Démission de Monique Jérôme-Forget: Mettons les pendules à l'heure !



    QUEBEC, le 8 avr. /CNW Telbec/ - Au cours du point de presse qu'elle
avait convoqué pour annoncer sa démission aux postes de ministre des Finances
et de députée, Monique Jérôme-Forget a dit qu'elle retenait trois réalisations
principales de son passage en politique : le règlement du dossier de l'équité
salariale, l'élaboration du programme des infrastructures et le contrôle des
dépenses publiques. Le président du Syndicat de professionnelles et
professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Gilles Dussault, estime qu'il
est essentiel de mettre les pendules à l'heure devant ce que la ministre
s'attribue comme mérite.
    Il faut se souvenir que madame Jérôme-Forget voulait appliquer les
dispositions originales de la Loi sur l'équité salariale dont le chapitre IX,
à la demande des syndicats, fut finalement invalidé le 9 janvier 2004 par
l'Honorable Carole Julien de la Cour supérieure. Dans son jugement, le
tribunal écrit notamment ce qui suit :

    
    "(1528) Il n'y a pas d'autres motifs à l'existence du chapitre IX que la
    volonté législative de préserver des exercices probablement incomplets ou
    insatisfaisants quant au résultat en regard des exigences du RG (régime
    général de la loi)(1)."
    

    Alors qu'elle se dit fière d'avoir "réglé" le dossier de l'équité
salariale, le jugement Julien démontre qu'elle s'est accommodée pendant
longtemps d'une loi inéquitable et qu'elle a tout fait pour que cette loi
s'applique, fait observer Gilles Dussault.
    Il faut aussi se souvenir qu'une fois terminés les travaux identifiant
les classes d'emplois discriminées, madame Jérôme-Forget et Michel Audet, le
ministre des Finances de l'époque, avaient, au mois d'octobre 2006, demandé à
la Commission de l'équité salariale (CES) d'étaler le versement des indemnités
sur sept ans au lieu de quatre. La CES avait finalement décidé d'un étalement
sur six ans, ce qui a fait perdre des millions de dollars aux personnes visées
par l'équité salariale. "En somme, il serait plus juste que madame
Jérôme-Forget se présente comme la championne du patronat face aux
revendications légitimes des femmes que comme la championne de l'équité
salariale", conclut le président du SPGQ sur cette question.
    Enfin, en ce qui concerne le soi-disant contrôle des dépenses publiques,
il faut noter que la réduction des effectifs dans la fonction publique,
assortie d'un gel des salaires, a été suivie d'une augmentation importante des
contrats donnés en sous-traitance, les coûts de fonctionnement ayant remplacé
les coûts de la main-d'oeuvre. Aujourd'hui, le résultat est désastreux : la
fonction publique a perdu une bonne part de son expertise et n'est plus
attrayante pour la relève qualifiée parce que sa structure salariale n'est
plus compétitive, alors que tant la maîtrise d'oeuvre des grands que des
petits chantiers est systématiquement confiée à grands frais au secteur privé.
"Je ne crois pas que nos bonnes écoles de gestion se servent du travail de
madame Jérôme-Forget pour illustrer ce qu'est une bonne performance de
contrôle des coûts", commente le président du SPGQ.

    Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels
du Québec. Il représente environ 20 000 personnes, dont plus de 17 000 de la
fonction publique et plus de 2 000 provenant des sociétés d'Etat, des réseaux
de l'éducation et de la santé du Québec, rattachées à 37 unités de
négociation.

    
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    (1) Notre insertion pour une meilleure compréhension du texte.
    




Renseignements :

Renseignements: Patrick Albert, (418) 570-5817


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