Des politiques de lavage des mains sont en place dans presque tous les hôpitaux de l'Ontario, mais la surveillance de l'hygiène des mains reste difficile



    Un nouveau rapport examine les mesures liées à la sécurité des patients
    dans les hôpitaux de l'Ontario

    OTTAWA, le 30 oct. /CNW Telbec/ - Selon une nouvelle analyse de
l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), 99 % des 103 hôpitaux
de l'Ontario ayant participé à un sondage en 2008 sur la sécurité des patients
ont déclaré avoir une politique officielle sur l'hygiène des mains, et un peu
plus d'un tiers d'entre eux (38 %) ont dit avoir mis en place un processus de
vérification pour s'assurer que les procédures de lavage des mains sont
respectées. Au Canada et ailleurs dans le monde, l'hygiène des mains est
reconnue comme l'une des mesures de sécurité prioritaires dans la prévention
de la propagation des infections. La surveillance est un processus essentiel
du respect des politiques d'hygiène des mains.
    Les hôpitaux communautaires étaient les plus susceptibles de s'être dotés
d'un mécanisme officiel de surveillance des pratiques liées à l'hygiène des
mains (47 %), suivis des hôpitaux d'enseignement (35 %) et des petits hôpitaux
(19 %). Parmi les hôpitaux qui n'avaient pas de procédure officielle
d'inspection, plus de la moitié (59 %) ont déclaré qu'elle serait élaborée en
2008 et visaient une mise en oeuvre complète en 2009.
    "Au cours des dernières années, la réduction de la propagation des
infections nosocomiales est devenue une composante essentielle des campagnes
sur la sécurité des patients dans l'ensemble du Canada, affirme Dr Michael
Gardam, directeur médical au University Health Network à Toronto. Les
résultats du sondage offrent une occasion unique de voir dans quelle mesure
ces campagnes contribuent à changer la culture dans les hôpitaux de l'Ontario
et à créer un milieu plus sécuritaire pour les patients."

    Désignation d'experts pour créer des milieux sécuritaires

    De nombreux hôpitaux de l'Ontario ont, dans le cadre de programmes de
contrôle des infections, nommé des professionnels ayant une expertise et une
formation dans le domaine de la prévention et du contrôle des infections. Ces
professionnels travaillent de concert avec un organisme dans le but de
prévenir les infections nosocomiales en sensibilisant le personnel, en
planifiant et en mettant en oeuvre des pratiques de contrôle des infections et
en évaluant les politiques et procédures existantes. En 2008, 80 % des
hôpitaux ont déclaré que leur programme de contrôle des infections comptait un
professionnel en prévention des infections ou un médecin ou un titulaire d'un
doctorat ayant reçu une formation en contrôle des infections. Les responsables
de programmes éprouvés soulignent l'importance d'avoir ces deux types de
professionnels dans l'équipe. Le sondage a révélé que c'était le cas dans 42 %
des hôpitaux participants.
    La présence d'experts en matière de contrôle des infections variait selon
le type d'hôpital : 100 % des hôpitaux d'enseignement ont déclaré que leur
programme comprenait un médecin ou un titulaire d'un doctorat ayant reçu une
formation en contrôle des infections, comparativement à 56 % des hôpitaux
communautaires et 26 % des petits hôpitaux. Par rapport aux hôpitaux
communautaires et aux petits hôpitaux, une proportion plus importante
d'hôpitaux d'enseignements ont déclaré que leur programme de contrôle des
infections comprenait un professionnel en prévention des infections certifié
par le Certification Board of Infection Control.

    Programmes de surveillance des infections

    De nombreuses études ont démontré que la surveillance active des
infections nosocomiales permet d'en contrôler la propagation. Parmi les
hôpitaux ayant participé au sondage, 98 % ont déclaré qu'ils surveillent
régulièrement les cas d'infections nosocomiales (contractées à l'hôpital) dans
leur hôpital. Environ trois hôpitaux sur quatre (74 %) ont déclaré que la
plupart du temps, ils assurent un suivi dans l'ensemble de l'hôpital pour
surveiller l'incidence des infections nosocomiales, plutôt que de cibler
certains services de l'hôpital seulement. Ces résultats variaient selon le
type d'hôpital : la majorité des petits hôpitaux et des hôpitaux
communautaires assuraient une surveillance à l'échelle de l'hôpital (84 % et
78 %, respectivement), alors que les hôpitaux d'enseignements assuraient tant
une surveillance à l'échelle de l'hôpital (47 %) qu'une surveillance ciblée
(53 %).
    Presque tous les hôpitaux ont signalé qu'ils déclaraient l'incidence des
infections par les "superbactéries" à l'interne ou au grand public. Au moment
où le sondage a été réalisé, 96 % des hôpitaux ont indiqué qu'ils rapportaient
les cas de Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), 95 %, les
cas d'entérocoques résistants à la vancomycine (ERV) et 95 %, les cas de
Clostridium difficile (C. difficile). Une nouvelle loi sur la déclaration
obligatoire adoptée par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée
de l'Ontario stipule que depuis le 26 septembre 2008, la déclaration publique
de tous les cas de C. difficile est obligatoire dans tous les établissements
de soins de longue durée de l'Ontario. La déclaration publique des cas d'ERV
et de SARM sera obligatoire à partir du 30 décembre 2008.
    "Personne ne souhaite voir l'état de santé des patients être aggravé par
un séjour à l'hôpital, indique Indra Pulcins, directrice, Rapports sur la
santé et Analyse de l'ICIS. De meilleurs renseignements sur les pratiques et
politiques de contrôle des infections ainsi que des données sur l'incidence
des infections nosocomiales contribueront à éclairer l'élaboration de
nouvelles procédures."

    Réutilisation des instruments médicaux à usage unique

    L'utilisation appropriée des instruments médicaux réutilisables peut être
essentielle à la prévention des infections nosocomiales. Les instruments
médicaux désignés par le manufacturier comme étant à usage unique doivent être
jetés après le premier usage. En Ontario, certains instruments médicaux à
usage unique peuvent être utilisés plus d'une fois si le retraitement
(c'est-à-dire la stérilisation) est réalisé par un opérateur autorisé. Bien
que la plupart des hôpitaux de soins de courte durée de l'Ontario ne
réutilisaient pas les instruments médicaux à usage unique (87 %), le sondage a
révélé que, parmi les hôpitaux qui autorisaient la réutilisation des
instruments après leur stérilisation, les hôpitaux d'enseignement étaient les
plus susceptibles de le faire (29 %), par rapport aux hôpitaux communautaires
(12 %) et aux petits hôpitaux (4 %).

    
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      La surveillance de l'hygiène des mains :

      - Surveiller et documenter le respect des politiques d'hygiène des
        mains par le personnel
      - Fournir de la rétroaction au personnel en ce qui concerne le
        rendement
      - Surveiller la quantité de désinfectant à base d'alcool pour les
        mains utilisée pour le lavage ou l'antisepsie des mains
      - Accroître la surveillance en cas d'éclosion

      J. M. Boyce et D. Pittet, "Guideline for Hand Hygiene in Health-Care
      Settings: Recommendations of the Healthcare Infection Control
      Practices Advisory Committee and the HICPAC/SHEA/APIC/IDSA Hand
      Hygiene Task Force", Infection Control and Hospital Epidemiology,
      vol. 23, no 12, suppl. (2002), p. S3-40.
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    A propos de l'ICIS

    L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) recueille de
l'information sur la santé et les soins de santé au Canada, l'analyse, puis la
rend accessible au grand public. L'ICIS a été créé par les gouvernements
fédéral, provinciaux et territoriaux en tant qu'organisme autonome sans but
lucratif voué à la réalisation d'une vision commune de l'information sur la
santé au Canada. Son objectif : fournir de l'information opportune, exacte et
comparable. Les données que l'ICIS rassemble et les rapports qu'il produit
éclairent les politiques de la santé, appuient la prestation efficace de
services de santé et sensibilisent les Canadiens aux facteurs qui contribuent
à une bonne santé.

    Le rapport et les figures suivantes sont affichés sur le site Web de
    l'ICIS au www.icis.ca.

    Figure 1  Pourcentage d'hôpitaux dotés d'un mécanisme de surveillance des
              pratiques liées à l'hygiène des mains, parmi les hôpitaux ayant
              une politique sur l'hygiène des mains, par type d'hôpital
              (figure 1 de l'analyse)

    Figure 2  Pourcentage d'hôpitaux ayant déclaré que leur programme de
              contrôle des infections comprenait un professionnel certifié en
              prévention des infections, un médecin ou un titulaire d'un
              doctorat ayant reçu une formation en contrôle des infections ou
              les deux, par type d'hôpital (figure 3 de l'analyse)

    Figure 3  Pourcentage d'hôpitaux qui assurent une surveillance à
              l'échelle de l'hôpital ou une surveillance ciblée afin de
              suivre de façon systématique l'incidence des infections
              nosocomiales, parmi les hôpitaux ayant un processus de
              surveillance, par type de surveillance et type d'hôpital
              (figure 4 de l'analyse)

    Figure 4  Pourcentage d'hôpitaux ayant déclaré qu'ils autorisent la
              réutilisation des instruments médicaux à usage unique après
              leur stérilisation, par type d'hôpital (figure 7 de l'analyse)
    




Renseignements :

Renseignements: Catherine Latulipe Richard, (613) 241-7860, poste 4103,
Cell.: (613) 296-2580, crichard@icis.ca


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