Dégel des frais de scolarité - L'augmentation des frais de scolarité ne corrige pas le sous-financement des universités



    QUEBEC, le 28 juin /CNW Telbec/ - "La proposition libérale d'augmenter
les frais de scolarité ne vient en rien régler la problématique beaucoup plus
large du financement des universités", a dénoncé le député de Gouin et
porte-parole du Parti Québécois en matière d'enseignement supérieur, Nicolas
Girard.
    La dette des universités s'établit à plus de 400 millions de dollars, un
record absolu. Le gouvernement, en n'annonçant rien de neuf aujourd'hui du
côté du financement des universités et des collèges, confirme ce qui a été mis
en lumière durant la campagne électorale : contrairement à ce qu'il prétend,
le réinvestissement passera essentiellement par les étudiants, non pas à
hauteur de 1$ pour 10$ du gouvernement, mais bien à hauteur de 1$ pour 1$. "Il
est clair que ce sont essentiellement les étudiants qui vont assumer le
réinvestissement dans les universités", a déploré le député.
    Il est donc urgent de tenir une commission parlementaire sur le
financement de l'enseignement supérieur. Le Parti Québécois prône la tenue du
commission parlementaire itinérante à travers le Québec afin que les
parlementaires se penchent sur les questions particulières reliées à la
contribution gouvernementale; la contribution des étudiants; l'aide financière
aux études; la saine gestion; la gouvernance des collèges et des universités
et la qualité de la formation. Une demande a d'ailleurs été formulée en ce
sens la semaine dernière à la Commission de l'éducation et une réponse est
attendue du gouvernement à cet effet.

    Aide financière aux études

    Quant aux mesures annoncées concernant l'aide financière aux études, le
député se questionne sur la provenance de ces sommes puisque rien n'était
prévu dans les crédits budgétaires du ministère pour financer ces nouvelles
mesures. Le député se questionne également sur l'impact de l'indexation
annoncée du programme de prêts et bourses. En effet, une note interne du
ministère de l'Education révèle que la non indexation du programme au cours
des dernières années a fait en sorte qu'il est beaucoup plus attrayant de
rester sur le programme d'assistance-emploi que de poursuivre des études
postsecondaires.
    D'autre part, la ministre a avoué, lors de l'étude des crédits, que la
non indexation du programme de prêts et bourses a permis une économie
gouvernementale de 71 millions de dollars sur le dos des étudiants. Le Parti
Québécois estime que cet argent doit leur être retourné.
    Enfin, le député de Gouin tourne en dérision le titre de l'annonce de la
ministre sur la "concrétisation d'engagements électoraux". Lors de la campagne
électorale de 2003, le Parti libéral avait pourtant pris l'engagement
d'adopter une loi-cadre sur l'accessibilité aux études supérieures afin de
mieux définir les balises entourant la détermination des droits de scolarité
ainsi que les frais afférents exigibles. La ministre Michelle Courchesne doit
tenir la promesse prise en 2003. Une comparaison entre les universités pour
les années 2005-2006 et 2006-2007 démontre que l'augmentation des frais
afférents varient entre 5 % et 58 %.
    -%SU: EDU,CPN
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Renseignements :

Renseignements: Eric Gamache, Attaché de presse, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 644-9318


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