Des groupes de droits civils publient un rapport final sur les questions de sécurité du G20

« Il est impératif qu'il y ait une enquête publique complète sur ce qui s'est passé lors du G20 afin de parvenir à la vérité, et pour s'assurer que cela ne se reproduise pas. Le maintien de la confiance du public dans l'application des lois n'exige rien de moins. »

OTTAWA, le 28 févr. /CNW/ - L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) et le Syndicat national des employées et employés généraux (SNEGSP) a publié aujourd'hui un rapport final sur les questions de sécurité du G20 sur la base des audiences publiques tenues l'année dernière.

En Novembre 2010, l'ACLC et SNEGSP ont organisé trois journées d'audiences publiques à Toronto et à Montréal pour examiner l'activité de la police pendant le sommet du G20. Ces audiences ont été appelées: Troubler la Paix - Sommet du G20 : Imputabilité policière et bonne gouvernance : le maintien de l'ordre public et les libertés civiles. Plus de 60 individus y ont participé. Des manifestants pacifiques, des journalistes, des passants innocents et d'autres ont raconté des histoires horribles de violences policières, de menaces, de mauvais traitements et de détention illégale.

« Le lendemain du G20 constitue un moment historique unique pour le gouvernement canadien d'améliorer les cadres juridique et politique régissant le maintien de l'ordre public, » a déclaré Nathalie Des Rosiers, avocate générale de l'ACLC. « Il est impératif qu'il y ait une enquête publique complète sur ce qui s'est passé lors du G20 afin de s'assurer que cela ne se reproduise pas. Le maintien de la confiance du public dans l'application des lois n'exige rien de moins. »

Sur la base des problèmes identifiés au cours des audiences publiques, le rapport offre un aperçu complet des principales violations des libertés civiles qui ont eu lieu pendant le Sommet du G20, et met en avant une série de recommandations destinées à protéger les droits constitutionnels lors du déploiement futur des opérations de maintien de l'ordre public.

«Au cours des audiences, nous avons entendu des histoires choquantes d'excès de la police pendant le sommet du G20", a déclaré James Clancy, président national du SNEGSP. "Dans de nombreux cas, il semble que ces excès, qui incluent des violations généralisées de la Charte des droits et libertés, aient été commis en toute impunité. Il est totalement inacceptable que les droits constitutionnels des Canadiens et Canadiennes aient été traités avec un tel mépris. Nous pouvons et devons faire mieux. »

Alors que les dommages à la propriété généralisés lors du Sommet étaient déplorables, ces dommages ne justifient pas la mesure de l'intervention policière qui a eu lieu. Plus de 1.105 personnes ont été arrêtées par la police - la plus grande arrestation de masse dans l'histoire du Canada en temps de paix. Les Canadiens et Canadiennes ont droit à des services de maintien de l'ordre public qui ne vont pas à l'encontre des valeurs constitutionnelles. Malheureusement, les opérations de sécurité et les agissements de certains policiers étaient bien en deçà de cette norme, de sorte que la confiance à l'endroit des services de police a été sérieusement minée.

Les députés parlementaires Don Davies (NPD - porte-parole en matière de Sécurité Publique) et Mark Holland (Libéral - porte-parole en matière de Sécurité publique) ont rejoint l'ACLC et SNEGSP à la conférence de presse pour faire écho aux préoccupations et recommandations formulées dans le rapport. Ils ont été rejoints par Natalie Gray, une jeune femme qui a raconté comment elle avait été visée des balles en caoutchouc pendant le G20 lors des audiences publiques.

« Les nouveaux démocrates croient que nous devons avoir rien de moins qu'une enquête publique complète, avec le pouvoir d'assigner des personnes et des documents et de recevoir des dépositions sous serment, » a dit le député du NPD Don Davies (Vancouver Kingsway). « C'est la seule façon d'obtenir la vérité sur ce qui s'est passé pendant le sommet du G20. »

« Le Parlement a sondé les membres du gouvernment pour obtenir des réponses, mais ils ont été évasifs, » dit le député libéral Mark Holland (Ajax-Pickering). « Il est maintenant clair que seule une enquête publique complète sera en mesure d'aller au fond du gaspillage d'un milliard de dollars pour le G20 par le gouvernement Harper et de fournir aux Canadiens et Canadiennes les réponses qu'ils méritent. »

Le rapport est disponible sur les sites web de l'ACLC (www.ccla.org) et de SNEGSP (www.nupge.ca) à partir de 11h00, lundi 28 février.

A propos de l'Association canadienne des libertés civiles:

L'Association canadienne des libertés civiles (ACLC) est un organisme national voué à la promotion du respect universel et effectif des droits fondamentaux de l'homme et des libertés civiles. Son travail, qui comprend la recherche, l'éducation publique et de sensibilisation, vise à défendre et à assurer la protection et le plein exercice de ces droits et libertés.

A propos de l'Union nationale des employés publics et général:

Le Syndicat national des employées et employés généraux et du secteur public (SNEGSP) est une famille de 11 syndicats. Pris ensemble, ils sont l'un des plus grands syndicats au Canada. La plupart de leurs 340.000 membres travaillent pour les services publics de toute sorte pour les citoyens de leurs provinces d'origine. SNEGSP a également un nombre important et croissant de membres qui travaillent pour des entreprises privées.

SOURCE Syndicat national des employées et employés généraux

Renseignements :

  • Pénélope Chester (ACLC): téléphone de bureau (416) 363-0321 ex. 225 ou cellulaire (647) 822-8764 ou par courriel media@ccla.org
  • Derek Fudge (SNEGSP): téléphone de bureau (613) 228-9800 ou cellulaire: (613) 797-3914 ou par courriel dfudge@nupge.ca

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