Des billions de dollars en jeu en raison des changements climatiques au cours des 20 prochaines années - étude conjointe dirigée par Mercer

  • Les changements climatiques pourraient représenter jusqu'à 10 % du risque des portefeuilles au cours des 20 prochaines années.
  • Les investisseurs pourraient profiter d'affectations accrues aux infrastructures, aux placements immobiliers, aux placements privés, aux terres agricoles, aux terrains forestiers exploitables et aux biens durables.
  • Les occasions d'investissement dans les technologies à faible émission de carbone pourraient atteindre 5 billions $ d'ici 2030.
  • Les investisseurs institutionnels disposent de nombreux moyens de tirer profit des occasions et de gérer les risques découlant des changements climatiques.

MONTRÉAL, le 15 févr. /CNW/ - Les atermoiements continus en ce qui concerne les mesures de politique publique sur les changements climatiques et le manque de coordination à l'échelle internationale pourraient coûter aux investisseurs institutionnels des billions de dollars au cours des prochaines décennies, selon la recherche publiée par Mercer et un groupe d'investisseurs mondiaux de premier plan gérant environ 2 billions $ d'actif1.

Selon Andrew Kirton, chef du placement chez Mercer : « Les changements climatiques ont des répercussions fondamentales sur les stratégies de répartition d'actif, les risques et le rendement des placements. Les investisseurs institutionnels devraient inclure des facteurs à long terme, comme les changements climatiques, dans leur planification stratégique. Mercer est heureuse d'avoir eu l'occasion d'amorcer ces discussions stratégiques avec un groupe d'investisseurs mondiaux de premier plan. »

Le rapport intitulé Climate Change Scenarios - Implications for Strategic Asset Allocation analyse les incidences financières possibles des changements climatiques sur les portefeuilles des investisseurs; ces incidences ont été déterminées au moyen d'une série de quatre scénarios de changements climatiques envisagés d'ici 2030. Le rapport définit une série d'étapes concrètes que les investisseurs institutionnels peuvent prendre en considération dans la répartition stratégique de leur actif.

Le rapport présente un cadre dont les investisseurs institutionnels peuvent se servir pour améliorer leur compréhension des occasions et des risques de placement liés au climat dans toutes les catégories d'actif et les régions. Le modèle «TIP » de Mercer permet d'estimer le taux d'investissement dans les technologies (T) à faible émission de carbone, les incidences (I) sur le milieu physique et le coût implicite du dioxyde de carbone découlant de l'élaboration de politiques (P) mondiales dans les quatre scénarios de changements climatiques.

Certaines des conclusions clés indiquent que d'ici 2030 :

  • Les changements climatiques accentueront l'incertitude des investisseurs institutionnels à long terme; aussi ces changements doivent-ils être gérés de façon proactive.
  • Les occasions d'investissement dans les technologies à faible émission de carbone pourraient atteindre 5 billions $.
  • Le coût des répercussions sur le milieu physique, la santé et la sécurité alimentaire pourrait dépasser 4 billions $.
  • Les modifications apportées aux politiques liées aux changements climatiques pourraient entraîner une augmentation du coût des émissions de dioxyde de carbone allant jusqu'à 8 billions $.
  • L'augmentation des affectations aux catégories « d'actifs sensibles au climat » aidera à atténuer les risques et à saisir de nouvelles occasions.
  • La mobilisation active avec les décideurs est cruciale pour que les investisseurs institutionnels puissent gérer de façon proactive les coûts éventuels des mesures de politique publique reportées ou mal coordonnées.
  • L'élaboration de politiques à l'échelle du pays suscitera de nouvelles occasions et de nouveaux risques de placement devant faire l'objet d'un suivi et d'une analyse constants.
  • L'Union européenne, la Chine et d'autres pays d'Extrême-Orient sont appelés à devenir les chefs de file des investissements dans les technologies à faible émission de carbone et les améliorations de l'efficacité énergétique au cours des prochaines décennies.

Le lancement du rapport et du modèle « TIP » de Mercer est le fruit d'un travail de collaboration dirigé par Mercer qui a pu compter sur la participation de 14 investisseurs institutionnels mondiaux et le soutien de la Société Financière Internationale, membre du Groupe de la Banque mondiale, et du Carbon Trust. Les services de Grantham LSE/Vivid Economics ont été retenus pour diriger les éléments de la recherche portant sur les incidences économiques des scénarios de changements climatiques. De plus, un groupe de recherche composé d'universitaires et de professionnels du secteur a été consulté pour l'élaboration du modèle.

Alors qu'ils faisaient part de leurs commentaires sur la recherche et ses résultats, les partenaires du projet ont déclaré :

« Les dizaines de milliards de dollars de pertes attribuables à des catastrophes naturelles liées au climat, comme les inondations en Australie et au Pakistan et les incendies de forêt en Russie, ont encore souligné le fait que les changements climatiques engendrent des risques financiers et économiques sérieux. Cette étude apporte une contribution importante à notre capacité de mesurer le niveau de risque que les changements climatiques suscitent pour les portefeuilles de placements. La gestion de ce risque de façon à assurer le maintien des rendements auxquels s'attendent les bénéficiaires constitue une responsabilité fondamentale dans la gestion de ces portefeuilles. Le rapport décrit certaines mesures concrètes que les investisseurs peuvent prendre aujourd'hui pour modifier la répartition de leur actif afin de gérer les risques liés aux changements climatiques et de financer l'infrastructure essentielle pour façonner un avenir où les émissions de carbone seront réduites. »
Rachel Kyte, vice-présidente, SFI

« Unique et novateur, ce rapport quantifie le risque accru auquel sont soumis les portefeuilles en raison des efforts déployés à l'échelle mondiale pour faire face aux changements climatiques. Il démontre que, si ce risque n'est pas géré intelligemment en augmentant la pondération de l'actif sensible au climat, les résultats à long terme pourraient chuter. Les conclusions de l'étude contredisent la notion de conflit entre le fait d'investir en se souciant de l'environnement et celui d'agir dans l'intérêt financier à long terme des bénéficiaires. Cela aura de profondes répercussions sur les obligations fiduciaires et impose clairement l'obligation d'approfondir l'analyse des conséquences des changements climatiques sur la gestion des portefeuilles. »
Bruce Duguid, responsable de la mobilisation des investisseurs, le Carbon Trust

« Pourquoi les changements climatiques ont-ils de l'importance pour les investisseurs institutionnels, comme la caisse de retraite de l'Environment Agency? Ils ont de l'importance parce que nous savons que nous allons devoir verser des rentes aux participants de nos caisses de retraite pendant une bonne partie du XXIsiècle. Nous estimons que toutes les caisses de retraite devront adopter à l'avenir une stratégie d'investissement financier à l'épreuve des changements climatiques, qui leur permettra de remplir leurs obligations fiduciaires. Par ailleurs, nous voulons que nos retraités puissent vivre dans un environnement semblable à celui que nous connaissons aujourd'hui et non pas dans un milieu touché par des changements climatiques extrêmes qui pourraient réduire leur espérance de vie. »
Howard Pearce, chef des finances environnementales et responsable de la gestion de la caisse de retraite, Environment Agency

« Les changements climatiques constituent un facteur de risque à l'échelle mondiale dont tous les investisseurs à long terme devraient tenir compte au moment d'énoncer leur stratégie d'investissement. Cette analyse approfondie nous fournira de précieuses informations quand nous passerons en revue nos stratégies à long terme. »
Tom A. Fearnley, directeur principal des investissements, ministère norvégien des Finances, Service de gestion de l'actif

« Au début de l'année 2010, nous nous sommes fixé comme objectif de mieux comprendre comment nous pouvons intégrer les changements climatiques, de façon générale, à nos choix en matière de placement. Par exemple, les répercussions du réchauffement climatique sur les risques et les rendements devraient-elles nous inciter à modifier la répartition entre les catégories d'actif et au sein de celles-ci? L'étude de Mercer nous a aidés à lever certaines de ces incertitudes. Selon nous, le rapport apporte une contribution originale en donnant un sens financier aux sciences reconnues du climat (Stern, IPCC) et il donne des idées sur la façon de composer des portefeuilles en tenant compte des tendances climatiques. Il soulève également de nombreuses questions, et nous espérons qu'il favorisera la réalisation d'autres études poussées sur les capitaux d'investissement et les changements climatiques. »
Doug Pearce, chef de la direction et chef des investissements, British Columbia Investment Management Corporation (bcIMC)

« Défenseur de premier plan des questions d'environnement et de changements climatiques depuis de nombreuses années, CalPERS reconnaît qu'il s'agit de risques clés pour les investisseurs à long terme. Cette possibilité de collaborer avec des investisseurs institutionnels des quatre coins du monde pour examiner l'incidence des scénarios de changements climatiques sur les investissements nous aide à façonner notre pensée stratégique dans ce domaine et à mieux intégrer nos programmes, nos politiques et la gestion des risques. »
Joe Dear, chef du placement, CalPERS

« Ce projet nous a permis de mieux comprendre la complexité des effets que les changements climatiques pourraient avoir sur le risque et le rendement de notre portefeuille. Les changements climatiques se révèlent être une source d'incertitude. Bien qu'il n'y ait pas actuellement de solution simple pour gérer cette incertitude, nous continuerons de tenir compte de la question dans nos activités de placement. »
Jaap van Dam, administrateur délégué, stratégie, PGGM Investments

« Notre participation à ce projet nous a non seulement permis d'acquérir une meilleure connaissance des incidences que les changements climatiques pourraient avoir sur les catégories d'actif et le rendement à long terme de notre portefeuille, mais elle nous a aussi fourni des outils améliorés pour l'analyse de la répartition stratégique de l'actif. »
Johan Magnusson, administrateur délégué de Första AP-fonden (AP1)

« VicSuper s'est activement engagée à intégrer le développement durable dans sa stratégie de placement, ce qui l'a amenée à investir dans des fonds d'actions à faible émission de carbone, comme le Vanguard Carbon Aware International Shares Fund, ainsi que dans des entreprises de technologies propres financées par du capital de risque, qui à leur tour investissent dans des technologies et des produits offrant des solutions aux défis environnementaux. Notre participation à ces scénarios de changements climatiques a nourri notre réflexion sur la façon d'intégrer à notre stratégie de placement les risques et les occasions que présentent l'évolution du climat et sur les moyens d'avoir accès à une méthodologie solide et valable pour évaluer les répercussions possibles des changements climatiques en matière de risques et de rendements. Nous le faisons dans l'intérêt de notre groupe qui compte plus de 250 000 participants. ».
Peter Lunt, responsable de la recherche en gestion de placements, VicSuper

À propos de Mercer
Mercer est une entreprise de premier plan sur la scène mondiale dans les domaines de la consultation, de l'impartition et des investissements. Les conseillers de Mercer offrent à leurs clients des solutions pour résoudre leurs problèmes les plus complexes en matière d'avantages sociaux et de capital humain. En outre, ils conçoivent et gèrent des régimes de soins de santé et de retraite, ainsi que d'autres régimes d'avantages sociaux. La Société est également un leader en matière de solutions d'impartition des avantages sociaux. Les services d'investissements de Mercer comprennent la consultation en gestion de placements ainsi qu'une approche multigestionnaire en matière de gestion de placements. La Société compte 20 000 employés travaillant dans plus de 40 pays. Mercer est une filiale en propriété exclusive de Marsh & McLennan Companies, Inc., dont l'action (symbole MMC) est cotée aux Bourses de New York et de Chicago. Pour plus d'information, visitez notre site Web à l'adresse www.mercer.ca.

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1 Bien que les discussions sur les changements climatiques menées par l'ONU au Sommet de Cancun aient donné lieu à certaines ententes sur des réformes, ententes qui ne s'étaient pas matérialisées au cours des discussions précédentes à Copenhague, l'absence d'une résolution quant à l'avenir des mécanismes axés sur le marché après 2012, lorsque le Protocole de Kyoto expirera, plonge les investisseurs dans l'incertitude.

SOURCE Mercer

Renseignements :

Kathy Thibault
514 841 8858
kathy.thibault@mercer.com

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