Des jurisconsultes remettent en question les arguments du Canada contre la Déclaration de l'ONU



    VANCOUVER, le 20 fév. /CNW Telbec/ - Aujourd'hui, dans le cadre de la
deuxième journée du symposium Mise en oeuvre de la Déclaration des Nations
Unies sur les droits des peuples autochtones, un groupe de jurisconsultes
internationaux discutera de la position du Canada relativement à la
Déclaration des Nations Unies. La table ronde "La Déclaration et le droit
canadien" débute à 9 h 15 (HNP).
    Le groupe d'experts présentera une critique des campagnes menées
récemment par le gouvernement fédéral contre la Déclaration des Nations Unies,
au Canada et à l'étranger, sur la base des arguments suivants : la Déclaration
ne traite pas des droits individuels, elle menace les droits des citoyens non
autochtones et elle est incompatible avec la Constitution du Canada. On
s'attend également à ce que le groupe d'experts commente les effets des gestes
posés par le Canada en lien avec la Déclaration sur sa réputation et ses
relations internationales.
    "Nous croyons que les Canadiens sont des gens de bonne foi, que les
droits de la personne leur tiennent à coeur et qu'ils ne veulent pas que leur
gouvernement détermine cas par cas s'il y a lieu ou non d'appliquer et de
respecter ces droits. Le Canada s'est engagé à faire valoir, en droit national
et international, les normes les plus strictes en matière de droits de la
personne. Nous rappelons aux Canadiens qu'il n'est pas trop tard pour que le
gouvernement fédéral revienne sur son opposition à la Déclaration des Nations
Unies, comme l'Australie a promis de le faire", a déclaré le Chef national
Phil Fontaine. "Nous nous attendons à ce que le groupe de juristes réaffirme,
comme l'ont fait d'autres jurisconsultes et experts internationaux, que la
Déclaration des Nations Unies est conforme aux droits garantis par
l'article 35 de la Constitution du Canada ainsi qu'à toutes les autres lois
canadiennes et aux lois internationales touchant les droits de la personne."
    Pendant vingt ans, le Canada a joué un rôle actif dans la rédaction de la
Déclaration des Nations Unies, mais en 2006, après l'élection d'un nouveau
gouvernement, il a soudainement changé de position et commencé à s'opposer
activement à ce document historique. Le gouvernement a manifesté son
opposition en lançant une campagne médiatique contre la Déclaration, en
exerçant des pressions politiques sur d'autres Etats afin de les convaincre de
s'opposer à la Déclaration et en exigeant des modifications à certaines
dispositions que le Canada avait auparavant aidé à rédiger.
    "Le symposium de cette semaine devrait signaler au Canada que l'adoption
de la Déclaration des Nations Unies n'était pas une fin, mais un nouveau
commencement. Ce rassemblement est un exemple des travaux entrepris par les
peuples autochtones afin d'assurer la reconnaissance de la Déclaration des
Nations Unies et sa mise en oeuvre en tant que norme minimale nécessaire à la
survie, à la dignité et au bien-être des peuples autochtones du monde", a
déclaré pour sa part le Grand Chef Edward John, du Sommet des Premières
Nations et du First Nations Leadership Council. "A l'évidence, l'opposition du
Canada à la Déclaration des Nations Unies n'est rien de moins qu'une ignominie
d'envergure internationale. En fait, Amnistie Internationale a récemment
affirmé qu'à son avis, la position du Canada en tant que défenseur mondial des
droits de la personne pourrait être compromise par son opposition aux droits
humains des peuples autochtones. Il est temps que le Canada reconnaisse son
erreur et manifeste son souci pour les droits de la personne en appuyant la
Déclaration des Nations Unies."
    La Déclaration a été adoptée par les Nations Unies en septembre 2007,
malgré l'opposition du Canada. Depuis, tous les partis d'opposition du Canada
exhortent le gouvernement fédéral à revenir sur sa décision et à appuyer la
Déclaration. Le symposium Mise en oeuvre de la Déclaration des Nations Unies
sur les droits des peuples autochtones est l'occasion, pour les dirigeants des
Premières Nations, d'apprendre comment ils peuvent aller de l'avant avec la
mise en oeuvre de la Déclaration au Canada.
    La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
porte aussi bien sur les droits individuels et collectifs que sur les droits
culturels, identitaires et linguistiques et les droits à l'éducation, à la
santé, à l'emploi et autres. Elle déclare illégale toute discrimination contre
les peuples autochtones et encourage la participation pleine et entière de ces
derniers à tous les dossiers les touchant. Elle affirme aussi leur droit de
conserver leur caractère distinctif et de poursuivre leur propre
interprétation du développement économique, social et culturel.
    Le symposium de deux jours est ouvert à tous les médias. L'ordre du jour
peut être consulté sur le site www.afn.ca. Aujourd'hui, le Chef national de
l'APN, Phil Fontaine, et le Grand Chef Edward John, du Sommet des Premières
Nations et du First Nations Leadership Council, seront à la disposition des
médias à compter de 12 h 30, HNP.




Renseignements :

Renseignements: Karyn Pugliese, Communications, APN, (613) 292-1877,
kpugliese@afn.ca; Colin Braker, directeur des communications, Sommet des
Premières Nations, (604) 328-4094 (cell.), CBraker@fns.bc.ca


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