Des mesures pancanadiennes sont nécessaires pour lutter contre le cancer



    TORONTO, le 16 avril /CNW/ - La jonquille, symbole du printemps, baume
d'espoir et fleur qui nous rappelle aussi les ravages du cancer sur la vie de
milliers de Canadiens. Nous avons presque tous vu le cancer de près - le
diagnostic d'un ami, d'une collègue, d'un voisin ou d'un membre de la famille
ainsi que l'expérience personnelle de ceux qui ont été atteints eux-mêmes du
cancer. Même avec les avancées remarquables réalisées en matière de lutte
contre plusieurs types de cancer, il demeure la principale cause de décès
prématurés au Canada et, selon les projections actuelles, publiées cette
semaine par la Société canadienne du cancer, le nombre total de nouveaux cas
de cancer et de décès dus à cette maladie continuera d'augmenter régulièrement
au fur et à mesure de l'accroissement et du vieillissement de la population
canadienne.
    Selon les estimations du rapport le plus récent, 39 % des femmes et 44 %
des hommes au Canada développeront un cancer au cours de leur vie; 24 % des
femmes et 28 % des hommes en mourront, soit une personne sur quatre.
    Depuis le premier registre où on a commencé à consigner les données sur
les cas de cancer en Saskatchewan en 1930, nous avons beaucoup appris en
matière de diagnostic et de traitement des 200 maladies et plus que nous
nommons actuellement cancer. Davantage de personnes atteintes du cancer vivent
plus longtemps et cette tendance va continuer. Nous en sommes maintenant à un
tournant où nous devrons procéder à un sérieux changement de mentalité afin de
repenser un système plus uniforme de prévention, de dépistage, de diagnostic
et de traitement du cancer. Et, comme un plus grand nombre de personnes
atteintes du cancer vivent plus longtemps, cela fait prendre conscience aux
professionnels de la santé, aux décideurs publics, aux organismes de
traitement du cancer, aux patients, aux familles et à tous les Canadiens,
qu'il est nécessaire d'approcher différemment cette maladie.
    Nous savons que le cancer peut être influencé par de nombreux facteurs.
Cela signifie que nous pouvons commencer à lutter en comprenant davantage
comment réduire les risques. Nous pouvons mettre en place le système de tests
de dépistage le plus efficace qui soit, pour la détection précoce des cancers
et pour le traitement au moyen des thérapies les plus efficaces, et ainsi
améliorer la qualité de vie des personnes atteintes du cancer et réduire la
probabilité de décès. Par exemple, le dépistage et des traitements plus
efficaces ont permis de faire baisser sensiblement le taux de mortalité due au
cancer du sein chez les femmes. Il faudra donc que nous disposions de moyens
pour soutenir un plus grand nombre de personnes atteintes du cancer.
    Les gouvernements provinciaux et territoriaux, qui reconnaissent l'impact
croissant du cancer, ont fait de grands progrès pour réorganiser le traitement
et les services de soins du cancer afin de fournir des services mieux
coordonnés. Cependant, l'accès au service et le traitement des patients
continuent de varier considérablement partout au pays, et nous lisons trop
souvent au sujet des iniquités que présentent les soins et les résultats des
patients partout au Canada. Il est toujours très long de faire sortir la
recherche du laboratoire et de l'entrer en clinique pour en faire profiter les
patients. La lutte contre les taux croissants de cancer va prendre l'effort
concerté de l'ensemble des provinces et territoires de même que celui des
intervenants dans le domaine du cancer.
    Les organismes qui s'occupent de la lutte contre le cancer, y compris des
patients, leurs familles et leurs porte-parole, ainsi que des professionnels
des soins de santé et des chercheurs ont avec succès uni leurs forces et
travaillé ensemble pendant plusieurs années à l'élaboration d'une stratégie
contre le cancer. Au mois de novembre, le Premier ministre Stephen Harper a
annoncé la création du Partenariat canadien contre le cancer et un financement
de 260 millions de dollars sur cinq ans en faveur de cette stratégie. Celle-ci
vise à réduire le nombre de nouveaux cas par la prévention et le dépistage; à
réduire la sévérité de la maladie et améliorer la qualité de vie de tous ceux
qui sont atteints du cancer et à réduire le taux de décès causés par le
cancer. Il faudra que tous les Canadiens participent à cette stratégie.
    Le docteur Simon Sutcliffe, Président-directeur général (PDG) de la BC
Cancer Agency et moi-même, dirigeons le conseil d'administration afin de
mettre en oeuvre cette stratégie. Le conseil comprend des représentants
d'organismes d'intervenants de lutte contre le cancer, des provinces et
territoires, des agences et des systèmes du domaine du cancer, des patients et
des familles et de même que des groupes de survivants, les peuples autochtones
du Canada et le gouvernement fédéral. Ensemble, notre objectif consiste à
définir des approches de prévention, de dépistage, de diagnostic et de
traitement qui sont efficaces et à transmettre l'information connexe aux
systèmes pour le traitement du cancer partout au pays. Nous voulons accélérer
l'adaptation du système, réduire le double emploi coûteux dans les provinces
et territoires, et nous voulons obtenir des résultats.
    Nos groupes d'action, qui réunissent les plus grands spécialistes du
pays, travaillent sur des projets allant des solutions pratiques à court terme
pour soulager l'engorgement du système de traitement du cancer jusqu'à des
démarches plus complexes comme le contrôle et la prévision en fonction de la
population pour augmenter nos connaissances.
    Nous savons qu'une approche pancanadienne est efficace. Le Royaume-Uni,
des pays européens et d'autres ont mis sur pied des stratégies nationales de
lutte contre le cancer. Ils ont surtout orienté leurs efforts vers la mise sur
pied de programmes globaux qui commencent par informer les citoyens au sujet
de leur rôle en matière de prévention, et vont jusqu'à la promotion des
traitements de pointe. On commence à voir des résultats.
    Ici au Canada, nous avons des chercheurs et des spécialistes en chirurgie
et en médecine de calibre international et des pratiques cliniques
innovatrices de premier plan. Notre défi est d'accélérer le transfert de ces
connaissances et de les mettre en pratique partout au pays pour gagner du
terrain dans notre lutte contre le cancer.
    Au cours des cinq prochaines années, nous allons demander à tous les
Canadiens et à tous les intervenants du système de traitement du cancer de
s'engager afin de réduire le nombre de nouveaux cas de cancer, d'améliorer la
qualité de vie de ceux qui en sont atteints et de réduire le nombre de décès
qui en découlent.

    Jeff Lozon a été nommé président du Partenariat canadien contre le cancer
le 24 novembre 2006. Il est l'ancien sous-ministre de la Santé pour l'Ontario
et est actuellement président et chef de la direction de l'Hôpital
St. Michael's à Toronto. Vous pouvez communiquer avec lui sur le site
www.partnershipagainstcancer.ca. Il prendra la parole au Canadian Club of
Toronto le 25 avril 2007.





Renseignements :

Renseignements: Lee Allison Howe, (416) 915-9223, (416) 903-5420

Profil de l'entreprise

Canadian Partnership Against Cancer

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