Des organismes franco-ontariens réclament la mise hors ligne du nouvel outil Internet du ministère de l'Education de l'Ontario



    OTTAWA, le 15 avr. /CNW Telbec/ - Plusieurs organismes franco-ontariens
du milieu de l'éducation unissent leurs voix à celles du réseau associatif
anglophone pour demander au ministère de l'Education de l'Ontario de remettre
sur la planche à dessin l'Outil de recherche d'information sur les écoles mis
en ligne la semaine dernière sur son site Web. Selon eux, cet outil répond mal
aux besoins des parents et des élèves francophones et pourrait même nuire aux
écoles catholiques et publiques de langue française de la province.
    Les organismes notent que l'outil de recherche ne tient pas compte du
fait que les écoles de langue française ont souvent une vocation régionale et
desservent un territoire plus large que les écoles de langue anglaise. A titre
d'exemples, l'outil n'identifie aucune école de langue française qui puisse
desservir le village de Hammond dans l'Est ontarien. Une recherche à partir
d'un code postal de Lasalle ne permet pas de trouver une école secondaire de
langue française à proximité de cette ville du Sud ontarien; même chose pour
Dryden, dans le Nord-Ouest de la province. Pourtant, des écoles de langue
française desservent toutes ces localités. Dans d'autres cas, l'outil
n'affiche qu'une école publique ou une école catholique de langue française,
alors que les deux types d'écoles sont accessibles.
    Les renseignements fournis par l'outil sont tirés pour la plupart des
résultats des tests standardisés de l'Ontario administrés par l'Office de la
qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE). Or, l'outil n'affiche
aucun résultat pour les écoles qui comptent moins de 50 élèves ou si moins de
15 élèves ont participé au test. Comme plusieurs écoles de langue française
tombent dans ces catégories, on ne trouve à peu près aucun renseignement à
leur sujet. "L'absence d'information laissera le parent dans l'incertitude et
ne l'encouragera certainement pas à choisir une école de langue française",
affirme Robert Tremblay, président de l'Association franco-ontarienne des
conseils scolaires catholiques (AFOCSC). "Cette initiative du Ministère nuit
aux efforts que font les conseils scolaires de langue française pour recruter
les élèves francophones qui fréquentent les écoles de langue anglaise", fait
valoir Ronald Marion, président de l'Association des conseils scolaires des
écoles publiques de l'Ontario (ACEPO). Rappelons que, selon les statistiques
de 2006, près de 50 000 enfants de parents ayant droit à l'éducation en
français ne sont pas inscrits dans une école de langue française de l'Ontario.
    Les organismes franco-ontariens partagent aussi de sérieuses réserves
quant à la nature même des informations contenues dans l'outil de recherche.
La présidente de Parents partenaires en éducation (PPE), Geneviève Folliet,
déplore qu'on fournisse des statistiques sur l'origine ethnique des élèves et
le revenu des parents. "Comment les parents peuvent-ils croire à l'égalité des
chances pour leurs enfants quand le Ministère lui-même semble classifier et
différencier les familles selon des critères raciaux et socioéconomiques qui
sont tout à fait contraires aux principes de la Stratégie d'équité et
d'éducation inclusive annoncée la semaine dernière par la ministre de
l'Education", demande-t-elle.
    "Nous trouvons regrettable que l'outil laisse croire aux parents que la
qualité d'une école se mesure seulement par des indicateurs très limités comme
les résultats des tests standardisés ou le nombre d'élèves doués", affirme
pour sa part Normand Delparte, président de l'Association des directions et
directions adjointes des écoles franco-ontariennes (ADFO).
    "L'outil incite les parents à faire des choix sur la base de comparaisons
inéquitables, soutient Benoit Mercier, président de l'Association des
enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO). Il encourage le
magasinage d'écoles contrairement à l'objectif avoué du gouvernement McGuinty
de bâtir la confiance du public à l'endroit du système d'éducation financé par
l'Etat."

    Les organismes demandent donc la mise hors ligne immédiate de l'outil de
recherche et proposent leur collaboration pour le développement d'un site qui
répond mieux aux besoins des parents et des écoles de langue française. "Ce
gouvernement s'est toujours fait un devoir de consulter ses partenaires du
domaine de l'éducation et nous souhaitons simplement qu'il continue dans la
même veine", conclut M. Mercier.




Renseignements :

Renseignements: Commentaires: Ronald Marion, président, Association des
conseils scolaires des écoles publiques de l'Ontario, (613) 742-7365;
www.acepo.org; Robert Tremblay, président, Association franco-ontarienne des
conseils scolaires catholiques, (416) 250-1754; www.afocsc.org; Normand
Delparte, président, Association des directions et directions adjointes des
écoles franco-ontariennes, (705) 688-8729; www.adfo.org; Benoit Mercier,
président, Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens,
(613) 244-2336, 1 800 267-4217; www.aefo.on.ca; Geneviève Folliet, présidente,
Parents partenaires en éducation, 1 800 342-0663; www.reseauppe.ca

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Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO)

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