisés dans l'autisme et les troubles envahissants du
développement obtiennent le droit de diagnostiquer des enfants ayant un
trouble du spectre de l'autisme (TSA) ou trouble envahissant du développement
(TED), et de leur prescrire un traitement non pharmacologique.
    Les signataires de la pétition demandent aux membres de l'Assemblée
nationale d'apporter les changements nécessaires au projet de loi 50, ou Loi
modifiant le Code des professions et d'autres dispositions législatives dans
le domaine de la santé mentale et des relations humaines. Ce projet de loi a
été déposé devant l'Assemblée nationale en novembre 2007 et il fait
actuellement l'objet d'un examen article par article.
    "Nous avons un solide dossier", a confié le Dr Katherine Moxness,
directrice des services professionnels et de la qualité, Centres de
réadaptation en Lisette-Dupras, Gabrielle-Major et de l'Ouest de Montréal
"L'ensemble de la recherche démontre qu'une intervention précoce, chez les
enfants ayant un TED, se traduit par des résultats plus positifs, par une
meilleure qualité de vie pour les patients et leur famille, et par une
réduction des coûts de soins de santé. Néanmoins, le Québec a posé des
obstacles inutiles - c'est le seul territoire en Amérique du Nord où un
diagnostic posé par les psychologues n'est pas reconnu et où ils n'ont pas le
droit de prescrire un traitement non pharmacologique."
    "Changer notre façon de procéder", a ajouté le Dr Jennifer Nachshen,
coordinatrice et auteure principale du projet pratiques exemplaires
canadiennes en matière de dépistage, d'évaluation et de diagnostic des
troubles du spectre de l'autisme chez les enfants en bas âge, "permettra de
réduire les listes d'attente, grâce à l'augmentation du nombre de
professionnels agissant comme voie d'accès à un traitement."
    Aujourd'hui, plus de 600 familles de jeunes enfants sont actuellement sur
la liste d'attente, pour l'obtention d'un diagnostic à Montréal seulement, et
cette attente pourrait durer un an ou plus. Après le diagnostic, ces enfants
devront attendre une période additionnelle de 18 à 24 mois avant de pouvoir
débuter leur traitement.
    La campagne visant à faire modifier le projet de loi 50 a été endossée
par des professionnels de même que par les familles de patients des quatre
coins de la province. En signant la pétition, Leslie S. Klein, Ph.D.,
psychologue, Clinique des Troubles du spectre de l'Autisme de l'Institut
universitaire en santé mentale Douglas, a précisé, "Ces délais s'expliquent en
grande partie par le fait que le diagnostic doit être posé par un
pédopsychiatre. Ces professionnels sont peu nombreux, ce qui cause un goulot
d'étranglement dans le processus du diagnostic. Les psychologues qui sont
adéquatement formés dans le domaine de l'autisme et des troubles envahissants
du développement ont les compétences et les connaissances pour diagnostiquer,
de manière responsable, des enfants ayant un trouble du spectre de l'autisme."
    "Les législateur du Québec ont une occasion unique d'améliorer la vie
d'enfants ayant un TED et celle de leur famille", a conclu le Dr Nathalie
Garcin, directrice des services professionnels et de la recherche, Services de
réadaptation l'Intégrale. "Nous sommes tous très heureux des résultats de
notre campagne qui a largement reposé sur le bouche à oreille, jusqu'à
maintenant, mais nous devons désormais redoubler d'efforts. Nous demandons à
tous les Québécois de faire part de leur opinion en signant notre pétition
électronique à l'adresse www.changerlaloi50.org ou en contactant directement
leur député."
    On propose que le projet de loi 50 amende le Code des professions de
façon à y stipuler que les psychologues ont le droit :

    
      "...d'évaluer, de diagnostiquer et de prescrire un traitement non
      pharmacologique pour un enfant qui n'est pas encore admissible à
      l'éducation préscolaire et qui présente des indices de retard de
      développement, dans le but de déterminer des services de réadaptation
      et d'adaptation répondant à ses besoins..."
    




Renseignements :

Renseignements: Stefanie Jones, (514) 750-0887,
Stefanie.jones@jgoldbloom.ca

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