Défis et occasions en vue pour l'économie canadienne en 2016, selon les services économiques RBC

TORONTO, le 11 mars 2016 /CNW/ - L'année 2015 a été difficile pour l'économie canadienne et les défis devraient se poursuivre en 2016, alors que les sociétés du secteur de l'énergie réduisent leurs dépenses, que les investissements des entreprises diminuent et que les prix du pétrole demeureront probablement plus faibles que prévu, selon le rapport Perspectives économiques RBC publié aujourd'hui. Néanmoins, on prévoit que le PIB réel du Canada augmentera de 1,7 % cette année, ce qui est supérieur à la hausse de 1,2 % enregistrée en 2015.

RBC s'attend à une autre année marquée par de robustes dépenses de consommation et des exportations plus fermes qui appuieront la croissance. De plus, le gouvernement fédéral devrait annoncer dans son prochain budget des mesures d'encouragement fiscal qui stimuleront l'économie. Cependant, la faiblesse des prix du pétrole pèsera sur les investissements des entreprises pour une deuxième année de suite, et RBC a revu à la baisse ses hypothèses pour les prix du pétrole en 2016 et en 2017.

« La réduction des dépenses des sociétés du secteur de l'énergie freinera la croissance encore cette année, mais les ventes du secteur manufacturier ont bondi en novembre et en décembre, et les exportations montrent des signes de vigueur, affirme Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC. Depuis 2015, les moteurs de croissance sont en train de passer des marchandises à d'autres secteurs ; il s'agit d'un élément essentiel de la transition économique en cours. »

Cette transition des moteurs de croissance permettra probablement une progression légèrement plus rapide du PIB réel en 2016 par rapport à 2015. Dans ce contexte, la Banque du Canada maintiendra le taux cible du financement à un jour à 0,5 % cette année, prévoyant que lorsque l'économie recommencera à tourner à plein régime, le taux d'inflation s'établira de nouveau à 2 % de manière durable.

Une montée tardive des exportations appuie la transition
La faiblesse du dollar canadien a contribué à faire bondir de 1,2 milliard de dollars le volume des exportations en décembre 2015. Depuis cinq ans, c'était seulement la sixième fois que les ventes mensuelles affichaient une telle croissance. Ce solide élan s'est poursuivi en janvier. « En 2016, on prévoit que la demande intérieure ferme aux États-Unis et la faiblesse du dollar canadien appuieront davantage les exportations d'automobiles, de biens de consommation, de machinerie, d'équipement et de bois d'œuvre, et qu'elles amélioreront la situation du secteur manufacturier », déclare M. Wright.

Les sociétés du secteur de l'énergie réduisent encore leurs dépenses et le dollar canadien subit lui aussi les effets de la chute des prix du pétrole
On estime que les sociétés canadiennes du secteur énergétique ont réduit leurs investissements de 40 % en 2015, alors que les prix du pétrole et du gaz naturel plongeaient. La forte corrélation entre les prix du pétrole et le dollar canadien s'est maintenue au début de 2016 et le dollar a atteint son niveau le plus bas en 13 ans. « Une reprise attendue des prix du pétrole au deuxième semestre de l'année renforcera le dollar canadien », soutient M. Wright. Le groupe Services économiques RBC prévoit que le dollar canadien terminera l'année 2016 à 0,75 $ US.

Les dépenses de consommation continuent sur leur lancée
Les consommateurs canadiens sont un important moteur de croissance depuis plusieurs années, et cette tendance devrait se poursuivre en 2016. Les ventes de maisons sont demeurées solides au début de 2016 et la vigueur du marché du logement a fait grimper la demande de crédit hypothécaire. « Bien que la hausse des emprunts présente un risque, la bonne santé du marché du travail et les faibles taux d'intérêt devraient permettre aux Canadiens d'assumer leurs dettes au cours de la prochaine année », dit M. Wright.

À l'échelle provinciale
Les perspectives économiques provinciales demeurent divisées entre les provinces productrices de pétrole, d'un côté, et les provinces consommatrices de pétrole, de l'autre. On croit que la faiblesse des prix du pétrole pèsera encore davantage sur les provinces productrices de pétrole en 2016. Par conséquent, les prévisions pour l'Alberta, Terre-Neuve-et-Labrador et la Saskatchewan ont été considérablement réduites. La Colombie-Britannique devrait demeurer au sommet du classement de la croissance par province pour une deuxième année consécutive, suivie de près par l'Ontario.

Au sud de la frontière
Aux États-Unis, la demande intérieure est demeurée solide, profitant d'une politique monétaire toujours accommodante et des faibles coûts de l'énergie. Cependant, sur le plan de la demande extérieure, tout indique que la léthargie observée en 2015 persistera en 2016. La correction marquée des prix du pétrole poussera probablement les sociétés du secteur de l'énergie à réduire leurs dépenses en immobilisations, mais à l'extérieur du secteur pétrolier et gazier, on s'attend à ce que les entreprises américaines réagissent à la demande intérieure accrue en augmentant leur masse salariale et leurs investissements dans l'équipement et l'immobilier. Après une croissance en dents de scie en 2015, on prévoit que l'économie américaine progressera de 2,2 % cette année.

Le document Perspectives économiques et financières de RBC pourra être consulté dans son intégralité à compter de 7 h (HE). Un document distinct intitulé Perspectives provinciales, publié par les Services économiques RBC, évalue les provinces en termes de croissance économique, de croissance de l'emploi, de taux de chômage, de ventes au détail, de mises en chantier et d'indices des prix à la consommation.

RBC

La Banque Royale du Canada est la plus grande banque du Canada et l'une des plus grandes banques du monde par sa capitalisation boursière. Elle est l'une des principales sociétés de services financiers diversifiés en Amérique du Nord et offre, à l'échelle mondiale, des produits et services bancaires aux particuliers et aux entreprises, de gestion de patrimoine, d'assurance, aux investisseurs et liés aux marchés des capitaux. Elle compte plus de 80 000 employés à temps plein et à temps partiel au service de plus de 16 millions de particuliers, d'entreprises, de clients du secteur public et de clients institutionnels au Canada, aux États-Unis et dans 37 autres pays. Pour obtenir de plus amples renseignements, allez à rbc.com.

RBC contribue à la prospérité des collectivités en appuyant une grande diversité d'initiatives communautaires par des dons, des commandites et le travail bénévole de ses employés. En 2015, RBC a versé plus de 100 millions de dollars à différentes causes partout dans le monde.

SOURCE RBC (French)

Bas de vignette : "Perspectives économiques RBC - Défis et occasions en vue pour l'économie canadienne en 2016 (Groupe CNW/RBC (French))". Lien URL de l'image : http://photos.newswire.ca/images/download/20160311_C9974_PHOTO_FR_44690.jpg

Renseignements :

Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, Recherche économique RBC, 416 974-7457
Dawn Desjardins, Économiste en chef déléguée, Recherche économique RBC, 416 974-6919
Catherine Hudon, Communications, RBC, 416 974-5506


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