Déclarations de Jean Charest et Mario Dumont - "Les pires craintes sont confirmées pour l'avenir des services publics" - M. Réjean Parent, président de la CSQ



    MONTREAL, le 21 mars /CNW Telbec/ - Le président de la Centrale des
syndicats du Québec (CSQ), M. Réjean Parent, soutient que les déclarations des
dernières heures des chefs du Parti libéral du Québec, M. Jean Charest, et de
l'Action démocratique du Québec, M. Mario Dumont, confirment les pires
craintes de son organisation syndicale pour l'avenir des services publics au
Québec.
    Le président de la CSQ prévient l'ensemble des travailleuses et des
travailleurs du secteur public au Québec et la population que l'élection d'un
gouvernement libéral ou adéquiste, lundi prochain, présagerait des jours très
sombres pour la qualité et l'accessibilité des services publics au Québec.
    En effet, aucun de ces partis politiques n'a manifesté l'intention de
consacrer les montants supplémentaires obtenus du gouvernement fédéral à un
réinvestissement dans les services publics, particulièrement en éducation et
en santé.

    Un changement de priorité pour Jean Charest

    Réagissant à la déclaration du chef du PLQ, M. Jean Charest, de
transformer en baisse d'impôt le surplus de 700 millions de dollars provenant
du budget Flaherty, M. Parent tient à rappeler que "le système de péréquation
a justement été instauré pour permettre aux provinces les moins nanties
d'avoir accès à des services publics et des programmes sociaux de qualité".
    "En voulant consacrer à des baisses d'impôt les montants supplémentaires
pour la péréquation, M. Charest insulte l'intelligence des Québécoises et des
Québécois. Nous savons tous que nos services d'éducation et de santé et
services sociaux manquent cruellement de ressources pour offrir les services
de qualité auxquels la population aspire", s'insurge le président de la CSQ.
    "Pour un chef politique qui prétend avoir pour priorité la santé,
l'utilisation que M. Charest prévoit faire avec les surplus nous dit le
contraire. Avec cette nouvelle annonce, il est rendu à une promesse de baisse
d'impôts de 2,7 milliards, ce qui dépasse largement les investissements promis
en santé. Donc, plus le jour du scrutin approche et plus nous retrouvons le
Jean Charest de 2003 qui avait fait miroiter aux Québécoises et aux Québécois
des baisses d'impôts faramineuses qui ne sont jamais venues", dénonce
M. Réjean Parent.

    La pensée magique et des peccadilles pour l'ADQ

    D'autre part, le dirigeant syndical croit que le chef de l'ADQ, M. Mario
Dumont, ne s'en tire guère mieux avec le cadre financier qu'il a dévoilé hier.
    "Depuis le début de la campagne électorale, M. Dumont a annoncé pas moins
de 36 mesures diverses pour séduire la population alors qu'hier, il n'a parlé
que de cinq à six promesses qui coûteront 1,7 milliard de dollars, dont
875 millions pour sa mesure d'aide aux familles. Pour le reste, il promet des
investissements dans certains secteurs, dont l'éducation, qui représentent des
peccadilles comparativement aux besoins réels. De plus, il ne dit pas un mot
sur ce que coûtera son projet d'abolition des commissions scolaires. A croire
qu'il les fera disparaître par la pensée magique", ironise M. Réjean Parent.

    La menace de devoir "gratter" pour se payer des soins de santé

    Le président de la CSQ soutient que le cadre financier de l'ADQ est tout
aussi mystérieux pour le secteur de la santé et des services sociaux.
    "Après avoir promis de réduire les listes d'attente dans les hôpitaux, il
n'a absolument rien prévu à cet effet dans son cadre financier. Comment
compte-t-il s'y prendre ? On n'en sait absolument rien. C'est bien de recourir
au privé pour assurer les soins, mais il faudra que quelqu'un paie les
médecins et les infirmières. Son intention est-elle de faire payer les gens
directement de leur poche ? A ce compte-là, M. Dumont a raison de dire que
c'est un budget de "gratteux" qu'il propose parce que les Québécoises et les
Québécois risqueraient de devoir "gratter" pour être en mesure de se payer des
soins de santé si l'ADQ devait former le gouvernement", craint M. Parent.

    Les premières victimes d'un gouvernement du PLQ ou de l'ADQ

    Le président de la CSQ se dit donc convaincu que le Parti libéral du
Québec et l'Action démocratique du Québec ne méritent pas la confiance des
Québécoises et des Québécois. "Les gens de la classe moyenne et les moins bien
nantis seraient les premières victimes d'un gouvernement libéral ou adéquiste
puisque leurs idées politiques sont nettement à l'opposé des valeurs de
justice sociale et de solidarité qui ont toujours caractérisé la société
québécoise", conclut M. Réjean Parent.

    Profil de la CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente 172 000 membres,
dont plus de 120 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant
dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la
culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Attaché de presse CSQ, Tél. cell.: (514)
237-4432


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